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Revue du web #600 : glossy work, voyage voyage y vamos a la playa !

Dans cette Revue du web, on parle de recrutement, de QVCT ou encore de santé au travail et on fait un petit tour en Espagne !

Publié le 17/07/2026

Mis à jour le 17/07/2026

Par Stéphane Varisellaz

Pour sa 600ᵉ édition (oui, ça ne nous rajeunit pas), la Revue du web prend ses quartiers d’été. Vous rêvez d’un nouveau poste ? Méfiez-vous du glossy work : certaines offres d’emploi brillent parfois un peu plus que le quotidien qu’elles promettent. Découvrez ensuite le bleisure, cette pratique qui consiste à prolonger un déplacement professionnel de quelques jours pour profiter de la région. Voyage voyage, OK… mais avec quelques règles tout de même. En parlant de voyage, arrivez-vous à déconnecter vraiment avec le boulot pendant les vacances ? La troisième actu de la semaine vous livre une recette toute simple pour laisser (enfin) votre boîte mail de côté. Cap ensuite sur l’Espagne, où nos voisins ibériques ont peut-être trouvé la meilleure réponse à la troisième canicule de l’été. ¡Vamos a la playa! (oui, nous ne sommes pas rancuniers chez Parlons RH). Enfin, les souris dansent-elles vraiment quand le manager part en congés ? La réponse pourrait bien vous surprendre… ou pas. Quant au chiffre de la semaine, il révèle que les vacances restent encore un exercice plus compliqué qu’il n’y paraît. Bonne lecture !

[RECRUTEMENT] Glossy work, boring work ?

Les annonces d’emploi ont parfois un petit côté bande-annonce hollywoodienne : deux minutes de scènes spectaculaires, une musique épique… et, au moment de découvrir le film, on s’ennuie ferme. Hellowork met un nom sur ce phénomène : le glossy work, cette tendance à présenter un poste sous son jour le plus séduisant en oubliant, plus ou moins volontairement, tout ce qui remplit réellement les journées. Horaires idéalisés, autonomie survendue, management participatif de façade ou missions passionnantes qui n’occupent finalement que 20% du temps : le problème n’est pas tant la réalité du poste que l’écart entre la promesse et le quotidien. À la clé, frustration, désengagement et départs précipités… Pour éviter que le vernis ne s’écaille dès la période d’essai, mieux vaut montrer les coulisses dès le casting plutôt que de revoir le scenario a posteriori. Je lis l’article

[QVCT] Voyage voyage !

Votre prochain déplacement professionnel pourrait bien avoir un léger goût de vacances. Quelques réunions, un ordinateur portable… puis un ou deux jours de plus pour découvrir la région avant de rentrer. Cette pratique porte un nom : le bleisure, contraction de business et leisure, qui consiste à prolonger un voyage d’affaires par un séjour plus personnel. Isarta s’intéresse à cette tendance qui séduit de plus en plus de salariés et d’employeurs. Selon plusieurs études, elle favoriserait l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, renforcerait l’attractivité de l’entreprise et contribuerait même à fidéliser les talents. Mais avant d’imaginer une visioconférence en chemise hawaïenne entre deux baignades, quelques règles s’imposent. Qui paie quoi ? Qui peut en bénéficier ? Où s’arrête le temps de travail et où commencent réellement les vacances ? À mi-chemin entre le bureau et le transat, quelques règles valent parfois mieux qu’un guide touristique. Je lis l’article

[SANTÉ AU TRAVAIL] Est-ce que tu viens pour les vacances ?

Après le bleisure, place au concept révolutionnaire de l’été : les vacances pendant lesquelles… on ne travaille pas. Oui, oui, ça existe encore. Pas de visioconférence sur le transat, pas de « petit point rapide » entre deux baignades, ni de boîte mail consultée « juste cinq minutes ». Pour y parvenir, Courrier Cadres a demandé à une sophrologue comment transformer quelques jours de congé en véritable cure de jouvence. La recette tient en quelques ingrédients : couper (vraiment) les écrans, dormir autant que nécessaire, renouer avec les activités qui font plaisir, ralentir le rythme et profiter pleinement de l’instant présent. Un programme qui paraît presque évident… jusqu’au moment où votre téléphone pro se met à vibrer au fond de votre sac de plage. Je lis l’article

[EXPÉRIENCE COLLABORATEUR] Vamos a la playa !

Troisième épisode caniculaire de l’été, ventilateurs en rupture de stock et cette étrange sensation que votre cerveau a décidé de partir en vacances avant vous. Face à ces chaleurs à répétition, Equinox nous emmène de l’autre côté des Pyrénées, où de nombreuses entreprises espagnoles ont adopté depuis longtemps la journée intensive. Le principe ? Commencer plus tôt, supprimer la pause déjeuner et quitter le bureau en début d’après-midi. Une organisation consécutive à la chaleur ibérique, qui séduit aussi pour une autre raison : elle permettrait de travailler moins longtemps… tout en étant plus efficace. Réunions raccourcies, concentration renforcée, meilleur équilibre de vie : plus encore que la climatisation, le luxe de l’été ne serait-il pas de pouvoir fermer son ordinateur avant 15 heures ? Une idée qui risque de faire transpirer les plus fervents défenseurs du présentéisme. Décidément, ces derniers jours, les Espagnols semblent avoir pris l’habitude de nous donner quelques bonnes leçons… Je lis l’article

[MANAGEMENT] Chat va mieux sans lui ?

Après les vacances, les vraies, voici pour vous une autre question estivale : que se passe-t-il lorsque le manager ferme son ordinateur, active son message d’absence et disparaît pendant trois semaines ? Si l’on en croit le célèbre proverbe, les souris devraient aussitôt se mettre à danser. Et si c’était finalement une excellente nouvelle ? La Presse défend une idée qui risque de faire grincer quelques dents : un manager vraiment efficace est peut-être celui dont l’équipe continue d’avancer sans lui. Prendre des décisions, résoudre les problèmes, lancer de nouvelles idées ou faire avancer un dossier sans attendre une validation à chaque étape… l’absence du chef peut parfois révéler des talents qui n’attendaient qu’une chose : un peu d’espace pour s’exprimer. Le pire scénario n’est peut-être pas de voir les souris danser pendant les vacances, mais plutôt qu’elles s’arrêtent dès le retour du chat. Je lis l’article

📊 Le chiffre de la semaine : 52%

Vous vous étiez pourtant fait une promesse : pas de mails pendant les vacances. Deux heures plus tard, vous savez déjà ce qui s’est passé au bureau depuis votre départ. Rassurez-vous (ou pas), vous n’êtes pas un cas isolé. Selon une étude Indeed en collaboration avec l’institut CensusWide, si 86% des salariés français considèrent qu’il est essentiel de ne pas être contactés pendant leurs vacances, seuls 52% parviennent réellement à décrocher. Les autres continuent de consulter leurs messages, parfois par habitude, parfois sous la pression, parfois simplement par peur de manquer une information importante. Qui sait ? Les conseils glanés dans cette Revue du web vous permettront peut-être, cette fois, de profiter pleinement de vos vacances.

💻 Le post LinkedIn de la semaine – Le droit à l’erreur a ses limites

Le droit à l’erreur est devenu un incontournable des discours sur le management. Peut-on vraiment tout accepter au nom de l’apprentissage ? Selon Hervé Jouffe, le rôle d’un manager n’est pas de donner un chèque en blanc à ses équipes, mais de définir précisément où l’erreur est acceptable et où elle ne l’est plus. À travers la notion de « périmètre du droit à l’erreur », il distingue les situations où l’on apprend en se trompant de celles où l’erreur peut avoir des conséquences bien plus graves.

À propos de l’auteur

  • Stéphane Varisellaz

    Content Manager RH chez Parlons RH

    Stéphane a développé son appétence pour la création de contenus au cours de plusieurs expériences variées, en start-up et en agence. Passionné par l’univers des ressources humaines, tout particulièrement par la marque employeur et le recrutement, il officie chez Parlons RH en qualité de Content Manager. À la suite de sa licence Économie-Gestion, il obtient un Master 2 en Communication et Management du sport à l’ESG Management School de Paris.