Ça y est, septembre est là et la rentrée est officiellement lancée ! Une période qui fait le bonheur de certains. Oui, vous avez bien lu. Pour commencer cette Revue du web, découvrez les petits secrets de ces étranges spécimens. Dans notre deuxième actu, attention aux démons de minuit qui risquent de pimenter un peu la reprise pour les couche-tard, dont l’horloge biologique ne ferait pas toujours bon ménage avec celle du travail. De l’autre côté de l’océan atlantique, le célèbre homme d’affaires américain Warren Buffett nous révèle LA qualité à rechercher chez un candidat. Saurez-vous la deviner ? Milliardaire toujours, Bill Gates imagine carrément des emplois réservés aux humains pour contrer la montée de l’intelligence artificielle. Touche pas à mon poste ! Une question d’actualité pour finir : peut-on se servir dans les stocks du bureau pour remplir les cartables de ses enfants ? Enfin, notre chiffre de la semaine devrait vous donner envie de (déjà) jeter un œil à votre compteur de congés. Bonne lecture !
[SOCIÉTÉ] Vive la rentrée !
Pendant que certains regardent leurs photos de vacances avec une larme à l’œil et envisagent sérieusement de tout plaquer pour ouvrir une paillote à Palavas-les-Flots, d’autres ont déjà rangé la crème solaire et ressorti leur plus beau stylo quatre couleurs. Le HuffPost est allé à la rencontre de ces étranges spécimens qui, oui, adorent la rentrée. Ce qu’ils aiment ? Cette sensation de remettre les compteurs à zéro, de retrouver collègues et amis, de reprendre ses activités et de se lancer dans de nouvelles routines. Pour certains, les bonnes résolutions se prennent même davantage en septembre qu’au 1er janvier. Une façon finalement assez réjouissante d’aborder la reprise : plutôt que de voir la rentrée comme la fin de quelque chose, pourquoi ne pas la considérer comme le début d’autre chose ? Bref, si vous cherchez le secret d’une rentrée sans déprime, il est temps de s’inspirer de ces enthousiastes de septembre. Je lis l’article
[SANTÉ MENTALE] Les démons de minuit
En parlant de bonnes résolutions, en voici une qui risque de faire moins d’adeptes : se coucher plus tôt. Science & Vie relaie une étude finlandaise qui s’est intéressée à la santé mentale des couche-tard et, mauvaise nouvelle pour les oiseaux de nuit, leur rythme biologique ne ferait pas toujours bon ménage avec celui du travail : les profils les plus nocturnes souffrent davantage de détresse psychologique, d’anxiété ou de dépression. En cause ? Des journées de travail pas toujours très compatibles avec leur horloge interne. Le travail aurait aussi davantage tendance à empiéter sur la vie perso des couche-tard, qui peineraient plus à décrocher une fois la journée terminée. La solution ? Des horaires plus flexibles, qui permettraient aux couche-tard de mieux adapter leur journée de travail à leur rythme biologique. De quoi réconcilier un peu les démons de minuit avec les réunions du matin. Je lis l’article
[RECRUTEMENT] Une qualité en or (selon Warren Buffett)
Top ! Je suis une qualité qui ne figure sur aucun diplôme, je suis difficile à vérifier sur un CV, Warren Buffett me considère comme essentielle au moment de recruter et, sans moi, intelligence et énergie ne sont rien. Je suis, je suis… ? L’intégrité ? Ah oui oui oui ! Doctissimo partage ce conseil du célèbre investisseur, pour qui cette qualité devrait passer avant toutes les autres chez un candidat. Le hic, c’est qu’il est assez rare qu’un candidat arrive en entretien en annonçant fièrement qu’on ne peut pas lui faire confiance. À vous, donc, de chercher les petits indices : la manière dont il raconte une réussite, reconnaît une erreur, partage les mérites ou parle de ses anciens collègues peut déjà vous mettre sur la piste. Pas infaillible, certes, mais toujours plus instructif que de lui demander où il se voit dans cinq ans. Je lis l’article
[IA] Touche pas à mon poste
Après Warren Buffett et ses conseils en recrutement, c’est au tour de Bill Gates de nous souffler une idée. Cette fois, pas question de choisir le candidat idéal mais plutôt de lui garder une place. Face aux bouleversements provoqués par l’IA, le cofondateur de Microsoft propose que certains emplois soient tout simplement « réservés aux humains ». Capital révèle qu’il porte une attention particulière aux métiers où une présence, une écoute ou un peu d’empathie font encore toute la différence. Autre proposition sur la table : taxer les entreprises qui remplacent leurs salariés par des IA ou des robots, histoire que le remplacement technologique ne se fasse pas totalement gratuitement. Toute la question sera évidemment de tracer la frontière entre les jobs ouverts aux machines et ceux où l’humain conserverait son petit privilège. Pas franchement une mince affaire. Après le « made in France », bientôt le label « made by humans » ? Je lis l’article
[DROIT SOCIAL] Braquage au bureau
Stylos, cahiers, classeurs, surligneurs… En cette semaine de rentrée, l’achat des fournitures scolaires peut parfois virer à l’obsession. Y compris au bureau, où celles-ci ont un avantage non négligeable sur celles du supermarché : elles sont gratuites. Enfin, façon de parler. 20 Minutes s’est posé une question qui pourrait traverser l’esprit de quelques collaborateurs à la vue d’une liste aussi copieuse qu’onéreuse : piocher dans les stocks de son entreprise pour remplir les cartables de ses progénitures, est-ce vraiment si grave ? Juridiquement, la réponse tient en trois lettres : oui. Emporter des fournitures professionnelles pour son usage personnel constitue un vol, mais peut aussi être considéré comme un manquement à l’obligation de loyauté envers son employeur. De quoi, dans certains cas, conduire jusqu’au licenciement. L’employeur peut aussi tout simplement autoriser ses collaborateurs à récupérer quelques fournitures pour la rentrée. Personne ne dit donc qu’un trombone égaré dans une poche conduira directement à France Travail. Pour refaire entièrement la trousse du petit dernier sans demander la permission, en revanche, mieux vaut prévoir un détour par la papeterie (oui, ce mot et ce concept existent encore). Je lis l’article
📊 Le chiffre de la semaine : 75%
Selon une étude de Deel, 75 % des salariés français n’utilisent pas tous les jours de congé auxquels ils ont droit. En moyenne, six jours restent ainsi sur leur compteur à la fin de l’année. Un joli paradoxe puisque, avec 28 jours effectivement posés, les Français sont aussi ceux qui prennent le plus de congés parmi les pays étudiés. Les RTT y sont pour beaucoup, mais ces six jours laissés de côté interrogent aussi notre rapport au repos. Certains les gardent précieusement en réserve, d’autres repoussent le moment de les poser ou trouvent difficilement le bon créneau pour s’absenter. La quantité de congés disponibles ne fait donc pas tout : encore faut-il avoir l’occasion, et parfois s’autoriser, à vraiment les prendre.
💻 Le post LinkedIn de la semaine – Un congé protecteur
Un nouveau congé pourrait bientôt faire son apparition dans le Code du travail. Dans son post LinkedIn de la semaine, Kevin Huet décrypte une proposition de loi déposée le 11 août dernier, qui prévoit d’accorder au moins 10 jours de congé rémunéré aux salariés s’estimant victimes de violences sexistes ou sexuelles. L’avocat détaille les modalités envisagées pour en bénéficier, les justificatifs qui pourraient être présentés à l’employeur ou encore les règles prévues concernant sa durée et son fractionnement. Il revient également sur l’un des points clés du texte : ce congé pourrait être accordé sans décision judiciaire préalable établissant les faits, selon une logique largement déclarative. Un dispositif encore au stade de proposition, dont les contours devront être précisés lors des débats parlementaires.



