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RSE : le Forfait Mobilités Durables « se fait une place dans les politiques des entreprises »

le 19 juillet 2022

Lancé par le Ministère de la Transition écologique en mai 2020, le « Forfait Mobilités Durables » (FMD) commence à « se faire une place dans les politiques des entreprises ». Même si des freins persistent, comme un certain manque de compréhension du dispositif en interne, ou le blocage de la direction, nous apprend le dernier baromètre de France Mobilités et de l’Ademe.

S’il demeure facultatif pour les employeurs, le Forfait Mobilités Durables (FMD) « se fait une place dans les politiques de mobilité des entreprises », selon France Mobilités, l’Ademe et le Ministère de la Transition Écologique, qui ont récemment publié un baromètre sur la mise en place de ce dispositif.

Comme le rappelle l’infographie qui résume cette étude, le FMD, en application depuis le 9 mai 2020, permet au collaborateur de bénéficier de l’aide financière de son entreprise pour ses déplacements domicile – travail. Les mobilités concernées par ce remboursement sont variées : le vélo avec ou sans assistance électrique, le co-voiturage (conducteur ou passager), les transports publics (hors abonnement), les services d’autopartage (si inférieurs à 60g/km de CO2), le scooter électrique en location, la trottinette avec ou sans assistance électrique, le gyropode, la mono-roue, etc. Selon le ministère de la Transition Écologique, 2022 sera la première « année pleine » de mise en place de ce système pour de nombreux employeurs, et « pourra ainsi être considérée comme une année de référence sur le sujet. »

Concrètement, 38 % des organisations du secteur privé l’ont déjà déployé, soit + 12 points par rapport à 2021. Si 35 % des employeurs indiquent n’avoir rencontré aucune difficulté pour mettre en place le FMD, 15 % affirment avoir dû se frotter à « un manque de compréhension et d’informations sur le sujet » en interne. Chez les entreprises qui n’ont pas encore mis en place ce dispositif, l’étude nous apprend par ailleurs que 26 % envisagent de le faire en 2022. « Le FMD se fait ainsi une place dans les politiques mobilité des entreprises », observe le baromètre.

Renforcer la marque employeur et répondre aux attentes des salariés

L’infographie qui résume cette étude fait le point sur les modalités les plus pratiquées : la principale est l’attestation sur l’honneur (87 %), suivie du versement d’un montant forfaitaire « conditionné à la pratique » (57 %). En outre, seuls 13 % envisagent de mettre en place le titre mobilité, solution de paiement dématérialisée et prépayée entré en vigueur le 1er janvier 2022.

Le baromètre nous apprend en outre que les 3 motivations principales au déploiement du FMD sont :

  • L’incitation et la valorisation des pratiques alternatives à la voiture individuelle (69 %),
  • La contribution à la marque employeur et à l’exemplarité de l’entreprise (68 %),
  • Répondre aux nouvelles attentes des salariés (62 %).

Enveloppe budgétaire et manque de compréhension : les principaux freins au FMD

Selon France Mobilités et l’Ademe, les modes de mobilité plébiscités par les dirigeants et leurs collaborateurs dans le cadre du FMD sont principalement le vélo (traditionnel ou électrique), à 93 %, ainsi que le covoiturage (56 %) et les transports en commun (46 %). L’étude nous apprend également que le plafond moyen choisi par les employeurs (qui prennent en charge 50 % du montant du forfait) est de 434 euros (contre 400 en 2021).

Restent les freins à la mise en œuvre du Forfait Mobilités Durables. Le principal, selon le baromètre, est l’enveloppe budgétaire, pour 40 % des répondants. Les autres freins sont le manque de compréhension du dispositif  et un manque d’informations (30 %), ainsi que le blocage de la direction (19 %). Toutefois, ce blocage est moins important qu’en 2021 : l’année dernière, il arrivait ainsi en 2e position des obstacles au déploiement du FMD ; signe que les entreprises semblent voir un intérêt dans un tel dispositif.

L’étude indique finalement en guise de conclusion qu’il existe d’autres dispositifs permettant aux employeurs « de s’inscrire durablement dans une transformation en profondeur des mobilités au travail » : le bonus écologique, la prime à la conversion, ainsi que le programme Objectif Employeur pro-vélo, qui a pour but de créer une réelle culture du vélo en entreprise ».

Source : Ministère de la Transition écologique



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