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Revue du web #609 : un bureau presque parfait, SNCF c’est possible et cours toujours !

Cette semaine, la Revue du web prend le train, court un marathon et s’accroche à son poste. Vous suivez toujours ?

Publié le 09/10/2026

Mis à jour le 07/10/2026

Par Stéphane Varisellaz

Cette semaine, à l’occasion d’Octobre rose, la Revue du web s’ouvre sur quelques conseils à destination des managers et des professionnels de la fonction RH pour évoquer le sujet délicat de la maladie sans crainte ni maladresse auprès des collaboratrices concernées. On poursuit avec un sujet autrement moins délicat : à quoi ressemble un bureau presque parfait lorsque l’on jongle entre télétravail et présentiel ? Réponse dans la deuxième actu de la semaine. Quelques branchements de câbles plus tard, embarquement immédiat pour Toulouse. Un étudiant à la recherche d’une alternance a eu la brillante idée de présenter sa candidature au micro d’un TGV. Oui, SNCF, c’est possible ! À peine le temps de descendre du train que vous devez déjà enfiler vos baskets… Direction Rotterdam, où un salarié en arrêt maladie a bouclé un marathon en moins de 3 h 30 sous l’œil attentif des détectives privés engagés par son employeur. Celui-ci pensait avoir toutes les cartes en main pour le licencier mais… Cours toujours ! Retour en France, à un rythme tout aussi effréné, avec les salariés aidants mis à l’honneur le 6 octobre, journée nationale des aidants. Quels aménagements attendent-ils vraiment de leur entreprise pour mieux concilier leurs deux vies ? De la souplesse, surtout. Quant au chiffre de la semaine, il nous emmène dans les bras de votre employeur. Enfin, façon de parler : avec le « job hugging », les salariés s’accrochent surtout à leur poste par prudence. Bonne lecture !

[SANTÉ AU TRAVAIL] La maladie, on en parle ?

« Comment tu vas ? ». Trois petits mots qui peuvent devenir étonnamment difficiles à prononcer lorsqu’un collègue est confronté à la maladie. Pour Octobre rose, RSE Magazine relaie une étude Fasterclass qui révèle que 85 % des salariés ne savent pas spontanément quoi dire à une collègue atteinte d’un cancer du sein. Les managers, eux, ne semblent pas beaucoup plus à l’aise : 55 % des salariés les jugent mal formés aux conversations sensibles. Un problème qui, en plus, ne disparaît pas comme par magie au moment du retour au travail. Faut-il apprendre aux managers à trouver les mots justes ? Sûrement. Avant cela, il faut surtout leur permettre d’aborder ces situations avec un peu moins d’appréhension. Chers professionnels des RH, c’est aussi à vous de les y aider : en les formant, en les accompagnant et en leur donnant quelques repères pour que la maladie et le retour au travail soient un peu plus simples à aborder. Pour approfondir le sujet, Manon Consul, Content Manager RH chez Parlons RH, a présenté cette semaine 5 initiatives à mettre en place en entreprise. Une attention qui a évidemment toute sa place bien au-delà d’Octobre rose : la façon dont l’entreprise accompagne ces moments peut aussi compter dans la confiance que les salariés lui accordent et leur engagement au travail. Je lis l’article

[QVCT] Un bureau presque parfait

Le travail hybride est bien ancré dans les entreprises françaises, au rythme de deux jours de télétravail par semaine en moyenne. Ses petits tracas, aussi. Qui n’a jamais perdu de précieuses minutes (heures !) pour brancher son deuxième écran, retrouver le bon câble ou convaincre une webcam récalcitrante de bien vouloir fonctionner ? Futura Sciences vous propose quelques astuces pour vous épargner ces petites batailles du quotidien. À commencer par une idée toute simple : puisque l’ordinateur est nomade, tout le reste n’a pas besoin de l’être. Mieux vaut disposer, à la maison comme au bureau, d’un poste prêt à l’emploi et limiter les branchements à chaque changement de lieu. Vous pouvez aussi privilégier des équipements compatibles entre eux et, pour les entreprises, les standardiser autant que possible. Moins de configurations différentes, c’est aussi moins de casse-tête pour installer, maintenir ou dépanner le matériel. Sans oublier l’ergonomie et la connexion, deux détails qui n’en sont plus vraiment lorsque l’on télétravaille plusieurs jours par semaine. L’objectif n’est pas d’avoir deux bureaux parfaitement identiques mais de pouvoir passer de l’un à l’autre sans avoir à refaire son installation. Vos nerfs devraient apprécier. Je lis l’article

[RECRUTEMENT] SNCF, c’est possible !

« Mesdames, messieurs, bienvenue à bord du TGV à destination de Toulouse. Nous vous informons qu’un étudiant de 21 ans est actuellement à la recherche d’une alternance dans le business development ou le commercial. Bon voyage ! » Cette annonce, ou presque, les passagers d’un Paris-Toulouse ont pu l’entendre le 16 septembre dernier, nous rapporte Ici Occitanie. Au micro, pas de contrôleur mais Alexandre Paulmier, étudiant en école de commerce à la recherche d’une alternance depuis plusieurs mois. Lassé d’envoyer des CV sans réponse, le jeune homme a décidé de changer de voie. Il demande au chef de bord l’autorisation de prendre le micro et se lance devant plusieurs centaines de passagers. Une initiative qui porte rapidement ses fruits : quelques minutes plus tard, son téléphone sonne. Une start-up intéressée par son profil souhaite échanger avec lui et un rendez-vous est organisé dans la foulée. L’histoire ne dit pas encore si un contrat l’attend à l’arrivée. Pour la prise d’initiative, en revanche, Alexandre voyage déjà en première classe. Je lis l’article

[DROIT SOCIAL] Cours toujours !

Un marathon en moins de 3 h 30 ? Belle performance. Un marathon en moins de 3 h 30 pendant un arrêt maladie ? C’est la drôle d’histoire, racontée par La Dépêche, d’un salarié néerlandais atteint d’une maladie chronique provoquant d’importants troubles oculaires et déclaré inapte à travailler. Il continue néanmoins à courir quatre fois par semaine, avec l’accord du médecin du travail, et finit même par prendre le départ du marathon de Rotterdam. Au même moment, son employeur, qui doute depuis quelque temps de la réalité de son incapacité, engage des détectives privés pour le suivre. Les photos du marathon finissent de le convaincre : le salarié est licencié sur-le-champ pour rupture de confiance. Faux départ. Saisie de l’affaire, la justice rappelle qu’être capable d’avaler 42,195 km ne signifie pas être apte à reprendre son poste. La surveillance mise en place par l’entreprise, elle, a été jugée disproportionnée. À l’arrivée, c’est donc l’employeur qui se retrouve hors course : plus de 60 000 euros d’indemnités à verser au salarié, auxquels s’ajoutent notamment des arriérés de salaire et des frais de justice. 42,195 km à pied, ça use la trésorerie. Je lis l’article

[QVCT] Ce que veulent les salariés aidants

Vous n’êtes pas sans savoir que travailler tout en accompagnant un parent vieillissant, un enfant malade ou un conjoint en situation de handicap, revient à vivre deux journées en une. Mais savez-vous vraiment de quoi ces salariés ont besoin pour mener cette double vie ? À l’occasion de la Journée nationale des aidants, qui se tenait le 6 octobre, Breizh Info revient sur les enseignements du dernier Baromètre Aider & Travailler. Et fait surtout ressortir un besoin de souplesse. L’aménagement des horaires est plébiscité, devant la possibilité de poser plus facilement des congés payés. Le télétravail peut aussi offrir une marge de manœuvre bienvenue. À l’inverse, le temps partiel attire peu, notamment parce qu’il implique une baisse de revenus. Professionnels des RH, vous pouvez donc actionner plusieurs leviers pour faire connaître les dispositifs existants, simplifier leur utilisation et laisser davantage de latitude dans l’organisation du travail. Une souplesse bienvenue quand le reste du quotidien, lui, ne laisse pas toujours le choix. Je lis l’article

📊 Le chiffre de la semaine : 67 %

Bienvenue dans l’ère du « job hugging ». Cette expression, que l’on pourrait traduire par « s’accrocher à son emploi », cache une tendance bien moins tendre qu’il n’y paraît. Après la Grande Démission, les salariés seraient désormais beaucoup plus prudents à l’idée d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Selon le Work Relationship Index 2026 de HP, 67 % des travailleurs interrogés dans 15 pays estiment qu’il serait actuellement trop risqué de quitter leur emploi. Un réflexe alimenté par un contexte économique incertain et un marché de l’emploi moins rassurant. Pour les entreprises, gare donc aux apparences : une baisse des départs ne signifie pas forcément un regain d’attachement. Certains salariés restent peut-être simplement bien au chaud en attendant des jours meilleurs.

💻 Le post LinkedIn de la semaine – Vous avez dit « autonome » ?

« J’ai besoin que tu sois plus autonome. » La consigne paraît plutôt claire, non ? Pas si vite. Dans le post LinkedIn de la semaine, Vincent Lemaire montre comment ces quelques mots peuvent être interprétés de quatre manières bien différentes selon le profil DISC du collaborateur. Liberté d’action pour les uns, crainte de devoir se débrouiller seul pour les autres, besoin de connaître précisément son périmètre de décision ou encore envie de conserver des temps d’échange. Même phrase, quatre traductions possibles. Le DISC permet alors d’adapter la façon de transmettre le message sans en changer le fond. Rouge, jaune, vert ou bleu : à chacun sa façon de devenir autonome.

À propos de l’auteur

  • Stéphane Varisellaz

    Content Manager RH chez Parlons RH

    Stéphane a développé son appétence pour la création de contenus au cours de plusieurs expériences variées, en start-up et en agence. Passionné par l’univers des ressources humaines, tout particulièrement par la marque employeur et le recrutement, il officie chez Parlons RH en qualité de Content Manager. À la suite de sa licence Économie-Gestion, il obtient un Master 2 en Communication et Management du sport à l’ESG Management School de Paris.