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Revue du web #601 : métro, boulot, transat, biberon ou promotion et Highway to Hell

Dans cette Revue du web, on parle vacances, parentalité, management, droit social et même de notre drôle de façon de juger les autres.

Publié le 24/07/2026

Mis à jour le 23/07/2026

Par Stéphane Varisellaz

Les vacances sont-elles vraiment faites pour se reposer ? C’est la grande question qui ouvre cette Revue du web. Nous verrons d’abord pourquoi le cerveau a autant besoin de déconnecter que le corps, avant de découvrir, dans la deuxième actu, que l’art de ne rien faire est finalement bien plus compliqué qu’il n’y paraît. Si si. Retour ensuite au bureau avec un dilemme d’un autre temps : biberon ou promotion ? Dans de nombreuses entreprises, la maternité continue de freiner les carrières des femmes. Heureusement, des initiatives sont mises en place pour tenter de faire disparaître ce faux dilemme. Question : combien de secondes vous sont nécessaires pour vous faire une opinion sur un nouveau collègue ? Sans même vous en rendre compte, votre cerveau tire déjà des conclusions… beaucoup plus vite que vous ne l’imaginez. On termine ce tour de l’actualité avec une histoire qui montre qu’un simple excès de vitesse peut parfois conduire… jusqu’au licenciement. Quant au chiffre de la semaine, il nous rappelle que les vacances ne servent pas seulement à recharger les batteries : elles permettent aussi, parfois, de prendre conscience que certaines situations au travail n’ont rien de normal. Bonne lecture !

[SANTÉ MENTALE] Métro, boulot… transat, surtout

Chaque été, le même scénario se répète. Certains bouclent leurs valises quand d’autres bouclent un dernier dossier. Puis un autre. Puis « juste un petit mail, ça prendra deux minutes ». Selon Doctissimo, les vacances ne sont pourtant pas une simple récompense après plusieurs mois de travail : elles constituent un véritable besoin physiologique et psychologique. Christophe Nguyen, psychologue du travail, rappelle que notre cerveau a besoin de sortir du mode « survie » pour retrouver ses capacités cognitives, émotionnelles… et sa motivation. L’idéal ? Ne pas miser uniquement sur les grandes vacances, mais s’accorder des pauses régulières tout au long de l’année, avec un vrai décrochage. Sinon, à force de vouloir prouver que l’on est indispensable, on finit parfois surtout par constater que l’on est épuisé. Je lis l’article

[VACANCES] L’art (difficile) de ne rien faire

Vous aviez prévu de « ne rien faire » pendant vos vacances. Puis vous avez réservé un paddle, un escape game, trois restaurants, deux randonnées, une visite de village médiéval et un réveil à 6h pour admirer le lever du soleil. C’est malin, il vous faut maintenant des vacances pour récupérer de vos vacances. Le Point rappelle que pour bien se reposer, changer de décor ne suffit pas. Pour vraiment décompresser après des mois de travail, il est nécessaire de ralentir, de laisser une place à l’imprévu et de ne pas transformer chaque journée en to-do list estivale. Avant de partir, un petit rituel de clôture peut aussi aider à laisser le bureau… au bureau. Le meilleur souvenir de l’été ne sera peut-être pas cette photo parfaite au sommet d’une falaise, mais cette sieste que personne n’avait pensé à mettre au programme. Je lis l’article

[ÉGALITÉ HOMMES-FEMMES] Le biberon ou la promotion ?

La naissance d’un enfant est souvent présentée comme le plus beau jour d’une vie. Beaucoup plus rarement comme le début d’un ralentissement professionnel. Pourtant, dans de nombreuses entreprises, les carrières des femmes continuent de marquer le pas après une maternité, tandis que celles des hommes poursuivent bien souvent leur route sans encombre. Faut-il vraiment choisir entre un bébé et une évolution professionnelle ? Capital nous parle de ces entreprises qui tentent enfin de sortir de malheureux état de fait. Congé de naissance, flexibilité, télétravail, accompagnement au retour de congé maternité, sensibilisation des managers, lutte contre les biais… les solutions existent pour que la parentalité cesse d’être un frein à la progression des femmes. Le véritable enjeu n’est pas d’aider les mères à devenir des super-héroïnes de l’organisation, mais de bâtir un monde du travail où la naissance d’un enfant n’oblige plus personne à mettre ses ambitions entre parenthèses. Je lis l’article

[SOCIÉTÉ] La tête de l’emploi

Imaginez : un nouveau collègue arrive dans l’équipe. Vous ne connaissez ni son parcours, ni ses compétences, ni même son prénom. Pourtant, en quelques secondes, votre cerveau s’est déjà forgé une opinion sur lui : sérieux, intelligent, compétent… ou pas. Psychologies revient sur une étude américaine étonnante : trois caractéristiques du visage suffisent à influencer ce premier jugement. Une bouche légèrement tombante, une mâchoire plus ou moins marquée ou un regard assuré peuvent inconsciemment faire pencher la balance. Bien évidemment, tout cela n’a aucun lien avec les compétences réelles. Pensez-y quand même la prochaine fois que vous croiserez un nouveau collègue pour la première fois, à la machine à café… ou pas. Je lis l’article

[DROIT SOCIAL] Highway to Hell

Au départ, il n’y a qu’un simple radar. Un dimanche de mars 2022, un cadre bancaire est flashé au volant de sa voiture de service. Rien de très spectaculaire… sauf qu’il est censé ne l’utiliser que pour ses déplacements professionnels. Intrigué, son employeur remonte alors le fil : relevés de péage, tickets de carburant, stationnements… et découvre plus d’une centaine de trajets effectués le week-end, les jours fériés ou pendant les congés. Pour l’entreprise, la faute est suffisamment grave pour justifier un licenciement immédiat. Pas pour les juges. Cadremploi revient sur cette affaire dans laquelle l’usage abusif du véhicule est bien reconnu, mais où la faute grave est finalement écartée, notamment en raison des 22 ans d’ancienneté du salarié et de l’absence d’antécédents disciplinaires. Décidément, il y a des dimanches où il vaut mieux rester chez soi. Je lis l’article

📊 Le chiffre de la semaine : 61%

Loin du bureau, des réunions et de la pression quotidienne, certains salariés prennent conscience que ce qu’ils vivaient depuis des mois n’avait finalement rien de normal. Une remarque humiliante. Un management brutal. Une boule au ventre avant de reprendre le travail. Selon une étude du cabinet Reversens, 61% des professionnels RH constatent une hausse des signalements de harcèlement au retour des congés. Ce n’est pas un hasard : les salariés ayant déjà lancé une alerte sont près de quatre fois moins nombreux à déconnecter totalement pendant leurs vacances, tandis que près de quatre sur dix n’y parviennent jamais. Au moment de la reprise, ils sont également quatre fois plus nombreux à redouter le retour au travail et à appréhender les retrouvailles avec leur manager ou certains collègues.

💻 Le post LinkedIn de la semaine – « Il faut embarquer l’équipe »

La formule est devenue un classique du management. Dans sa publication de la semaine, Patrick Sandé montre pourquoi l’adhésion ne se décrète pas, surtout lorsque tout est déjà décidé. Il revient sur les erreurs qui fragilisent la crédibilité des managers, explique comment les collaborateurs distinguent très vite une véritable consultation d’une simple validation de façade et partage plusieurs pistes pour adopter une posture plus juste : dire clairement ce qui est décidé, expliquer pourquoi, préciser ce qui peut encore évoluer et jouer pleinement son rôle de relais entre le terrain et la direction.

À propos de l’auteur

  • Stéphane Varisellaz

    Content Manager RH chez Parlons RH

    Stéphane a développé son appétence pour la création de contenus au cours de plusieurs expériences variées, en start-up et en agence. Passionné par l’univers des ressources humaines, tout particulièrement par la marque employeur et le recrutement, il officie chez Parlons RH en qualité de Content Manager. À la suite de sa licence Économie-Gestion, il obtient un Master 2 en Communication et Management du sport à l’ESG Management School de Paris.