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Engagement solidaire en entreprise : 90% des salariés veulent passer à l’action

le 26 juillet 2022
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Les salariés sont une majorité à souhaiter s’engager dans des « actions solidaires concrètes », mus par le désir de « se sentir utiles », nous apprend une étude de Day One et l’IESEG, qui porte sur le mécénat et la solidarité en entreprise. De leur côté, les DRH considèrent que favoriser cet engagement permet de « souder les équipes » et de rendre les collaborateurs plus impliqués. Mais un frein subsiste : le manque de temps.

Une majorité de salariés, plus précisément 90 %, souhaitent s’engager dans des actions solidaires concrètes, telles que le partage de compétences, le mentorat ou la collecte solidaire : tel est le constat de l’étude réalisée par la start-up Day One, et IESEG School of Management. Toutefois, malgré cette volonté des salariés de s’engager dans une démarche sociétale, seules 22 % des actions de mécénat en entreprise « engagent concrètement » ces derniers.

Selon l’infographie qui résume ce baromètre, qui porte sur la solidarité en entreprise, le don financier reste la principale forme de mécénat, et n’est demandée que par 10 % des collaborateurs, alors que les DRH la privilégient à 78 %. Plutôt qu’un mécénat financier, les salariés sont ainsi 90 % à réclamer un mécénat de compétences, « en nature ».

Une envie de « contribuer à l’intérêt général », des deux côtés

« Les salariés et les entreprises montrent une réelle envie de contribuer à l’intérêt général », observent Day One et l’IESEG. Pour les DRH, la cohésion de groupe est l’objectif principal recherché lors de la mise en place de missions solidaires. Pour les responsables RH, favoriser l’engagement des salariés permet de souder les équipes (68 %), de renforcer les valeurs de l’entreprise (55 %), et de « participer à la quête de sens » des collaborateurs (49 %).

Quant aux collaborateurs, même s’ils apprécient le moment de convivialité, c’est l’envie de se sentir utile qui prime à 74 %. Ils souhaitent ensuite donner du sens à leur quotidien (48 %) ou encore développer leurs compétences (29 %). « Le désir de rendre service à la société est fort chez une nouvelle génération de travailleurs, qui se sent ‘redevable’ des opportunités qui lui sont laissées. Mais cela ne concerne pas seulement les jeunes générations. La crise du Covid-19 a été une révélation pour de nombreuses personnes voire un point de rupture », notent Day One et l’IESEG.

Le manque de temps, principal frein à lever

Toutefois, des freins persistent, « et il faudra les lever pour sauter le pas ». Le principal frein, partagé autant par les collaborateurs (53 %) que par les responsables RH et RSE (26 %), est le manque de temps. 31 % des salariés déplorent ensuite le fait de ne pas savoir comment s’engager, et 15 % indiquent ne pas connaître les besoins associatifs.

De leur côté, les DRH sont 25 % à regretter de « peiner à engager les équipes », et 19 % à  rencontrer des difficultés pour « dégager du budget ».

« L’engagement solidaire devrait devenir un devoir citoyen pour l’employeur »

Parmi les « solutions innovantes pour réussir à engager son entreprise », y compris malgré le manque de temps, le baromètre propose aux organisations de favoriser :

  • Le don de jours et/ou la semaine de 4 jours ; afin de « donner du temps » aux salariés pour pour aider des associations ;
  • L’intrapreneuriat, qui consiste à permettre aux collaborateurs de créer des projets, voire des start-ups au sein de l’entreprise ;
  • L’organisation, par une fondation d’entreprise, d’actions solidaires proches du champs d’expertise des salariés.

« Durant cette étude, de nombreux professionnels des Ressources Humaine nous ont affirmé qu’il ne suffisait pas de proposer des missions ponctuelles pour donner envie aux collaborateurs de s’impliquer. Ce dispositif prend toute sa valeur lorsqu’il s’inscrit dans une politique RH et RSE », constatent Day One et l’IESEG.

« La démarche sociétale de l’entreprise permet de donner du sens, une utilité et un sentiment d’appartenance aux salariés, autant d’arguments qui permettent d’améliorer l’expérience collaborateur. Plus qu’une initiative individuelle, l’engagement sociétal ne devrait-il pas devenir un devoir citoyen pour les employeurs ? », concluent les auteurs de l’étude.

Source : Day One



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