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VIVA TECH : J2 – L’innovation RH au service de la connexion entre talents
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Viva Tech : J2 – L’innovation RH au service de la connexion entre talents et emplois du futur !

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Succession de démos et de pitchs, résultats des challenges lancés par la cellule d’innovation RH Éclaireur Office (les start-ups lauréates étant EvaVeo, Mailoop, Datascientest et Popsell), Viva Tech a bouillonné d’énergie, notamment sur le Lab Open RH de ManpowerGroup ! Plus de doute : au-delà des produits stars que sont les drones (utilisés entre autres pour surveiller des infrastructures difficiles d’accès) ou les robots (Sophia, qui a co-animé une conférence avec le Dr David Hanson, CEO de Hanson Robotics qui la conçoit), l’innovation RH est au cœur des tendances. Elle recourt d’ailleurs massivement à la réalité virtuelle, que l’on retrouve dans tous les Labs pour des usages allant du fun à la gestion des risques. Et la reconfiguration de l’emploi, est au cœur des débats.  

 

La révolution des talents qui s’amorce implique les entreprises

Lors de l’une des conférences plénières de Viva Tech, le Président de ManpowerGroup, Alain Roumilhac, a partagé avec Bénédicte Faivre-Tavignot (Professeur de Stratégie affiliée à HEC) et l’auditoire, sa vision de l’impact de l’innovation sur le marché de l’emploi du futur. Va-t-on nécessairement vers « moins de collaborateurs, mais aussi d’autres types de profils » ?

Pour Alain Roumilhac, « l’anticipation des organisations sera clé » : les entreprises doivent s’assurer que leurs salariés comprennent les enjeux du re-skilling et surtout, « elles doivent le mettre en œuvre au plus vite ».

Le fossé allant croissant entre les compétences utiles aux organisations et celles qui existent chez leurs collaborateurs, mais aussi sur le marché de l’emploi, cela nécessite de la part des entreprises un plus large recours à la mobilité interne. D’autant plus que la formation à de nouveaux métiers prend du temps et que les compétences requises d’ici trois ans sont en partie connues, à l’inverse de celles nécessaires dans dix ans.

 

Des jeunes qui actent la future reconfiguration du travail

Une étude menée par ManpowerGroup et Les Échos Start vient illustrer sous un autre angle les mutations du travail de demain telles que les envisagent 1003 jeunes de 18 à 30 ans, interrogés par ViaVoice du 18 au 26 mai 2017 : 54 % des jeunes estiment en effet que le travail n’aura plus rien à voir avec ce que l’on connaît aujourd’hui, en termes de contrats de travail ou de mode d’organisation, de partage des tâches avec les robots ou d’équilibre vie professionnelle-vie personnelle.

Si près de 90 % d’entre eux pensent porter une nouvelle conception du travail, ils considèrent à 51 % que les salariés devront s’adapter aux entreprises, 41 % estimant l’inverse. Autre aspect, alors que le travail est actuellement perçu par 55 % des jeunes comme une source d’épanouissement, le même pourcentage l’envisage comme une contrainte dans l’avenir.

D’autre part – et sans surprise – ils acceptent largement les mutations des métiers à venir en fonction des besoins. Ils envisagent également avec enthousiasme la généralisation du travail en mode projet. Précisons néanmoins que cette « communauté » de jeunes se fragmente, notamment en ce qui concerne les objectifs de carrière, où se distinguent les « optimistes exigeants » et « optimistes flexibles » d’un côté, les « pragmatiques » et les « fragilisés » de l’autre. Ces derniers souhaitent travailler dans « une entreprise stable ».

Mais attention à ne pas confondre autonomie élargie, désir de coaching (plutôt qu’un enseignement vertical) et absence de chef : les jeunes attendent avant tout de leur manager… qu’il les manage, même s’ils le souhaitent ouvert au dialogue !

 

« Connecter » les futurs ou actuels collaborateurs à la réalité de l’entreprise

Partant du constat que 45,6 % des jeunes quittent leur premier emploi avant la fin de la première année, My Job Glasses propose une solution « de rencontres » qui concerne principalement les grands groupes. Celle-ci permet aux étudiants d’échanger avec des collaborateurs en poste pour se faire une idée de leur futur job, ce qui valorise la marque employeur et les métiers de l’entreprise méconnus des étudiants. Cela permet par ailleurs aux organisations de recruter via le réseau : la plupart des postulants passent par des Job Boards, alors que le réseau est souvent clé dans la construction d’un parcours professionnel. Autre aspect, pour la fondatrice de 2SPARK, Lara Pawlicz, la transformation digitale des entreprises ne peut fonctionner qu’en s’appuyant sur sa plus grande richesse, ses collaborateurs ; or c’est dans l’aspect déploiement qu’elle échoue souvent.

Pour y remédier, la start-up a développé une plateforme digitale qui « encapsule des principes cognitifs et de la gamification : en une minute par jour via quelques questions, le taux d’engagement des collaborateurs s’accroît de 10 % et le taux d’appropriation des connaissances est de l’ordre de 80 % ». Créée en 2011, 2SPARK, qui s’adresse aux grandes organisations, est déployée dans 17 pays et en plusieurs langues.

 

Formation, prévention, développement de compétences : la réalité virtuelle optimise les expériences

La démocratisation récente des casques de réalité virtuelle a permis l’émergence d’un usage dédié aux RH, avec des start-ups comme Jungle VR axées sur la production via de la vidéo immersive, et la 3D en temps réel où l’on se déplace dans un espace.

Son fondateur et CEO, Florian Pons, explique que les demandes concernent l’industrie via du développement sur-mesure (évoluer autour d’une machine de haute précision par exemple) ou des entreprises de formation qui déploient pour leurs clients des thématiques spécifiques : soft skills, prise de parole en public, management, sécurité incendie…

Un enjeu d’appropriation d’expérience que les grands groupes ont bien perçu, notamment dans le secteur du BTP où Bouygues Construction et Manpower co-innovent en matière de prévention et de sécurité des intérimaires grâce à la réalité virtuelle.

 

La ministre du Travail appelle à un Hackathon RH généralisé !

Sur le Lab Open RH, la ministre du Travail Muriel Pénicaud – ancienne DRH – a partagé avec l’ANDRH (qui lançait l’appel à candidatures pour le Prix du DRH numérique 2017), Alain Roumilhac et les équipes de ManpowerGroup, ses réflexions sur la transformation de l’emploi : « Au-delà des 10 % d’emplois appelés à disparaître dans les dix prochaines années – d’autres, en aussi grand nombre, devant se créer – 50 % seront profondément transformés, cette estimation étant sans doute au-dessous de la vérité ».

Accélérer l’accès d’une grande majorité de la population aux compétences numériques est donc primordial, via notamment un programme gouvernemental de 15 millions d’euros destiné à former les jeunes et les demandeurs d’emploi. Mais tous les acteurs de la sphère RH, DRH comme start-ups, doivent « inventer de nouvelles formes d’emploi et de métiers, des contenus de travail et de coopération », le système de formation « n’ayant pas la capacité d’absorber tous les besoins ».

En un mot, l’innovation doit se mettre au service de l’ensemble de la société.

 

Sur Viva Tech 2017, les deux journées réservées aux professionnels s’achèvent mais la #HRevolution va encore impacter considérablement l’entreprise et ses collaborateurs ! Acteurs engagés des transformations des organisations dans leur aspect digital, mais aussi collaboratif ou de détection et d’optimisation des compétences, les RH ont une mission : garder le cap sur l’humain en challengeant vigoureusement les porteurs de solutions RH. Une bonne nouvelle : les start-ups de la sphère RH prouvent chaque jour qu’elles sont capables de relever ces défis ! Prochaine étape : 2018.

 

Crédit photo : VivaTech

 

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Lydie LACROIX

Rédactrice chez Parlons RH
Lydie est rédactrice RH au sein de Parlons RH. Avant de rejoindre la Team de l’agence, elle a contribué à un mensuel et à plusieurs web magazines, sur des thématiques de conseil en stratégie, culture, histoire et relations internationales. Son intérêt pour les RH et la fonction RH s'est aiguisé au fil de ses rencontres avec des sujets liés au management, à la QVT ou à la RSE – entre autres. Lydie est diplômée en droit et science politique.

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