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Qualité de vie au bureau, il est temps d’agir !

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Les Français n’ont pas le moral, c’est une réalité !

Inutile d’aller très loin pour ressentir et observer cette morosité ambiante qui règne en ce moment dans l’Hexagone. Dépôts de bilan, redressements judiciaires, juridisation de la vie sociale et économique, concurrence accrue, toujours plus de productivité, tous les ingrédients sont réunis pour  favoriser ce climat explosif.

Ce ne sont pas les dernières études et autres contenus produits en la matière qui diront le contraire. Le salarié français réclame du mieux-être dans son entreprise.

 

Le plan de carrière relégué au second plan

La dernière étude réalisée par l’observatoire de la qualité de vie au bureau, ACTINEO, en octobre dernier, rebat les cartes et met en exergue l’importance du bien-être des salariés devant leur plan de carrière. Quelques chiffres pour s’en convaincre :

  • Près de 1 personne sur 2 (45%) cite la qualité de vie au travail comme un facteur de satisfaction personnelle, ce qui représente une hausse de 7 points par rapport à une précédente enquête réalisée en 2011.
  • 78% des salariés interrogés estiment que la qualité de vie au travail reste l’élément fondamental du bien-être.
  • 92% des actifs estiment que l’espace de travail est important pour leur bien-être.
  • Pour 39%, l’espace de travail est insuffisamment pris en compte, et cette insatisfaction monte à 56% pour les salariés travaillant en open-space. Nuisances sonores dues à des personnes, problèmes de climatisation ou encore de circulation des personnes, les gènes sont nombreuses.
  • Enfin, selon les salariés interrogés, ce sont la Direction Générale et le CHSCT qui agissent le plus pour l’aménagement de l’espace de travail et non le DRH…

 

Face à de tels chiffres, comment peuvent et doivent réagir les entreprises ?

Doivent-elles, à l’image de ce qui se fait chez Google (pour ne citer que la plus connue), se doter de structures qui ressemblent à première vue à des clubs de vacances, où baby-foot, toboggans, canapés et espaces lounges sont mis à disposition des employés où aller jusqu’à donner aux PDG ou au DRH le titre de “chief happiness officer” comme chez Zappos pour que le bien-être des salariés soit enfin pris au sérieux dans les entreprises ?

 

Et d’ailleurs, est-ce vraiment ce genre de considération que les salariés attendent de la part de leurs entreprises ?  Quelle belle jambe d’avoir un DRH du Bonheur ou une cantine gratuite si les salariés ressentent en permanence de la défiance à leur égard ou s’ils ne peuvent pas travailler en toute tranquillité par manque d’endroits calmes, un comble !

Doit-on se précipiter sur des formations sur les risques psycho-sociaux et tour à tour sensibiliser nos managers ou collaborateurs à la question du stress au risque d’en rester à l’étape d’observation ?

La considération du bien-être des salariés comme composante intrinsèque à la productivité de l’organisation fait son chemin. L’ANACT, l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions du travail, ou des associations comme Entreprise et Convivialité, par exemple, œuvrent en ce sens aux côtés des entreprises.

Aménagement intelligent des espaces, mise en place des plages de télétravail, organisation de moments conviviaux, la recette miracle n’existe pas. Mais des solutions existent pour peu que les entreprises se donnent la peine d’engager une réflexion globale avec l’ensemble des parties prenantes, à commencer par leurs propres salariés.

Mais le chemin est encore long quand on sait que 55% des salariés français (baromètre Edenred-Ipsos) jugent insuffisante l’action de leur employeur dans le domaine du bien-être au travail.

Au travail !

 

Crédit photo: © matsu05 – Fotolia.com

______________________________________________________________ 

Pascal Grémiaux

Ingénieur de formation (ENSEEIHT Toulouse et Ecole Polytechnique de Montréal – Canada), Pascal Grémiaux a ensuite complété son cursus par un Executive MBA au sein de l’ESCP Europe. Après plusieurs années d’expérience en France et à l’étranger, il crée Eurécia en 2006, avec comme objectif d’apporter une solution simple, efficace et pragmatique aux besoins de 100% des entreprises, avec une suite de modules RH & management, accessibles à partir d’un simple navigateur Web.

 

 

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5 Commentaires

  1. Paps Serhani le 5 décembre 2013

    Qualité de vie au bureau, il est temps d’agir !

    # Étude, Management, Travail

    Les français n’ont pas le moral, c’est une réalité !

    Ce qui est réel pour des français l’est aussi pour d’autres dans leur environnement national, qu’il soit en Europe ou en dehors car ce qui est ressenti par l’un est également ressenti par l’autre car la crise est internationale.

    Mais . . . .
    Quand on est imprégné par un système de mangement à la française pour ne pas dire à l’européenne, les mêmes résultats et les mêmes tares peuvent se rencontrer à l’hexagone ou en dehors.

    Quant à l’étude réalisée par l’observatoire de la qualité de vie au bureau, ACTINEO, je suis persuadé que si les questions relatives à un environnement donné étaient posées différemment, les interviewés auraient donné des réponses totalement opposé à ce qui avait été relevé.

    Une chose est sûre, le système de management tel que pratiqué en France et dans certains pays impactés par la culture française, fait que le moral des troupes est au plus bas.
    La raison ? La raison est que la plupart des managers n’impliquent pas ou pas assez leurs troupes à la vie de tous les jours en entreprise.

    Ces managers sont pour la plupart directifs, n’impliquent pas leurs personnels, ne partagent pas avec leurs personnels les joies et tristesses vécues au sein de leur entreprise.
    Ils fixent ou assignent des objectifs alors que la logique aurait voulu qu’ils suggèrent aux membres de leurs équipes à ce que ces derniers proposent leurs objectifs individuels pour l’atteinte d’un objectif global connu.

    On maintient toujours un comportement qui veut que c’est le chef du service ou le directeur qui décide et que “la troupe” doit assumer et assurer.

    Dans ces conditions toutes les questions que vous aurez à poser pour une étude sur l’ambiance au travail génèreront les mêmes réponses.

    Sachez que près de 70% des salariés “détestent” leurs patrons parce qu’ils estiment que ces derniers les exploitent.
    Les augmentations de salaires ne sont bonnes que pour les patrons, les salariés doivent se contenter des miettes distribuées au compte gouttes quand le patron le décidera à contrecœur.

    Dans un état d’esprit de la sorte, les salariés assurent le minimum et ce minimum ne permet pas d’assurer la pérennité de l’exercice et donc de la vie de l’entreprise.
    Les acteurs sociaux peuvent, dans certains cas, rendre le dialogue difficile pour ne pas dire impossible.

    En conclusion :
    Comment doivent réagir les entreprises au bien-être des salariés ?

    Pour atteindre cet objectif, commençons d’abord par les impliquer directement dans la vie de leur entreprise, éduquons-les à raisonner :
    – En tant qu’entrepreneur
    – En la notion de qualité de service,
    – A la notion de clients/Fournisseurs
    – Aux notions chiffres d’affaires, charges, profit et surtout et à la satisfaction clients.
    – Et bien entendu à les faire bénéficier de leur part du résultat global

    Quand ils auront assimilé cela et qu’ils constatent qu’ils ne sont pas de simples exécutants, je suis persuadé qu’ils s’impliqueront réellement dans la vie quotidienne de leur entreprise et les choses iraient mieux car personne n’osera cracher dans la soupe.
    Cordialement
    Paps Serhani

    • Gwenaelle Raguenet le 6 décembre 2013

      Bonjour Paps,

      Toutes les études sont orientées par la formulation de leurs questions, effectivement ACTINEO n’échappe à la règle. Malgré “l’orientation” des questions qui y sont posées, je suis convaincue que l’étude reste fidèle à l’état d’esprit des travailleurs. En période de crise économique, quand le coût de la vie augmente mais pas les salaires et que les entreprises ne font rien pour le bien-être de leurs équipes, il est normal que les salariés soient mécontents.

      Mais, même si je suis d’accord avec vous, le management est loin d’être parfait, certaines entreprises ont intégré le besoin de bien-être de leurs employés et testent un nouveau mode de management. J’ai personnellement une amie qui travaille dans une entreprise qui propose à ses salariés des petits-déjeuners et des apéritifs une fois par semaine. Elle met également à leur disposition des tables de ping-pong, des coins pour se reposer et un toboggan. Vous l’aurez compris, ils se sont beaucoup inspirés de Google. Est-ce une méthode de management efficace ? Seul le temps nous le dira.

      Merci pour votre commentaire, qui comme toujours est très pertinent.

  2. Catherine le 8 décembre 2013

    Bonjour et merci pour cet article !

    Si vous avez aimé l’article, vous apprécierez sans aucun doute un livre paru la semaine dernière : “La conviviale attitude au travail”, 96 attitudes pratiques pour prendre soin de soi-même, des autres et de la planète ! En savoir plus : http://convivialeattitude.fr/

    Bon dimanche à tous,
    Catherine

    • Gwenaelle Raguenet le 10 décembre 2013

      Bonjour Catherine,
      Merci pour le conseil, je ne manquerai pas d’aller le feuilleter.

      Très bonne journée.

  3. Julie le 11 décembre 2013

    Bonjour,
    Merci à Paps et Catherine pour ces commentaires ! Cela fait plaisir de voir qu’un sujet comme ça fait réagir.
    Bonne journée

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