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Marché de l’emploi : une conjoncture favorable aux 25-35 ans ?

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Les chiffres du chômage ne sont pas bons. Avec près de 5,5 millions de demandeurs d’emploi fin octobre 2014, le taux de chômage devrait atteindre 10,6 % en juin prochain selon l’Insee. Alors pour ne pas se laisser plomber par la froideur de l’arithmétique et la morosité ambiante, tentons de mettre en avant les aspects positifs et les signaux prometteurs du marché de l’emploi, notamment en ce qui concerne les jeunes diplômés et les jeunes actifs. Malgré les difficultés, accepterez-vous de voir le verre à moitié plein ?

C’est certain, « jeune diplômé », ça ne veut pas dire grand-chose. Entre un Master en sciences humaines, un BTS en informatique et un diplôme d’une école de management, les perspectives d’emploi, les rémunérations ou les responsabilités lors de la prise de poste ne sont à coup sûr pas les mêmes. Et les plus avantagés ne sont pas forcément ceux que l’on croit.

Selon une étude de l’Apec sur l’insertion des jeunes diplômés (septembre 2014), le taux d’emploi un an après l’obtention d’un diplôme de management est de 69 %, celui pour un diplômé d’un Master universitaire de 58 %. Si l’écart ne réduit pas par rapport aux promotions 2012, les universités progressent quand même.

Cela fait dire à Frédéric Avry, directeur des partenariats entreprises et territoires au sein de France Business School, sur son blog que « les universités ont réalisé de grands progrès en matière d’insertion professionnelle dans les dernières années : professionnalisation, stage, apprentissage, licence pro, master pro, interventions de professionnels dans les cours, mise en place de structures dédiées à l’accompagnement des étudiants, mise en œuvre de forum entreprises, portail d’offres d’emploi et stage, entrepreneuriat, développement des relations avec les entreprises, les recruteurs… Et c’est tant mieux ! ». 

 

 

De quoi booster le moral des diplômés de l’université qui sont de mieux en mieux préparés au monde du travail en amont – un progrès pour l’employabilité de ces derniers – dont certaines disciplines (les sciences humaines par exemple) sont peu valorisées sur le marché de l’emploi. Autre point positif sur leur intégration dans le monde du travail en 2014 « la part des jeunes diplômés Bac +5 et plus ayant obtenu un CDI représente 59%, contre 54% en 2013. »

Globalement, pour la promotion 2013, 63% d’entre eux, étaient en poste dans l’année suivant l’obtention de leur diplôme, un chiffre stable par rapport à 2012 mais qui reste inférieur de 7 points aux résultats de la promotion 2011.

PME et start-up de plus en plus attractives

En plus d’être considérés comme des individualistes forcenés, les « digital natives » de la génération Y, sont perçus comme étant « moins travailleurs, décomplexés, impatients et infidèles vis-à-vis de leur employeur, mais créatifs, multitâches, connectés et adaptables ». Une jolie caricature de l’arriviste de base.

Pour le caractère impatient et la tendance à l’ultra connexion qu’on leur attribue, le milieu des start-up semble parfaitement correspondre à leurs attentes. Souvent orientées communication ou digital et étant de petites entreprises (pour les plus récentes du moins), elles permettent d’évoluer plus rapidement que les grosses structures. C’est en tout cas l’une des conclusions d’une récente étude de l’Apec sur les promotions internes (octobre 2014). La promotion en interne au statut de cadre représenterait ainsi 32 % en 2013, pour les entreprises de moins de 10 salariés et seulement 15 % pour celles de plus 200 salariés.

 

 

Plus généralement, l’étude précise que « 81 % des diplômés d’un Bac +5 et plus occupent un emploi au statut de cadre en 2013, 5 ans après leur diplôme ».

Dans certains secteurs comme la publicité en ligne, le stockage de données ou les services informatiques destinés aux mobiles, la croissance annuelle des sociétés avoisine les 100 % (parfois plus) et le nombre de postes à pourvoir pour 2015 est très élevé. Selon l’enquête de Capital.fr « les start-up embauchent à tour de bras ». Si « une forte appétence pour le Web » est demandée aux candidats potentiels et que les services proposés par ces start-up, PME ou sociétés d’envergure sont hight-tech, des besoins en commerciaux, marketing ou management sont à combler. Qui dit TIC ne dit pas uniquement ingénieur, développeurs, statisticiens… De jeunes sociétés à forts taux de croissance ont un besoin urgent de s’organiser, de cadrer leurs structures et leurs projets sur le long terme. On n’« uberise » pas la concurrence juste avec une bande de geeks, cinq Macs, la suite Adobe et une Freebox.

Pénurie de talents attendue pour 2020

Dans 5 ans, « environ un tiers des collaborateurs devront posséder des compétences en matière de Cloud et de technologie mobile et un peu plus de la moitié devront posséder des compétences en matière d’outils d’analyse, de programmation et développement » d’après une étude d’Oxford Economics et SAP effectuée dans 27 pays au cours du 2nd semestre 2014.

 

 

Là encore, si la formation en entreprise peut venir combler un manque dans ces domaines, on attend certainement des jeunes actifs une plus grande facilité à se mettre à jour sur ces problématiques que des « digital migrants ». Mieux, pour les cursus en cours, une orientation vers ces spécialités pourrait s’avérer un bon calcul pour l’avenir, à défaut d’être un véritable centre d’intérêt ou une vocation.

D’ailleurs, si vous recherchez un stage de fin de formation en communication digitale, c’est avec enthousiasme que Parlons RH participera au développement de vos compétences !

Plus d’opportunités de carrières à l’international ?

Tout n’est pas rose, loin de là. Tous ont entendu dans leur jeunesse, le fameux refrain « fais de bonnes études pour avoir un bon métier plus tard » et le résultat peut être frustrant : jeune avocat diplômé toujours à la recherche d’un premier emploi, se voir répondre le très récurrents « vous manquez d’expérience », ou occuper un poste de niveau Bac + 2 quand on est titulaire d’un Master ne sont pas des réalités réjouissantes.

Dans ce contexte, l’expatriation de la matière grise qui a beaucoup fait parler en octobre dernier est-elle vraiment condamnable ? Ne faut-il pas plutôt la voir comme un signe de vitalité ?

 

Crédit photo : © Rawpixel – Fotolia

 

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Ferhat DENDOUNE

Chef de Projet Digital chez Parlons RH
Journaliste de formation, orienté web depuis 2008, Ferhat a lancé son premier site d’actualités en 2009. Il a tour à tour été rédacteur télé, puis dans la presse économique avant d’intégrer Parlons RH pour se consacrer à la gestion de projets digitaux et au développement de nouveaux supports de communication. Ferhat est diplômé du CFJ et titulaire d’un Master I Chef de projet webmarketing et conception de sites.

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