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Absentéisme : des arrêts de travail en baisse, mais plus longs

le 05 juillet 2022
Visuel de l'infographie Absentéisme : des arrêts de travail en baisse, mais plus longs

Si l’absentéisme diminue par rapport aux débuts de la crise du Covid, et si les arrêts de travail sont également en baisse, leur durée est aussi plus longue. Selon une étude du groupe Apicil, résumée dans une infographie, les populations les plus touchées par l’absentéisme sont les collaborateurs ayant plus de 10 ans d’ancienneté, ceux les moins qualifiés, et les femmes.

« À l’aune de la crise sanitaire, l’absentéisme s’est aggravé ces deux dernières années, son taux grimpant jusqu’à 6,55 % fin 2020. Mais fin 2021, il est passé à 4,97 %, soit une diminution de 24 % », constate le groupe Apicil dans la dernière étude de son « Observatoire sur les arrêts de travail ».

Selon l’infographie qui résume ce baromètre, la part des salariés ayant eu au moins un arrêt de travail a également connu une baisse entre 2020 et 2021, passant de 34 % à 29 %, soit une diminution de 15 %. En revanche, les arrêts sont « légèrement plus longs » (+ 3,6%) avec une durée de 22,04 jours en moyenne en 2021, contre 21,29 jours en 2020.

Maladies professionnelles et mi-temps thérapeutiques, des motifs en hausse

Concrètement, 92 % des arrêts de travail sont liés à la maladie, et les maladies professionnelles sont le motif pour lequel les durées d’arrêts sont les plus longues : 163 jours (contre 139 jours en 2020, soit une hausse de 17 %).

Selon l’étude du groupe Apicil, les autres motifs qui sont à l’origine du plus grand nombre d’arrêts sont :

  • le temps partiel thérapeutique (52,55 jours, + 4,6 %), c’est-à-dire l’aménagement temporaire de la durée du travail permettant de reprendre progressivement une activité professionnelle ;
  • les accidents de travail (45,12 jours, – 1,27 %) ;
  • les accidents de trajet (37,14 jours, – 9 %).

Les accidents de trajet baissent à la faveur du télétravail

L’Observatoire sur les arrêts de travail observe notamment dans son infographie que, si les arrêts dus à des accidents de trajet sont moins longs, ce motif est aussi moins fréquent (- 5 %) – malgré le retour au bureau survenu en 2021. « Cela s’explique probablement par le déploiement massif du télétravail, qui entraîne une diminution des trajets domicile / travail, et par l’instauration de nouvelles organisations du travail dans certains métiers (travail hybride, mise à disposition d’espaces de coworking…) », analysent les experts de l’Observatoire.

Les collaborateurs « anciens » et les femmes parmi les plus touchés par l’absentéisme

L’infographie qui résume l’étude permet en outre d’en savoir plus sur les profils les plus touchés (et les plus « à risque ») par l’absentéisme en 2021 :

  • Les collaborateurs ayant plus de 10 ans d’ancienneté, avec une durée moyenne de 30,5 jours et un taux d’absentéisme de 7,43 % ;
  • Les salariés à faible qualification, avec une durée moyenne de 24 jours et un taux d’absentéisme de 7,35 % ;
  • Les femmes, avec une durée moyenne de 22,6 jours et un taux d’absentéisme de 5,29 %.

« Un point d’attention » à porter concernant les 40-49 ans

« Un point d’attention doit être porté concernant les populations non seniors : la durée des arrêts est en augmentation de 7,8 % chez les salariés de 40-49 ans. Et les taux d’absentéisme, même s’ils baissent significativement, restent supérieurs à la moyenne globale chez cette même population (5,35 %, en baisse de 25 %), ainsi que chez les 30-39 ans (5,13 %, en baisse de 27 %) », indique l’Observatoire sur les arrêts de travail.

L’industrie et l’économie sociale : les secteurs les plus impactés par l’absentéisme

À noter que les secteurs les plus impactés par l’absentéisme sont l’industrie et le BTP (taux d’absentéisme de 6,12%), ainsi que l’économie sociale, la santé et l’éducation (6,11%). « Ces métiers ont été, pour la plupart, en première ligne durant la crise sanitaire et sont particulièrement touchés par les maladies professionnelles avec de nombreux cas de TMS (Troubles musculosquelettiques) », observe l’étude.

Enfin, si tous les secteurs ont vu leur taux d’absentéisme s’améliorer entre 2020 et 2021, ce sont les entreprises du secteur des services aux entreprises qui ont vu cet indicateur baisser le plus fortement (-39,68 %).

Une autre étude, réalisée en avril dernier par l’Ifop et Diot-Siaci, constatait également que l’absentéisme était en baisse dans les entreprises françaises, mais avec une durée moyenne des arrêts à la hausse. Selon cette enquête, les causes de l’absentéisme sont principalement le stress au travail, le manque de reconnaissance et l’augmentation de la charge de travail, qui est notamment due au télétravail.

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Source : Apicil



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