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Dessin Cerveau de Thierry Guilbert
© Thierry Guilbert
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HPI : ces zèbres qui vous veulent du bien

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Actuellement, trois mots font le buzz : « atypiques », «  zèbres » et « soft skills ». Savez-vous que ce sont les atouts d’un même avion de chasse ? Dirigeants, DRH, managers, voulez-vous booster votre entreprise et votre business en utilisant à bon escient ces profils particuliers ? Vous ne le savez peut-être pas, mais vous en avez déjà probablement dans vos murs. Voulez-vous réenchanter ces ressources humaines et savoir ce que vous pouvez faire ensemble ?

 

La puissance du neuro-atypique

Sous les termes « atypiques » et « zèbres » se cachent ce que l’on appelle les hauts potentiels intellectuels (HPI) et les très hauts potentiels intellectuels (THPI). Atypiques, oui, un peu, car ils ont un fonctionnement cérébral un tantinet différent. Les psychologues parlent de neuro-atypiques, les coachs de zèbres et de multipotentialistes. Les personnes concernées, elles, ne se nomment pas. En général, elles cachent leur atypisme ou ne savent pas qu’elles sont des hauts potentiels !

Il est l’heure de casser un mythe : ces personnes n’ont ni rayure, ni fourrure, ni trois têtes et sept bras. Voilà, c’est dit… Les hauts potentiels naviguent seulement avec une pensée complexe, dite en arborescence, ils puisent dans leur grande capacité d’analyse systémique pour parvenir à faire des liens entre différents domaines. Ils sentent et ressentent les choses et les gens en version mach 3 et ils sont affublés d’une grande fidélité, d’une loyauté tout aussi tenace et d’un sens aiguë de la justice. Et en plus, leur sens de la communication est parfois déroutant. Ils osent tout ! Pas comme ceux d’Audiard, mais bien par naïveté et honnêteté relationnelle et intellectuelle. Vous voyez maintenant de qui il s’agit ?

 

Chercher l’impact, pas le pouvoir

Oui, lui, qui vous trouve des solutions en trois jours au lieu de trois mois. Oui, elle, qui vous pose mille questions (ce qui vous agace profondément) pour tout comprendre et agir ensuite d’une manière inattendue pour régler votre problème. Oui, celui-là, qui vous semble hyper émotif, trop même (ce qui vous déroute tant l’expression des sentiments ne fait pas partie des codes de l’entreprise), surtout si c’est un homme et c’est tellement agaçant quand c’est une femme. Oui, elle, qui vous parle des personnes derrière ces chiffres qu’il faut supprimer du tableau de la productivité et qui vous propose un autre transfert de charge pour ne pas les effacer. Oui, lui, qui vous disrupte les process, en place depuis des années, pour vous prouver la performance de son nouveau modèle. Oui, elle, qui vous invente un nouveau parcours clients sur votre plateforme e-commerce ou qui vous crée un sharePoint dédié au top management en une semaine alors que vos équipes ne connaissent même pas l’outil.

Vous voyez de qui il s’agit ou vous vous reconnaissez ?

Bon, à partir de là, nous pouvons avancer. Déjà, il est essentiel de le rappeler : le haut potentiel ou le très haut potentiel se fiche du pouvoir. Ce n’est pas ce qui l’anime. Donc rassurez-vous, avec ses idées surprenantes et ses solutions sorties de nulle part, il ne cherche pas à se faire valoir, ni à vous piquer votre poste de manager ou de directeur. Non, il cherche juste des solutions, il cherche à avoir de l’impact et à donner du sens à ses actions et aux actions collectives. Donc la peur du pouvoir, vous pouvez la ranger dans votre poche droite. Et dans la gauche, ma foi, vous pouvez y ranger l’ego, car il n’a pas besoin d’entrer dans la compétition.

Le haut potentiel n’est pas omniscient. S’il est sur-compétent dans ses domaines, il ne vous rend pas, vous, incompétent pour autant. La lutte des égo n’a pas sa place entre vous. Surtout que son égo à lui, il est au chaud dans le fond de sa poche depuis bien longtemps. Il est même un peu abîmé, un peu écorché par manque de reconnaissance et parfois trop de maltraitance hiérarchique ou relationnelle. Le haut potentiel est humble, peu sûr de lui et timide. Oui, oui, ça ne se voit pas forcément, car tout le monde juge ses prises de paroles, ses solutions et ses digressions comme du mépris et un manque chronique de modestie. Mais non justement, c’est l’inverse.

Vous avais-je dit que le haut potentiel est souvent d’une grande maladresse, dans ses gestes et dans ses paroles ? Oui, il lui manque cette petite couche de vernis social qui rend les relations au travail lisses et sans arêtes. Par contre, connaissez-vous ses domaines d’excellences ?

 

Casiers rouages, un dessin de Thierry Guilbert

© Thierry Guilbert

 

Cognitif, soft skills et hard skills, la potion magique du HPI

Savez-vous pour quelles activités votre avion de chasse est doué ? Si vous voulez booster votre activité et lui permettre de déployer ses ailes, voici quelques pistes :

  • grâce à ses compétences cognitives en arborescence, votre avion de chasse à une aisance naturelle pour faire du lien entre différentes disciplines et différentes idées. Il voit en méta, il associe, il relie, il confronte et réorganise différentes données dans un ensemble cohérent. Il construit et intellectualise un tableau global qui mêle des problématiques parfois éloignées dont personne n’avait fait le rapprochement. A cette pensée en arborescence, il va ajouter ses soft et ses hard skills. Fabrice Micheau, coach de THPI en France et à l’international depuis une trentaine d’années illustre parfaitement cette arborescence lors de ses conférences. Il parle de pensées en quatre dimensions.

 

  • La caractéristique des compétences comportementales, ces fameuses soft skills, du haut potentiel est qu’elles s’expriment plus complètement, elles sont interconnectées et se révèlent essentielles pour accompagner l’entreprise, les équipes, les dirigeants. Vous pouvez construire de belles ressources humaines avec ses dons d’empathie, de leadership et son aisance relationnelle. Vos collaborateurs déplaceront des montagnes grâce à la force de conviction du HPI, son humour contagieux, son intelligence émotionnelle et son adaptabilité au service de la créativité. Laissez-le piloter des dossiers d’accompagnement d’équipe ou de direction, car il a le sens des liens, des organisations quand il sait aussi créer de la force d’engagement dans un collectif. Votre avion de chasse est extrêmement poreux à la reconnaissance, aux valeurs humaines, au bon relationnel humain, à la confiance mutuelle et à une certaine forme de liberté dans ses actions. Nicolas Gauvrit est mathématicien et chercheur en psychologie. Ses études et ses écrits sur la psychologique cognitive éclaire le sujet. Dans son livre Les surdoués ordinaires (Puf, 2014), il expose le concept d’intelligence émotionnelle, développé depuis 1989. L’intelligence émotionnelle (évaluée QE – quotient émotionnel) en est la capacité à comprendre et à utiliser ses propres émotions ainsi que celles des autres. Nicolas Gauvrit détaille « les surdoués semblent mieux se conformer à ce qu’on attend d’eux (mesure de désirabilité sociale) et ils semblent avoir un avantage en ce qui concerne le leadership et le jugement moral ». Il poursuit en corrélant QI (quotient intellectuel) et créativité. Les personnes à QI élevé ont tendance à avoir des scores de créativité élevés, c’est un lien statistique, vérifié à de multiples reprises.

Les rouages de l'entreprise illustrés par Thierry Guilbert

© Thierry Guilbert

 

  • Côté compétences techniques, les hard skills, le HPI en a un certain nombre, un peu surdimensionnées, c’est-à-dire qu’il peut être très bon, très vite. Ses atouts sont la maîtrise rapide de techniques et de technologies dans des domaines différents, qu’il parvient à combiner. Le haut potentiel excelle dans l’IT, car ses ramifications neuronales fonctionnent un peu comme le langage informatique. Il est doué en mathématiques, en statistique, en physique, en biologie, en conception et architecture de systèmes complexes, en prospective et bien sûr en innovation digitale. Il est doué pour faire, défaire, refaire des process, repenser des organisations, des stratégies et des audits complexes. Il est doué pour les métiers des relations humaines (coaching, psychologie, conseil, communication) et des arts. Un peu comme tout le monde finalement, mais un peu plus et un peu mieux que tout le monde… François, par exemple, est polytechnicien, ingénieur, diplômé des Mines ParisTech. Il excelle en conception et architecture de systèmes complexes, en prospective, innovation et analyse des processus. Il a œuvré au sein de la Sagem, de Dassault Aviation, à la DGA (Direction générale de l’armement). Il a travaillé sur le programme Rafale, sur des programmes de recherche et R&D européennes. Et quand ses compétences techniques peuvent trouver un terrain de jeu, les résultats valent tout l’or du monde pour une entreprise.

Et surtout, un conseil, ne laissez pas un HPI s’ennuyer ! Un haut potentiel qui s’ennuie, c’est un peu comme le Gremlins que vous avez nourri après minuit…

 

Atteindre l’efficacité générale

Voyez-vous maintenant l’intérêt pour toute entreprise, privée ou publique, de s’ouvrir sur cette reconnaissance des hauts et très hauts potentiels ? Dans un contexte professionnel ouvert, aux relations managériales équilibrées, votre avion de chasse saura surperformer. Il est primordial pour l’entreprise de laisser les hauts potentiels exprimer pleinement leur nature, et même si certaines de leurs skills vous titillent (émotions, humour, franc-parler), elles ont aujourd’hui toute leur place en entreprise. C’est l’heure de réparer l’entreprise et les collaborateurs par l’échange.

Il est l’heure, dans notre société en profonde mutation phygitale (physique et digitale), de faire décoller tous les avions de chasse. Non pas pour faire la guerre et prendre le pouvoir, mais bien pour rendre l’entreprise et le collectif plus agiles et plus efficients. Il est grand temps d’ouvrir la transversalité des métiers et des disciplines enfermées dans des silos. Il est grand temps d’ouvrir les multiples potentiels pour atteindre l’efficacité générale du travail et de la société.

 

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Aliénor Rouffet

Fondatrice et directrice de La Part Des Anges conseil
Fondatrice et directrice de La Part Des Anges conseil. Conseils en communication stratégique, accompagnement des équipes et des projets, formation aux grands leviers de la communication par l’information. Ancienne journaliste de presse nationale et régionale, attachée de presse et directrice de la communication.

37 Commentaires

  1. Fabrice Micheau le 23 février 2019

    un magnifique article qui éclaire avec subtilité, pertinence et intelligence la place qui peut être trouvée aux HPI sans faire peur à l’organisation. Dans ces périodes de transformations rapides et parfois traumatisantes, nous avons tous intérêt à travailler ensemble pour rendre plus agile, performante et respectueuses les entreprises (publiques et privées). Merci Aliénor.

    • Rouffet le 25 février 2019

      Merci Fabrice pour ce commentaire précieux.
      Il l’est d’autant plus que vous travaillez sur ces sujets depuis…. 30 ans !
      La suite dans un article avec un éclairage sur les HPI-THPI patrons de startups et PME.
      A bientôt
      Aliénor

  2. CéM le 26 février 2019

    Bonjour et merci pour ce bel article qui explique parfaitement ce qu’est un HPI… et ce qu’il n’est pas (ni ambitieux ni parfait ^^). Il ne reste plus qu’à convaincre des employeurs…
    Juste une remarque : bien que les HPI soient en effet atypiques au niveau cérébral, le terme “neuro atypique” est plutôt utilisé par et pour les autistes.

    • Aliénor Rouffet le 3 mars 2019

      Bonjour,
      En fait, le terme de neuro-atypique est de plus en plus employé, non pour qualifier les différents aspects de l’autisme, mais plutôt pour intégrer une notion “nouvelle” : l’intelligence émotionnelle et viscérale, ce que ne mesurent pas les tests de QI comme le Wais.
      Les neuro sciences font des découvertes intéressantes sur la question des intelligences multiples. Le terme de neuro-atypique veut justement intégrer les différentes formes d’intelligences pour dépasser le seul QI, qui ne reflète pas et ne sait pas mesurer toute la complexité des neurones.

  3. Pat le 27 février 2019

    L’article est très intéressant, mais je m’interroge. Ce n’est pas le première article que je lis sur les multiples avantages des hauts potentiels en entreprise, mais les entreprises recherchent-elles pour autant ce type de profil ? Ou au moins sont-elles prêtes à laisser leur potentiel s’exprimer ? Ou encore si je cherche à monter mon affaire et que je vais chez le banquier avec mes résultats au WAIS IV, est-ce que ce sera un plus ? Avez-vous des éléments concrets ?

    • Aliénor Rouffet le 3 mars 2019

      Bonjour,
      Certaines entreprises cherchent ces profils et savent parfaitement mettre à profit leurs compétences (beaucoup sont dans l’IT et la tech).
      D’autres (la majorité), ne sont pas ouvertes au sujet et n’ont pas de programme RH dédié pour la détection, l’accompagnement et l’utilisation de ces potentiels.

      La question des HP-THP est encore très “confidentielle” en France, contrairement à d’autres pays (Canada, Chine, Israël…). Aucun enfant n’est “testé” automatiquement, aucun programme national n’est mis en place pour accompagner ces jeunes potentiels tout au long de leur carrière. Et des enfants non détectés sont des adultes surdoués qui s’ignorent.
      Les tests sont chers et connus des personnes qui s’y intéressent. Apporter votre Wais à votre banquier ne me semble pas le meilleur des arguments pour décrocher un prêts. Un business plan, avec un business modèle solide, me paraît plus adapté à ce jour 😉

    • Ben LAZZARIN le 17 mai 2020

      Retraité, j’ai découvert il y a 3 mois que j’étais un zèbre à la lecture du livre de Mme Jeanne Facchin.
      Un exemple de comment l’entreprise utilise les “zèbres” :
      – entreprise multinationale dans les Hi Tech, équivalent de ce qu’est GOOGLE aujourd’hui avec le même type de culture d’entreprise.
      – développe en 1985 ce qui sera connu en 1992 pour la première fois le re-engineering, suis transféré d’Europe aux US-Côte Est pour réorganiser une division de 25 000 personnes.
      – en parallèle, prévient les Directions Europe et US que la Division ‘Services’ est mal structurée, mauvais portefeuille de services et mal vendus, et surtout que les clients allaient nous lâcher. D’où mon sobriquet ‘trouble maker’ (en français le casse-pied ou l’emmerdeur) derrière mon dos.
      – suite à la crise boursière de fin 1987, on me rappelle en urgence en Europe, car le seul à avoir une solution.
      – RESULTAT : une fois la solution conçue et prête à être appliquée on me mit dans une voie de garage que je résolus en quittant. Solution qui allait à l’opposé de la politique du siège mondiale et du conseil d’administration.(100 000 employés)
      – IBM adopta la même approche, mais dix plus tard
      – entreprise fut rachetée par une 3 fois plus petite
      CONCLUSION : les Zèbres à mon époque étaient utilisés comme les pompiers ou infirmières, utiles pendant le coup de feu, oubliés après. J’espère que les choses ont changé !!

  4. Marc le 4 mars 2019

    Merci énormément d’avoir souligné les désintérêt des HPI pour le pouvoir. J’espère que cette idée va vite se diffuser de manière à ce que des recruteurs et des supérieurs ne voient pas en nous des ambitieux aux dents longues qui risquent de ltenter de prendre leur place mais plutôt des collaborateurs pour lesquels ambition rime avec faire plus mais pas avec commander.

    • Aliénor Rouffet le 11 mars 2019

      Bonjour Marc,
      Merci pour votre commentaire.
      Alors la notion de temps sur la diffusion puis l’intégration de cette info va probablement prendre… quelques années mais la parole s’ouvre ça et là donc un nouveau chemin de compréhension arrive. Et ça, c’est un très beau progrès 🙂

  5. So* le 10 mars 2019

    Dire ou ne pas dire que l’on est HPI à son boss ? Cela peut faire peur, cela peut passer pour de la vantardise… mais cela peut aussi éclairer, expliquer des situations. Tout dépend le niveau de « maturité managériale » de l’interlocuteur. Personnellement je n’ai jamais verbalisé mon potentiel en entreprise. Mais je le regrette parfois. Je me remets souvent en question et doute, je marche sur des œufs. Frustrée je ne peux pas tout exprimer, ni tout régenter. Esprit en ébullition, analyse constante, anticipation, j’ai des nouvelles idées tous les jours. Je pourrai passer pour une folle dispersée, alors que dans m’a tête c’est structurée. 🙃… Bref pas facile de se fondre dans le moule quand on est HPI

    • Aliénor Rouffet le 11 mars 2019

      Absolument. Et vous connaissez surement cette maxime “A force de vouloir rentrer dans le moule, on finit par ressembler à une tarte”…
      S’ouvrir sur son haut potentiel auprès du management, pourquoi pas. Mais comme vous le soulignez, tout dépend de la maturité du management, des RH sur le sujet (ou même seulement sur la connaissance du sujet, sans même parler de maturité…). En fonction de comment, dans quel cadre d’entretien et pourquoi vous abordez la question, cela peut être contre-productif. Donc ça se travail avant.

  6. Isa le 19 mars 2019

    Et oui tout depend de la maturité des managements……

  7. Claire le 25 mars 2019

    Quand on voit comme c’est compliqué de faire accepter le HP chez un enfant auprès de l’entourage (famille, école, amis), le rendre public en entreprise quand on est adulte, et en faire un atout, cela me semble être un horizon inatteignable. La majorité des gens n’y croient tout simplement pas, et n’ont aucune espèce d’idée de ce que la réalité des HP et THQI recouvre. Et cela ne les intéresse pas.

  8. Charlier Christian le 10 avril 2019

    Merci Aliénor. Sur le pouvoir, je dirait que ce n’est pas nécessairement ce qui les anime en premier. Il préféreront un poste qui a du sens et ou il peuvent réellement apporter. Mais même si nous avons un certain nombre de caractéristiques communes, des valeurs communes, on pourrait parler d’une culture commune, nous sommes tous singulier et différents. Je m’en rends vraiment compte dans le réseau que nous avons créer dans Airbus. Certain auront peur du pouvoir car ils en connaissent trop bien les limites, les contours, les compromissions. D’autres trouveront une solution à tous cela et occuperont des postes à responsabilité ou de pouvoir avec brio. Je suis d’accord qu’on peut rassurer les N+1 des hiérarchies intermédiaires qu’on ne veut pas de leur job, il y a tellement mieux à faire.
    Je n’utilise plus le mot pensé en arborescence, même si l’image est facile à comprendre. Je trouve que pensé matricielle est plus juste, et je suis d’accord avec Fabrice qu’il y a plusieurs dimensions. Merci pour le Gremlins, ça m’a fait beaucoup rire. Je suis d’accord que neurodiversité n’est pas adapté. Même si le mots est jolie, car il fait penser à biodiversité donc à l’idée qui faut des différences dans un même milieu de travail, ensemble. Il est historiquement lié à un mouvement social et politique en vu de la reconnaissance au départ de l’autisme puis des dys et enfin des déficiences mentales, par exemple le syndrome de Gilles de la Tourette… Je suis d’accord que tout le monde doit trouver sa place, et je n’ai aucun problème avec toutes les diversités cognitives, je suis moi même haut potentiel cognitif et émotionnel et dyslexique, et j’essaie d’apporter ma pierre au sujet des personnes avec autisme. Mais si on veut être lisible, compréhensible par les entreprises, il ne faut pas tout mélanger. C’est sujets sont déjà suffisamment complexes, d’autant que les entreprises ne s’y attendait pas.

  9. Wakatcha le 18 avril 2019

    Bonjour et merci pour cet article qui met en exergue pas mal de points essentiels, et c’est ce que l’on retrouve dans les commentaires. Je souhaiterais souligner cependant un paradoxe: si les “zèbres” (je n’aime pas ce terme ni celui d’HP qui me fait plutôt penser à Hôpital Psychiatrique…) ont une aisance relationnelle, ils peuvent en même temps être isolés et rejetés par les équipes avec qui ils travaillent pour leur côté agaçant et par l’incompréhension qu’ils suscitent à leurs collaborateurs. C’est du vécu: en charge d’animer un très gros écosystème (alliant startups, grands comptes, académiques etc), je n’avais aucun problème avec cette mission (bien au contraire, j’étais très forte pour les mises en relation). Par contre, cela coinçait énormément avec mes collaborateurs (peur de mes compétences et que je leur pique leur poste, agacement devant mes connaissances et mes propositions de changements etc etc). Je cherche du coup désespérément un environnement “zèbres-friendly” ou plutôt une équipe de zèbres avec qui travailler car en général, on se supporte très bien entre nous! Malgré la mode du moment, c’est pas gagné!

  10. Emmagine le 1 août 2019

    Bonjour et merci !!!
    Je suis une de ces personnes mais je ne le sais pas depuis longtemps. Le savoir a été perturbant puis libérateur pour moi. J’ai compris beaucoup de choses qui ont été compliquées pour moi pendant des années.
    Alors oui, découvrez les HPI dans vos entreprises et laissez les vous aider….ils ne demandent que ça !!!

  11. Morel le 1 août 2019

    Très bon article merci. Une seule remarque néanmoins prendre comme seul exemple du polytechnicien pour illustrer un article sur les HPI est assez impertinent. La moitié d’entre nous avons été en échec scolaire, ce qui est mon cas avec un CAP de vente puis je me suis rattrapé par la suite avec un bac + 3 car j’ai eu de la chance

  12. Marc Michel le 5 août 2019

    Très bel article. Exhaustif à souhait.
    Merci.
    … “est extrêmement poreux à la reconnaissance, aux valeurs humaines, au bon relationnel humain, à la confiance mutuelle et à une certaine forme de liberté … ”
    Ce qui m’a amené à créer mon entreprise, tellement je m’emmerdais ailleurs.
    Pour une fois où je lis qq chose qui me parle autant (l’ensemble de l’article) je sens que je vais passer une super journée.
    Belle vie à vous

  13. Sylvette Dholah le 17 août 2019

    Merci Aliénor,

    Merci pour cet article qui m’apporte beaucoup de lumière sur une collaboratrice.

    Surtout cela me permet de travailler sur mon projet de faire un travail d’ensemble avec tous les autres collaborateurs pour que tous l’acceptent telle qu’elle est, et sans peur de ses compétences ou qu’elle puisse prendre leur place.

    Merci beaucoup ce bel article..

  14. Laurent le 30 août 2019

    Merci pour cet excellent dans lequel je viens de m’identifier comme Hpi. J’hésite à présent à le communiquer à mon nouveau n+1 dans un contexte de tensions et un cadre organisationnel étatique et très hiérarchisé. Moi qui travaille dans le médico-social me rend que c’est dans ce secteur paradoxalement , que les ego doivent être le plus ménagés.

  15. Sébastien Drouin le 11 septembre 2019

    Merci, ça fait du bien de lire ça dans l’univers du RH 🙂

  16. Bruno Rives le 15 octobre 2019

    Bonjour Aliénor,
    Très bon article, mais je préfère le terme de haut potentiel, comme Steve Jobs, car on connaît les effets secondaires qui peuvent être dramatiques. C’est auto créée une pseudo caste de hauts xx, d’hyper xx, de zébrés, qui seraient plus intelligents que les neurotypiques et les non verbaux. C’est faux.
    Les dernières études démontrent qu’un fort Qi, dont la mesure est de plus contestable, n’est rien sans l’intelligence créative, et conduisent ceux en manquent à l’échec, voire à la dépression.

    #musuro

  17. Cathy le 18 novembre 2019

    Bonsoir, les entreprises françaises pourraient un jour s’intéresser aux zèbres, dans leur intérêt uniquement pour les cadres sup et autres leaders ultra performant . Je suis une secrétaire zèbre, bin oui ça existe! J’ai appris à mes dépends à ne jamais déborder surtout dans ma fonction. J’ai été aigrie et puis finalement je ne le suis plus, car je ne veux pas faire profiter une entreprise qui ne correspond pas à mes valeurs de ce potentiel. Je joue à merveille l’exécuta te insipide et sans cervelle. Ça m’amuse quand je les vois ramer pendant des jours pour résoudre un problème. La France 15 ans de retard en ressources humaines, faut pas désespérer.
    Cordialement
    Cathy

  18. Laurent Voisin le 19 novembre 2019

    Bravo !
    Un thème important abordé avec humour et légèreté, tout en mettant le doigt “là où il faut”.
    Démystifier ces “extra-terrestres” qu’on a tendance à enfermer de le carcan de leur “spécificité”, plutôt qu’à les libérer pour leur permettre d’exprimer leur plein potentiel …
    L’une des difficultés ne serait-elle pas l’accompagnement adéquat dans l’apprentissage ?
    – Un savant dosage du guidage ou de la discipline (ou autodiscipline), parfois plus strict pour avancer dans la voie voulue, parfois plus lâche pour laisser la liberté nécessaire à éviter l’ennui …
    Cela se poursuit dans la collaboration par une reconnaissance des forces et l’acceptation des différences tout comme la canalisation des ressources (tant par les autres que soi-même) …
    Tout est question de mesure … à condition d’oser essayer . C’est comme le guide des parents parfaits, nous sommes nombreux à l’avoir commandé, mais je ne connais personne qui l’ait reçu. Nous sommes tous d’éternels apprentis.

  19. Ahlima le 27 décembre 2019

    Très bel article !!!
    Merci

  20. Benzagour le 27 décembre 2019

    Très bel article !!!
    Merciiiiii !!!

  21. Jérôme Beauruelle le 12 janvier 2020

    Merci profondément, même si je n’aurais pas l’audace de me croire HPI, ne pas sentir « anormal » est apaisant.

  22. LEURENT Catherine le 7 février 2020

    Bonjour, je suis à la recherche d’un livre accessible pour connaître le zèbre adapté à HP. Sorte de livre pour les nuls….. quelqu’un aurait-il un titre à me proposer ?
    D’avance MERCI.

    • Diane le 8 avril 2020

      “Trop intelligent pour être heureux”, de Jeanne Sciaud-Facchin.

  23. Jerome le 29 février 2020

    Les résultats wais + test de personnalité ont conclu dans mon cas a un profil Haut Potentiel. Je travaille dans l’IT comme consultant. Ayant des fonctions managériales, je fais passer des entretiens de recrutement. Un profil HP ne sera jamais détecté lors d’entretiens traditionnels. Le cadre d’un entretien RH, ne mettra pas le candidat en situation de laisser transparaître quoi que ce soit. Seul un entretien opérationnel le permet. Au demeurant, recruter sur des critères cognitifs pourrait se révéler discriminatoire. Le sujet est très a la mode, les grosses entreprises mettent en place des plans d’accompagnement de leurs HP mais c’est un non sens pour moi. Pourquoi ne pas faire la même chose pour les gauchers, les ambidextres ou les polyglottes ?

  24. Gaëlle Brouard le 20 avril 2020

    Pour répondre à Catherine LEURENT :
    Livres sur le sujet:
    – « Je pense trop » de Christel Petitcollin
    – « la femme surdouée«  de Monique Kermadec
    – «  trop intelligent pour être heureux? L’adulte surdoué » de Jeanne Siaud-Facchin

    Bonne lecture!

  25. SEGAL le 29 avril 2020

    Bonjour, c’est la premiere fois que je lis un article sur les HP, et cela m’etonne moi même !

    Car j’ai eu l’impression de me reconnaitre : à travers une curiosité dévorante, ma capacité à relier des domaines qui n’ont pas de rapports evidents, creer des concepts et les modeliser, être en mode prospectif, etc…

    Comme dit Lao Tseu, si l’intelligence est celle de connaitre les autres, et la sagesse celle de mieux se connaitre, alors je serai un peu plus sage ce soir. .;). Merci Aliénor! Pierre

  26. Cath le 1 juin 2020

    Merci beaucoup pour cet article. Je croyais que mes dérapages cérébraux étaient dus à des névroses obsessionnelles, mais je me retrouve tellement dans votre article ! En même temps, c’est terriblement plus sexy d’être qualifié d’HP que de névrosé 😉
    J’ai presque envie d’envoyer votre article à mon boss ! Mais là, ça fait carrément pas humble ;(
    Merci pour cet éclairage, je vais lire les bouquins recommandés par vos lecteurs.

  27. Emilia le 29 juin 2020

    Merci beaucoup pour cet article et les commentaires, actuellement compressée par le rouleau du monde hospitalier, le Gremlins se réveille et ne fait pas que de bonnes choses, impulsivité, colères, remises en cause hiérarchiques, perte de sens de son propre travail, sous exploitations des réelles compétences et pour finir répercussions personnelles, remises en cause perpétuelles. Bref, un beau tableau pré-burnout… Youpi…

  28. Klee le 16 juillet 2020

    Bravo pour cet article ! Mais ne pas oublier les hpi ou thpi qui ne se voient pas, ceux qui se sont suradapté (souvent des femmes) et qui occupent des postes peu prestigieux. Souvent en souffrance, ils auraient tellement à apporter !

  29. Haut Potentiel Intellectuel le 29 septembre 2020

    Merci beaucoup beaucoup pour ce très bel article (complet !). Je pense que cela dépend beaucoup du management en place dans l’entreprise… – Paul

  30. Didou le 9 novembre 2020

    Bonsoir,

    Je suis d’accord avec Klee, je suis tout juste diagnostiquée HPI/HPE à presque 32 ans avec parcours scolaire un peu atypique et parcours professionnel qui ne colle pas vraiment à l’image des surdoués…
    Au travail, je m’ennuie au bout de 1-2 mois sur mes postes car j’ai compris la mécanique mais je ne peux changer de travail à ce rythme car risque d’être taxée d’instable par les recruteurs. De la même manière, il me paraît un peu compliqué de dire en session de recrutement que je suis un profil atypique car mon CV ne reflète pas l’image glorieuse que l’on a des HPI…
    Pour autant, je ne désespère pas de trouver l’entreprise qui me correspondra ou bien je vais me résoudre à monter mon propre business car j’ai un tas d’idées en tête ! Enfin un jour… le perfectionnisme excessif est assez fort pour pousser à l’inaction ah ah !

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