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Octobre Rose : 5 initiatives à mettre en place en entreprise

Ateliers, conférences, défis solidaires, actions de dépistage… À l’occasion d’Octobre Rose, la rédaction de Parlons RH fait le tour des initiatives à mettre en place au sein de vos organisations, sans tomber dans le « pinkwashing ».

Publié le 01/10/2026

Mis à jour le 01/10/2026

Par Manon Consul

1 femme sur 8 sera confrontée au cancer du sein au cours de sa vie. Ce dernier reste, en France, le cancer le plus fréquent mais surtout le plus meurtrier chez les femmes avec plus de 61 000 nouveaux cas diagnostiqués en 2023 et environ 12 000 décès par an, selon l’Institut national du cancer.  Face à ces chiffres chocs, chaque année, le mois d’octobre se pare de rose pour remettre prévention et dépistage sur le devant de la scène. Rubans roses, affiches roses, logos roses… Les entreprises aussi jouent le jeu pour informer les collaboratrices et mobiliser les équipes. Mais soyons honnêtes : changer la couleur de son logo pendant 31 jours ne suffit pas à faire de la prévention. Ateliers, conférences, défis solidaires, actions de dépistage… À l’occasion d’Octobre Rose, la rédaction de Parlons RH fait le tour des initiatives à mettre en place au sein de vos organisations, sans tomber dans le « pinkwashing ».

1. Sensibilisez, sensibilisez… et sensibilisez encore

La bonne nouvelle (parce qu’il en faut quand même une) : détecté tôt, le cancer du sein se guérit dans 9 cas sur 10. Les entreprises ont alors un rôle à jouer pour sensibiliser et informer les femmes. Et lorsqu’il s’agit de la santé des collaborateurs, il ne faut pas avoir peur d’en faire trop. On ne lésine donc pas sur les moyens : affiches dans les espaces communs, newsletter interne dédiée, mails thématiques, brochures, etc. Plus il y en a, mieux c’est. 

Et si vous vous demandez quelles informations partager, là encore, la liste est longue : chiffres clés, notices d’information sur le dépistage précoce, témoignages, cartographie des centres de dépistage dans les alentours de l’entreprise, infographies ou encore guides illustrés pour faciliter l’auto-examen. L’objectif est de multiplier les points de contact pour rappeler les bons réflexes, les signes qui doivent alerter et les modalités de dépistage. 

Attention toutefois à ce que la sensibilisation ne soit pas seulement numérique. Si vos salariés croulent déjà sous les mails, il y a fort à parier que votre message de prévention passe à la trappe. Pour donner davantage d’écho à votre campagne, faites aussi vivre Octobre Rose collectivement. Un petit-déjeuner ou un déjeuner thématique peut, par exemple, être l’occasion pour l’équipe RH de rappeler quelques informations clés et de présenter les ressources disponibles. Des collaborateurs volontaires peuvent également partager leur expérience personnelle, celle d’un proche ou leur engagement dans une association.

2. En matière de prévention, laissez parler les pros

En revanche, pas question non plus de s’improviser oncologue entre deux réunions. Sur un sujet de santé aussi sensible, mieux vaut parfois passer le relais à ceux qui maîtrisent vraiment la question. Médecins, sages-femmes, infirmiers, professionnels de santé au travail ou associations spécialisées peuvent intervenir directement auprès des collaborateurs pour apporter une information fiable, répondre aux questions et, au passage, tordre le cou à quelques idées reçues.

Conférence, webinar, table ronde, session de questions-réponses ou encore « Lunch & Learn » : à chaque entreprise de choisir le format qui correspond le mieux à ses équipes. Les thèmes peuvent aller des facteurs de risque, aux premiers symptômes, en passant par l’accompagnement d’un proche ou le retour au travail après un cancer. Des associations comme la Ligue contre le cancer ou Cancer@Work proposent notamment des actions de sensibilisation à destination des entreprises.

L’intérêt de faire intervenir un tiers ? Créer un espace sécurisé et rassurant où les collaboratrices pourront poser les questions qu’elles ne poseraient pas spontanément à leur DRH. Et puis, en matière de prévention, mieux vaut une réponse d’une professionnel qu’un conseil glané au détour d’une conversation ou d’une question posée à ChatGPT à 2h du matin. 

3. Challenge sportif : il est grand temps de mouiller le maillot

Vous cherchiez une manière un peu plus dynamique de mobiliser vos équipes ? Vous avez toqué à la bonne porte. Quoi de mieux qu’une bonne cause pour pousser vos collaborateurs à se dépasser ? 

Pour cela, plusieurs options : inscrire une liste de collaborateurs volontaires (et téméraires) aux grandes courses nationales ou régionales organisées durant Octobre Rose comme Odyssea ou encore Courir pour ELLES ; lancer votre propre challenge en interne, avec des kilomètres ou des points convertis en dons au profit d’une association. Dans les deux cas, le dress code « maillot rose » est de rigueur. 

L’idée n’est pas non plus de transformer vos équipes en délégation olympique, mais bien de mobiliser le collectif autour d’un objectif commun. Bonus QVCT-friendly : au-delà de la mobilisation contre le cancer du sein, c’est aussi l’occasion de renforcer la cohésion, créer des souvenirs communs et faire se rencontrer des collaborateurs qui n’ont pas toujours l’occasion d’échanger au quotidien. Et, entre nous, qui n’a jamais rêvé de voir son patron la goutte au front et le maillot dégoulinant, pour tenter de faire grimper le compteur de kilomètres ? Allez, c’est pour la bonne cause.

4. Ateliers d’autopalpation : de la théorie à la pratique 

Exit le fameux « couvrez ce sein que je ne saurais voir ». Pour aller encore plus loin dans la prévention, vous pouvez organiser des ateliers de sensibilisation animés par des professionnels de santé ou des associations spécialisées. Durant la séance, de préférence non-mixte, ces derniers présentent des techniques de massages permettant de détecter une potentielle anomalie. Certains utilisent même des bustes pédagogiques permettant de repérer les modifications ou signes qui doivent conduire à consulter. 

Attention toutefois à ne pas transformer l’autosurveillance en méthode miracle : observer régulièrement sa poitrine ne remplace ni un avis médical ni le dépistage recommandé selon l’âge et le niveau de risque. L’intérêt de ces ateliers est d’abord de mieux connaître les signes d’alerte et de savoir vers qui se tourner.

5. En octobre, du rose et des dons

Sensibiliser, c’est primordial, mais rappelons que l’une des finalités d’Octobre Rose est aussi de récolter des fonds pour aider la recherche. Et sur ce terrain, les entreprises ont l’embarras du choix. Cagnotte interne, collecte auprès des collaborateurs, abondement par l’employeur ou don direct à une association : à chacun de trouver la formule qui correspond à ses moyens et à son niveau d’engagement.

Une autre option, plus conviviale, est d’organiser un café ou un petit-déjeuner solidaire avec une vente de gâteaux (roses, évidemment) confectionnés par les équipes. Les sommes récoltées peuvent ensuite être reversées à une association ou alimenter une cagnotte dédiée. 

Forcément, lorsqu’on entend « don », on pense d’abord à l’argent. Mais pour soutenir les personnes touchées par le cancer du sein, on peut aussi donner autrement. C’est notamment le cas des cheveux, qui peuvent servir à confectionner des perruques pour les personnes ayant perdu les leurs à la suite de traitements. Plusieurs associations comme Solid’Hair ou Fake Hair Don’t Care agissent dans ce sens. D’autres structures encore récoltent des dons de foulards, de bonnets ou d’autres accessoires utiles pendant les traitements.

Au fond, peu importe que vous choisissiez les baskets, les gâteaux, les ateliers ou les affiches : l’essentiel est que le rose ne soit pas juste décoratif. Et si, au passage, vos collaboratrices retiennent un bon réflexe, découvrent une association ou prennent enfin ce rendez-vous de dépistage qu’elles repoussent depuis des mois, c’est tout gagné.

À propos de l’auteur

  • Manon Consul

    Content Manager RH chez Parlons RH

    Passionnée par la création de contenu et le marketing digital, Manon est Content Manager chez Parlons RH. Avant de rejoindre l’agence, elle a exercé en tant que rédactrice-correctrice, puis elle a côtoyé l’univers des start-up. Ses domaines de prédilection RH tournent autour de l’expérience collaborateur et de la formation, en particulier du digital learning. Manon est titulaire d’une licence en communication et relations presse et d’un master en content marketing.