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Le management collaboratif, la nouvelle norme à l’ère du travail hybride ?

le 17 mai 2022

À l’ère du travail hybride et digital, « le management collaboratif est devenu la nouvelle norme », avancent Robert Walters et le Learning Lab Human Change du CNAM. L’infographie qui résume cette enquête parvient notamment à la conclusion que l’une des clés du travail d’équipe est aujourd’hui la reconnaissance de l’engagement de chaque collaborateur au collectif.

Les salariés sont désireux de travailler en équipe, et pour cela, appellent de leurs vœux le développement d’un management « collaboratif », davantage « à l’écoute » et globalement « plus performant » : tel est le constat de la mini-enquête menée par le cabinet Robert Walters et la Chaire d’entreprise sur le futur du travail et du management du CNAM, « le Learning Lab Human Change ».

Selon l’infographie qui résume ce sondage (réalisé au printemps 2022), 75 % des répondants (700 salariés, cadres et dirigeants) « trouvent de l’intérêt » au travail collaboratif, et désirent que leurs entreprises, manifestement pro-actives en la matière, continuent « d’encourager les équipes à communiquer et à collaborer entre elles ».

Une tendance intéressante à noter : les répondants, qui sont une majorité (78 %) à indiquer que leur organisation « favorise déjà » le travail collaboratif, déclarent aussi que l’évaluation de leur performance « intègre une contribution » au collectif.

Reconnaissance et respect, à la base du travail collaboratif

« Le management collaboratif est devenu la norme de travail dans le nouveau normal hybride », commente Cécile Dejoux, conférencière, chercheuse en sciences de gestion et directrice du Learning Lab Human Change. Dans l’infographie réalisée avec Robert Walters, l’experte en RH rappelle sa théorie des « 5R de collaboration », à même de faciliter le travail en équipe. Ce modèle, qui définit selon elle « le cadre d’un système d’engagement avec le numérique et le collaboratif », repose sur :

  • Des rôles (chacun des membres d’un groupe doit avoir un rôle dédié, afin de ressentir un sentiment d’utilité) ;
  • Des règles (co-construites, afin de d’établir un cadre de prises de décisions efficace et considéré comme équitable) ;
  • La reconnaissance (chacun doit être reconnu individuellement dans son apport au collectif, pour favoriser l’engagement) ;
  • Des routines (en créer permet de renforcer la cohésion du troupe) ;
  • Le respect (instaurer des règles de savoir-vivre et des codes de bonne conduite permet d’harmoniser un groupe quand il est très hétérogène).

Dans leur enquête, le Learning Lab Human Change et Robert Walters nous apprennent que les cadres, interrogés sur les facteurs clés de l’intelligence collective, placent d’abord la reconnaissance et le respect en tête de liste (avant les règles et les rôles). « Ces deux éléments sont essentiels à la réussite de l’implication du collaborateur dans un collectif à long terme », observe Cécile Dejoux.

Le besoin d’un management collaboratif et « à l’écoute »

L’infographie se penche aussi sur les piliers d’un management « collaboratif » et « plus performant ». Selon l’enquête, 40 à 50 % des cadres estiment que l’entreprise peut « gagner en compétences » en s’appuyant sur 3 principaux « leviers de motivation » : un management « à l’écoute et efficace », des missions « stimulantes et intéressantes », et une plus grande autonomie.

Enfin, Robert Walters indique que pour se tourner vers des modes de travail plus collaboratifs, les organisations gagneraient à faire appel à des managers de transition. Ces experts sont, selon le cabinet de recrutement, « habitués aux modèles flexibles » et agiles. « Leurs compétences spécifiques (adaptation, valorisation des équipes, reconnaissance des individus) sont précieuses pour développer un management collaboratif », ajoute Cécile Dejoux. Robert Walters, qui en a interrogé une centaine, constate par ailleurs que ces derniers pensent que les entreprises peuvent encore « se perfectionner » :

  • en déployant des outils collaboratifs « facilitateurs » ;
  • en développant la confiance accordée aux collaborateurs ;
  • et en encourageant la transversalité et l’agilité.

« L’un des facteurs clefs du management collaboratif, c’est finalement de mettre en place un processus de reconnaissance du collaborateur dans sa contribution au collectif », conclut Cécile Dejoux.

travail-collaboratif

Source : Learning Lab Human Change / Cécile Dejoux



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