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Vie au bureau : drague, sextos et harcèlement sexuel, vers la fin des tabous… ou pas

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Avec trois-quarts des relations qui demeurent cachées, force est de constater que les histoires d’amour au bureau restent un sujet tabou. Mais entre drague et séduction consenties, des drames se jouent aussi dans l’enceinte de l’entreprise. L’actualité de ces derniers mois, marquée par des affaires de harcèlement sexuel, a braqué les projecteurs sur les relations entre collègues. Pour le meilleur comme pour le pire.

75 % des idylles au travail restent secrètes

D’après l’étude « Sexe et amour au travail » menée par MisterTemp’, spécialiste du travail temporaire, et réalisée auprès de 120 000 personnes, 71 % des sondés ont déjà fantasmé sur un collègue et 56 % ont franchi le pas en draguant sur leur lieu de travail. Le sondage, dévoilé mi-janvier 2018, ajoute que 27 % des interrogés se sont même laissé aller à envoyer des sextos, SMS à caractère sexuel, à des collègues.

Même si elles sont tues dans 75 % des cas, les relations intimes entre collaborateurs existent bel et bien. 32 % des sondés expliquent même vivre ou avoir vécu de véritables histoires d’amour. Un véritable avantage pour l’entreprise si l’on en croit une étude réalisée par l’université de l’Oregon, aux Etats-Unis. En effet, une vie sexuelle active et épanouie développerait l’engagement et le bien-être des salariés dans leur travail.

Mais dans cette ère post-Weinstein — producteur hollywoodien accusé d’avoir agressé ou harcelé sexuellement de nombreuses femmes au cours de ces trente dernières années — et post-#BalanceTonPorc — hashtag dénonçant sur le réseau social Twitter les agressions subies par les femmes dans le milieu professionnel —, la question de ces relations au sein de l’entreprise n’a semble-t-il jamais été aussi brûlante.

 

Drague, zone grise et harcèlement sexuel

Depuis octobre 2017, les révélations successives lèvent un tabou et donnent enfin lieu à un débat. La séduction a-t-elle sa place dans l’entreprise ? Doit-elle être encadrée ? Quelle est la définition du harcèlement sexuel ? Et existe-t-il une « zone grise du consentement », un flou qui ferait planer le doute sur la véracité des témoignages ? Cette zone grise paraît d’autant plus vaste que trois-quarts des Français sont incapables de faire la différence entre du harcèlement sexuel, une agression sexuelle, une blague salace et de la drague, rapporte France TV Info. Pour faire le point, le site d’information propose un quiz en ligne pour tester ses connaissances. Mais ne sait-on pas ou ne veut-on rien savoir ?

Parce qu’aussi surprenant que cela puisse paraître, selon La Grande Consultation effectuée par Opinion Way en novembre 2017, un seul chef d’entreprise sur les 604 interrogés déclare avoir eu connaissance de faits de harcèlement sexuel au sein de son organisation. Et d’après une enquête Ifop pour le Défenseur des droits, 57 % des répondants (1 005 personnes âgées de 18 à 64 ans représentatives de la population française) se considèrent mal informés sur la question.

Pourtant, la lutte contre le harcèlement sexuel au travail fait consensus : 98 % du panel la jugent importante. Or, seuls 18 % des employeurs, soit moins de deux sur dix, ont mis en place des actions de prévention : formation, sensibilisation ou encore communication dédiée. Rappelons que l’employeur a l’obligation légale de prévention des risques professionnels…

 

Une femme sur cinq victime de harcèlement sexuel au travail

L’étude souligne également qu’une femme sur cinq déclare avoir été victime de harcèlement sexuel au travail. Trois cas sur dix seulement sont rapportés à l’employeur ou à la direction quand 30 % des victimes n’en parlent à personne. Et pour cause, toujours selon le Défenseur des droits, « dans 40 % des cas, la résolution du problème se fait au détriment de la plaignante, avec des conséquences directes sur son emploi (non renouvellement de contrat, blocage dans la carrière). À l’inverse, seules 40% des victimes indiquent qu’une mesure a été prise à l’encontre de l’auteur présumé (sanction, licenciement, mutation). »

L’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), précise quant à elle, que 95 % des salariés, femmes et hommes, qui saisissent l’AVFT et qui ont dénoncé des violences sexuelles à leur employeur perdent leur emploi.

 

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Source : MisterTemp’

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Aurelya BILARD

Journaliste, Aurélya multiplie les expériences au sein de startups et pure players, avant de s’orienter vers le brand content en freelance. Après avoir traité de nombreux sujets dans les domaines du recrutement et de la formation pour le compte d’un jobboard, elle rejoint Parlons RH en tant que rédactrice RH. Diplômée d’une Licence d’Histoire à la Sorbonne, elle est aussi titulaire d’un Certificat de qualification aux métiers du journalisme (ESJ Paris).

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