À quelques jours de nos #24heuresRH consacrées au recrutement, la rédaction de Parlons RH vous propose une Revue du web entièrement dédiée à cette thématique passionnante et incontournable. Direction le Japon pour commencer, avec le Shukatsu. À vos souhaits ! Ce mot désigne le rituel qui encadre depuis des décennies l’entrée des jeunes Japonais sur le marché du travail. Figurez-vous que cette tradition connaît une révolution qui pourrait bien inspirer la France. Plongez ensuite dans une trilogie d’articles aussi haletante que celle de George Lucas (pas vraiment, mais elle vaut le détour quand même !) : celle de l’intelligence artificielle dans la galaxie pas si lointaine du recrutement. Épisode I : l’IA devient le nouvel assistant des recruteurs. Épisode II : la CNIL sort son sabre laser réglementaire et décide de surveiller les algorithmes. Épisode III : les candidats contre-attaquent avec le doomjobbing et ses rafales de candidatures générées par l’IA. Retour sur Terre maintenant : loin de la frénésie des algorithmes, certaines entreprises continuent de miser sur l’humain. Chez Lidl, le CV ne fait pas le moine et le potentiel compte parfois davantage que le parcours. Découvrez leur méthode de sélection dans le dernier article de cette Revue du web. Enfin, le chiffre de la semaine nous rappelle qu’en matière de recrutement, certains préjugés ont décidément la vie dure et ce ne sont pas les seniors qui vous diront le contraire. Bonne lecture !
[GEN Z] Shukatsu : un mot japonais, des enjeux bien français
On admire souvent le Japon pour ses robots, ses trains ou ses toilettes futuristes. On devrait peut-être commencer à loucher aussi sur aussi son recrutement. Cadremploi nous emmène à la découverte du Shukatsu, ce rituel presque sacré qui encadre depuis des décennies l’entrée des jeunes Japonais sur le marché du travail. Associé pendant des décennies à une promesse implicite de stabilité et de fidélité, le recrutement japonais est en train de changer de visage. Les jeunes talents ne cherchent plus seulement un emploi, mais aussi des perspectives d’évolution, des compétences transférables et un meilleur équilibre de vie. Face à cette évolution, les entreprises sont contraintes de rendre leur promesse beaucoup plus explicite. Un défi qui ressemble furieusement à celui que rencontrent aujourd’hui de nombreuses organisations françaises. Je lis l’article
[RECRUTEMENT] Un assistant RH nommé IA
Les services RH des PME ont de plus en plus recours à l’IA pour recruter des collaborateurs. Présélection des candidats, analyse de CV, sourcing sur LinkedIn, préparation des entretiens ou encore détection de profils pertinents dans d’immenses bases de données : autant de tâches chronophages que l’IA permet d’accélérer, parfois considérablement. Pour les recruteurs, la promesse est séduisante : consacrer moins de temps au tri et davantage aux échanges, à l’évaluation et à la décision. De quoi imaginer des services RH bientôt remplacés par quelques algorithmes bien entraînés ? Pas si vite. Tous les acteurs interrogés dans cet article de Challenges rappellent que l’IA reste avant tout un assistant, aussi performant soit-il. L’aspect humain doit perdurer, l’esprit critique aussi. D’autant que cette montée en puissance de l’IA soulève déjà de nombreuses questions sur lesquelles recruteurs et entreprises sont encore loin d’avoir toutes les réponses. Je lis l’article
[INTELLIGENCE ARTIFICIELLE] La CNIL ramasse les copies
Justement, certaines de ces réponses, la CNIL compte bien aller les chercher elle-même. Capital explique que le recrutement figure désormais parmi les priorités de contrôle du régulateur en 2026. Comment les candidats sont-ils évalués ? Sur quels critères sont-ils classés ? Qui vérifie que les algorithmes ne font pas le tri pour de mauvaises raisons ? Voilà précisément ce que la CNIL entend examiner. Un algorithme n’est pas forcément neutre : en apprenant à partir de données ou de décisions passées, il peut aussi reproduire certains biais et les appliquer à grande échelle. Avec l’entrée en vigueur progressive de l’AI Act, les outils de tri, de scoring et de présélection sont désormais considérés comme des systèmes à haut risque. Les entreprises devront être capables d’expliquer leur fonctionnement, de justifier leurs critères d’évaluation et de démontrer que leurs algorithmes ne discriminent pas. Pour les DRH, le sujet devient aussi juridique, réglementaire et stratégique. Je lis l’article
[RECRUTEMENT] Doomjobbing, l’art de postuler partout pour travailler quelque part
Si l’IA est le nouvel atout des recruteurs, les candidats ont bien l’intention d’en profiter eux aussi. Noovo Info décrypte le phénomène du “doomjobbing”, une pratique qui consiste à envoyer des candidatures à la chaîne grâce à l’intelligence artificielle. CV adaptés en quelques secondes, lettres de motivation générées automatiquement, réponses expédiées en masse : certains candidats postulent désormais à des dizaines, voire des centaines d’offres en un temps record. Vous avez dit paresse ? C’est en fait plutôt lié à un manque de confiance : dans un marché de l’emploi tendu et incertain, beaucoup ont le sentiment qu’il faut multiplier les candidatures pour espérer décrocher un entretien. Et comme tout le monde utilise les mêmes outils, les recruteurs se retrouvent noyés sous des CV de plus en plus nombreux… et de plus en plus ressemblants. D’un côté, des candidats assistés par l’IA. De l’autre, des recruteurs assistés par l’IA. Le recrutement prend parfois des allures de speed dating entre machines, où les algorithmes se rencontrent avant les humains. Je lis l’article
[FORMATION] Le CV ne fait pas le moine
Chez Lidl, le CV est devenu optionnel. À la place, l’enseigne préfère voir les candidats à l’œuvre. Mises en situation, questions comportementales, recrutement par simulation, formations avant l’embauche grâce à la POE (Préparation Opérationnelle à l’Emploi) : plutôt que de chercher le parcours parfait, Lidl cherche à identifier le potentiel des candidats. Hellowork détaille cette méthode qui permet d’ouvrir les portes à des profils souvent écartés par les processus de recrutement traditionnels. Pour les trouver, l’entreprise ne se contente pas de publier des offres d’emploi : elle multiplie les partenariats avec les acteurs de l’emploi et de l’insertion, organise des job datings au plus près des candidats et participe même à des rencontres sportives anonymes où recruteurs et postulants jouent dans la même équipe. Le CV résume ce qui a déjà été fait. Le potentiel ouvre la porte à ce qui reste à accomplir. Je lis l’article
📊 Le chiffre de la semaine : 54%
Les seniors sont expérimentés, transmettent les savoir-faire, apportent de la valeur et constituent un atout pour la performance de l’entreprise. Du moins, c’est ce qu’affirment plus de 9 recruteurs sur 10 selon une étude Indeed avec OpinionWay. Pourtant, d’après la même étude, ils sont également 54% à considérer les salariés de 45 ans et plus comme une source de contraintes plutôt que d’opportunités. Un paradoxe très révélateur du regard que les entreprises portent encore sur les collaborateurs les plus âgés. Cette perception cache des inquiétudes liées au coût, à l’adaptabilité ou à la gestion des carrières longues. À l’heure où les entreprises évoquent sans cesse la pénurie de talents, peut-on vraiment considérer l’expérience comme un problème ?
💻 Le post LinkedIn de la semaine – #24heuresRH en approche !
Publier une offre, recevoir des CV et signer un contrat. C’était presque simple. Dans son post LinkedIn de la semaine, Thomas Chardin présente la prochaine édition des #24heuresRH, consacrée à un recrutement qui a profondément changé de nature. Désormais, il faut attirer, convaincre, personnaliser, analyser, embarquer et fidéliser. Le tout dans un marché où les talents sont plus mobiles, les attentes plus élevées et les outils toujours plus nombreux. Intelligence artificielle, expérience candidat, expérience recruteur, marque employeur, cooptation ou encore métiers en tension : autant de sujets qui seront au programme de cette journée 100% recrutement du 25 juin. Le programme est désormais entre vos mains. À vous de sélectionner les conférences qui vous intéressent et de construire votre journée idéale.




