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Revue du web #607 : à votre santé, debout là-d’dans et évasion nocturne

Cette semaine dans la Revue du web, le travail se fait à distance, debout, avec l’IA… et parfois même en boîte de nuit. Tout un programme.

Publié le 25/09/2026

Mis à jour le 25/09/2026

Par Stéphane Varisellaz

Pour commencer cette Revue du web, on s’intéresse aux effets du télétravail sur votre sommeil, votre activité physique ou encore votre niveau de stress. Alors, meilleur pour la santé, le travail à distance ? En parlant de santé, on en profite pour vous rappeler dans la deuxième actu de la semaine que même votre séance de sport du soir ne suffit pas forcément à effacer huit heures passées sur une chaise. Êtes-vous incollable sur les nouvelles tendances du recrutement ? Pas sûr que vous connaissiez le test de l’évasion nocturne. Accrochez-vous, le concept est assez particulier. On poursuivra justement la soirée en boîte de nuit, où un patron allemand a eu la surprise de retrouver derrière les platines… un salarié censé être en arrêt maladie. Ambiance. Un peu d’auto-promo ensuite avec notre tout nouveau Guide Pratique consacré à la protection sociale. Pas le sujet le plus simple, certes, mais certainement pas le moins important. Quant au chiffre de la semaine, il vous réserve une petite surprise, amis RH : en matière d’IA, votre métier appartient désormais à un club très fermé. Bonne lecture !

[TÉLÉTRAVAIL] A votre santé !

On pensait avoir fait le tour de l’éternel débat sur le télétravail. Raté. Voilà qu’une nouvelle pièce vient s’ajouter au dossier : ses effets sur notre santé. RTL s’est donc posé la question : travailler depuis chez soi est-il vraiment meilleur pour la santé ? Côté pile, les télétravailleurs dorment environ 15 minutes de plus, subissent moins d’interruptions et profitent de davantage de liberté pour organiser leur journée. Côté face, ils passent aussi 45 minutes supplémentaires assis ou allongés et font moins d’activité physique. Ajoutez à cela les risques de douleurs liés à un poste de travail mal adapté et, à plus long terme, celui de l’isolement. Pour profiter des bons côtés sans trop subir les mauvais, les spécialistes recommandent donc plutôt un modèle hybride, même si aucun nombre idéal de jours à distance ne fait encore consensus. Le débat est clos, donc. Jusqu’à la prochaine étude. Je lis l’article

[SANTÉ AU TRAVAIL] Debout là-d’dans !

En parlant de posture sédentaire, ne bougez surtout pas ! Enfin si, justement. C’est en tout cas l’un des conseils de l’INRS relayés par les Éditions Tissot pour limiter les risques liés à la sédentarité au travail. Idéalement, la position assise devrait être interrompue toutes les 30 minutes et ne pas dépasser cinq heures cumulées par jour. Pour les plus sportifs d’entre nous, mauvaise nouvelle, cela vous concerne aussi : une séance d’activité physique après le boulot ne suffit pas forcément à compenser une journée passée assis. Quelques habitudes simples peuvent déjà aider vos collaborateurs à bouger davantage : réunions debout, tâches alternées, imprimantes et poubelles plus éloignées des bureaux… Des petits réflexes qui ne serviront toutefois pas à grand-chose si les journées restent organisées de façon à les maintenir huit heures derrière leur écran. À vous, donc, de leur donner aussi de bonnes raisons de se lever. Je lis l’article

[RECRUTEMENT] Test de l’évasion nocturne, késako ?

Votre bingo des tendances recrutement était presque complet ? Dommage ! Aufeminin nous fait découvrir le test de « l’évasion nocturne », une pratique qui consiste à proposer au candidat, sans l’avoir prévenu, de poursuivre les échanges autour d’un verre ou d’un dîner. Tout cela dans le seul but de sortir du cadre très balisé de l’entretien pour voir comment il réagit à l’imprévu, se comporte en société ou ose, éventuellement, décliner l’invitation. Tentant ? Mouais. Ce petit détour par la vie nocturne du candidat pourrait bien vous en apprendre davantage sur ses contraintes personnelles que sur ses aptitudes professionnelles. Un candidat à l’aise avec l’imprévu fera-t-il forcément un meilleur salarié ? Vous avez quatre heures. Je lis l’article

[SOCIETE] Saturday Night Fever

Imaginez la scène. Vous profitez tranquillement de votre soirée, vous vous approchez du DJ et là, surprise : aux platines, vous reconnaissez l’un de vos salariés. Celui-là même qui vous a envoyé son arrêt maladie quelques heures plus tôt. C’est peu ou prou ce qui est arrivé au patron d’un salarié allemand, censé se remettre d’une bronchite et surpris en plein DJ set dans une boîte de nuit de Hanovre. L’histoire racontée par Capital pourrait prêter à sourire si elle ne cachait pas aussi un certain mal-être. Dans des échanges avec ChatGPT retrouvés sur son ordinateur professionnel, le salarié expliquait être soumis à une forte pression au travail et ne plus vraiment s’y sentir bien. Des confidences qui n’ont toutefois pas empêché son employeur de le licencier avec effet immédiat après cette rencontre pour le moins inattendue. Le salarié a depuis contesté la décision et l’affaire se joue désormais devant la justice allemande. Pas sûr qu’il ait droit à un rappel. Je lis l’article

[PROTECTIONS SOCIALE] Suivez le guide !

Un peu d’auto-promo ne fait jamais de mal ! La semaine dernière, Parlons RH publiait le 9e opus de sa collection « Guide Pratique », consacré cette fois à la protection sociale. Mutuelle, prévoyance, épargne, retraite… des sujets pas toujours très sexy sur le papier, on vous l’accorde, mais qui pèsent lourd dans le quotidien de vos collaborateurs. Comment trouver le bon équilibre entre protection, attractivité et maîtrise des coûts ? That is the question. Au fil des pages, vous trouverez des repères pour questionner votre offre, mieux cerner les besoins de vos collaborateurs, choisir les dispositifs les plus pertinents et faire progresser votre stratégie de protection sociale. Je télécharge le guide

📊 Le chiffre de la semaine : 3 %

Ce chiffre vous place, amis RH, dans un club très fermé, d’après une étude Google. Le géant américain a passé au crible plus de 800 métiers et 4 000 tâches, puis analysé 14,65 millions d’interactions avec ses outils d’IA pour voir où celle-ci était réellement utilisée. L’IA touche aujourd’hui 68 % des métiers étudiés, généralement sur une petite partie de leur activité. Dans la moitié d’entre eux, elle intervient dans 21 % des tâches ou moins. À l’autre bout du classement, seuls 3 % des métiers l’utilisent sur plus des trois quarts de leurs tâches. Ce petit groupe réunit notamment les développeurs web, les testeurs de logiciels, les gestionnaires de documents… et les professionnels des RH. Oui, vous êtes bien là ! L’IA s’attaque surtout aux tâches qui passent par les mots et les données. Deux matières premières dont votre quotidien ne manque pas vraiment.

💻 Le post LinkedIn de la semaine – Travailler plus pour gagner… quoi ?

Dans un post LinkedIn qui a le mérite d’être assez direct, Antoine Foucher estime que « nous ne sommes plus une société du travail ». Il avance cinq raisons pour expliquer ce grand basculement, liées notamment au pouvoir d’achat, au poids du patrimoine et de l’héritage ou encore à notre fiscalité. Au cœur de son propos, il explique que le travail aurait progressivement perdu sa place centrale dans nos revenus comme dans nos perspectives d’enrichissement. Un constat qu’il accompagne d’une drôle de contradiction : collectivement, nous voulons tous mieux rémunérer le travail sans vraiment vouloir toucher à ce qui pourrait permettre de le faire. Le débat est lancé.

À propos de l’auteur

  • Stéphane Varisellaz

    Content Manager RH chez Parlons RH

    Stéphane a développé son appétence pour la création de contenus au cours de plusieurs expériences variées, en start-up et en agence. Passionné par l’univers des ressources humaines, tout particulièrement par la marque employeur et le recrutement, il officie chez Parlons RH en qualité de Content Manager. À la suite de sa licence Économie-Gestion, il obtient un Master 2 en Communication et Management du sport à l’ESG Management School de Paris.