La rédaction de Parlons RH vous propose un petit défi pour terminer la semaine en beauté : serez-vous capable de lire cette Revue du web sans vous interrompre ? En ouverture, focus sur le « brain rot », phénomène au nom peu engageant (en français, c’est encore pire… « pourrissement du cerveau » !) qui nous concerne tous : la difficulté à maintenir notre attention face aux sollicitations numériques permanentes. Une notification plus tard… Qu’est-ce qu’on disait déjà ? Ah oui, concentration toujours, mais dans l’open space cette fois. Découvrez dans la deuxième actu de la semaine quelques astuces pour cohabiter dans un espace bruyant. Astuces encore, pour prendre la parole en public : que diriez-vous d’y prendre du plaisir ? Oui, c’est possible. La suite nous ramène à une préoccupation bien connue de vous, professionnels des RH, et des parents : les petits virus de l’hiver arrivent, avec leur lot de questions sur les congés pour enfant malade. Alors, un salarié peut-il s’absenter pour garder sa progéniture sans poser de congé payé ? La réponse dans la quatrième actu de la semaine. On termine cette Revue du web avec une histoire qui prouve qu’on peut avoir chaud aux fesses sans être débordé. On ne vous en dit pas plus, on préfère vous laisser la surprise ! Quant au chiffre de la semaine, il vous concerne directement et devrait vous donner une bonne raison de lever (un peu) le pied. Au fait, vous avez relevé notre défi ? Bonne lecture !
[SANTÉ AU TRAVAIL] Brain rot, la cervelle en compote
Vous arrivez encore à vous concentrer, vous ? Après le burn-out et le bore-out, voici venu le “brain rot”, pour “pourrissement du cerveau”. Charmant. Cette expression peu ragoûtante, très populaire chez les jeunes, présente un phénomène bien connu de toutes les générations : la difficulté à maintenir son attention face aux sollicitations numériques permanentes. Dans une tribune publiée sur Courrier Cadres, Élodie Gentina, enseignante et chercheuse à l’IESEG School of Management, s’inquiète notamment de notre tendance à déléguer toujours plus de tâches intellectuelles à l’IA, au risque de moins solliciter notre capacité de réflexion. Rassurez-vous, nos cerveaux ne sont pas réellement en train de pourrir ! Le brain rot n’est d’ailleurs pas une maladie reconnue. Il soulève néanmoins une question importante pour les entreprises : comment préserver la concentration des collaborateurs ? Pour cela, quelques bonnes habitudes s’imposent : limiter les sollicitations permanentes, préserver des moments de travail sans interruption et utiliser l’IA sans lui déléguer toute notre réflexion. Professionnels des RH, voilà un sujet qui mérite toute votre attention (désolé pour ce jeu de mots, c’était trop tentant). Je lis l’article
[QVCT] Y’en a qui bossent !
Ah, les joies de l’open space ! Un collègue qui raconte son week-end formidable à Center Parcs, un autre qui enchaîne les appels pas tous pro, deux voisins de bureau qui refont le monde autour d’un café… Travailler entouré de dizaines de collègues, c’est sympa pour la convivialité, un peu moins quand on cherche à se concentrer. Heureusement, Dynamique Entrepreneuriale partage quelques astuces, avec beaucoup d’humour, pour cohabiter sans perdre la tête. Au programme : un casque antibruit pour s’offrir quelques instants de tranquillité, une pancarte « Ne pas déranger » pour faire passer le message en douceur ou quelques plantes pour se créer un petit havre de paix. Voilà quelques idées à glisser dans vos prochaines communications internes pour aider les collaborateurs à mieux vivre ensemble. Malgré tout, on n’échangerait nos collègues pour rien au monde. Enfin… Je lis l’article
[RELATIONS SOCIALES] L’art de parler en public (sans paniquer)
Les occasions de prendre la parole en public ne manquent pas dans votre quotidien. Que diriez-vous d’y prendre du plaisir ? Oui, c’est possible. Dans un article publié sur Les Échos Solutions, Alcyone Guillevic, responsable du Pôle éditorial Les Échos Le Parisien Services, partage cinq conseils pour gagner en aisance à l’oral et apprendre à se détacher de ses notes. Son premier conseil devrait vous rassurer : inutile de chercher la perfection ! Une hésitation, un petit blanc ou un mot de travers, ça arrive à tout le monde. Pour la suite, faites-vous confiance ! Préparez bien votre sujet, entraînez-vous à l’expliquer avec vos propres mots et gardez quelques notes à portée de main, juste au cas où. Besoin de reprendre votre souffle ? Un petit silence ou une question à votre public, et vous voilà reparti. Le trac n’a plus qu’à prendre ses cliques et ses claques ! Je lis l’article
[DROIT SOCIAL] Enfant malade, complètement malade
L’hiver approche, avec son lot de rhumes, de grippes et de petits virus que les enfants adorent rapporter à la maison. Les parents ne connaissent que trop bien la chanson ! Vous aussi, chers professionnels de la fonction RH, avec ce grand classique des questions de saison : un salarié peut-il s’absenter pour garder son enfant malade sans poser de congé payé ? La réponse est oui ! Petit rappel salutaire des règles avec cet article des Éditions Tissot : le Code du travail prévoit un congé spécifique de trois jours par an pour s’occuper d’un enfant malade de moins de 16 ans. Ce droit passe à cinq jours si l’enfant a moins d’un an ou si le salarié a au moins trois enfants de moins de 16 ans à charge. Par ailleurs, aucune ancienneté n’est exigée et l’employeur ne peut pas refuser cette absence si les conditions sont remplies. Attention toutefois, ces journées ne sont en principe pas rémunérées, sauf dispositions plus favorables, notamment dans votre convention collective. Le salarié doit également fournir un certificat médical. La saison des petits nez rouges peut officiellement démarrer ! Je lis l’article
[SOCIÉTÉ] Fumer défroque !
En ce “Mois sans tabac”, vous avez peut-être prévu quelques actions pour aider vos collaborateurs à arrêter de fumer. Excellente idée ! Méfiez-vous tout de même des solutions de repli que vous pourriez leur proposer, certaines pourraient bien enflammer les débats… et les pantalons ! Attendez, vous allez comprendre. Imaginez un salarié tranquillement installé chez lui, en pleine visioconférence avec une collègue. Jusque-là, rien d’extraordinaire. Soudain, sa cigarette électronique prend feu et des flammes jaillissent de sa poche de pantalon ! Cette scène digne d’une comédie, rapportée par France Info, s’est pourtant réellement produite en 2024. Le salarié s’en est tiré avec de sérieuses brûlures et son employeur avec un dossier plutôt brûlant sur les bras. Peut-on parler d’accident du travail lorsque l’incident est provoqué par un objet personnel ? Dans cette affaire, la justice a répondu oui, malgré les réserves de l’employeur. Le tribunal de Clermont-Ferrand a considéré que l’accident s’était produit pendant le temps et sur le lieu de travail. Sauf que, dans une autre affaire similaire, le tribunal de Nanterre a donné raison à l’employeur, en relevant notamment une négligence du salarié. Voilà une affaire qui n’a pas fini de faire des étincelles ! Je lis l’article
📊 Le chiffre de la semaine : 82 %
On sait que vous donnez beaucoup pour les autres. Peut-être un peu trop, d’ailleurs… Selon une enquête Fasterclass relayée par Helloworkplace, 82 % des professionnels des RH se disent fatigués. À force de prendre soin des autres, vous auriez presque oublié de prendre soin de vous ? En parallèle, seuls 41 % des salariés perçoivent cette fatigue. Visiblement, vous êtes aussi doués pour cacher vos cernes que pour gérer les urgences du quotidien ! Plus préoccupant encore, 63 % des RH interrogés ont déjà envisagé de quitter leur métier. Entre la charge de travail, le manque de reconnaissance et la pression de devoir répondre aux attentes de chacun, il faut reconnaître que les raisons de cette lassitude ne manquent pas. Il serait peut-être temps que les entreprises s’intéressent aussi à la santé de celles et ceux qui veillent sur celle des autres, vous ne trouvez pas ?
💻 Le post LinkedIn de la semaine – Bon retour parmi nous !
Lorsqu’un collègue est de retour après un long arrêt maladie, on ne sait pas toujours quoi lui dire. On a peur d’être maladroit, de poser une question indiscrète ou de mettre les pieds dans le plat. Alors, parfois, on préfère ne rien dire du tout. Flavie Masson, ancienne infirmière, raconte avoir vu des salariés quitter leur entreprise quelques semaines seulement après leur reprise, faute d’avoir retrouvé leur place dans l’équipe. Son conseil : préparer le retour d’un collaborateur, c’est aussi préparer ses collègues à l’accueillir. Pas besoin de grands discours, un peu de naturel et de bienveillance peuvent déjà changer beaucoup de choses.



