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Revue du web #608 : « Impulsion IA 2027 », « Hushed coping » et tempête dans un gobelet

Cette semaine, la Revue du web passe des réseaux sociaux au café glacé, avec quelques détours par l’IA et la QVCT.

Publié le 02/10/2026

Mis à jour le 02/10/2026

Par Stéphane Varisellaz

En ouverture de cette Revue du web, nous vous proposons un petit cours de recrutement sur les réseaux sociaux. Êtes-vous sûr de chercher vos candidats au bon endroit ? Dans un tout autre registre, l’endométriose au travail mérite aussi toute votre attention : vous avez un rôle à jouer pour que vos managers sachent quoi faire, quoi dire… et parfois quoi éviter. Cap sur 2027 ensuite, avec les 12 mesures dévoilées par le gouvernement pour préparer le monde du travail aux bouleversements de l’IA, sous le nom de code « Impulsion IA 2027 ». Vaste programme. Connaissez-vous le « hushed coping » ? Si l’expression ne vous dit absolument rien, rendez-vous dans la quatrième actu de la semaine. Petit indice : certaines femmes pourraient bien le pratiquer au travail sans même le savoir, et ce n’est pas une bonne nouvelle pour elles. Pour finir ce tour de l’actu comme il a commencé, retour sur les réseaux sociaux où une nouvelle question existentielle agite recruteurs et candidats : peut-on se présenter à un entretien avec un café glacé à la main ? Une tempête dans un gobelet, on vous aura prévenus. Quant au chiffre de la semaine, il vous révèle ce que les salariés changeraient en priorité dans leur vie professionnelle s’ils ne pouvaient faire qu’un seul choix. Faites vos jeux 😉 Bonne lecture !

[RECRUTEMENT] Ça mord sur les réseaux ?

Recruter sur les réseaux sociaux, c’est un peu comme aller à la pêche : si vous n’utilisez pas le bon matériel et les bons appâts, vous risquez de rentrer bredouille. HelloWork s’est penché sur les habitudes des candidats et, sans grande surprise, tous ne barbotent pas dans le même bassin. Facebook fonctionne notamment auprès des plus de 35 ans et dans les territoires, Instagram permet davantage de toucher les trentenaires urbains, tandis que TikTok et Snapchat ouvrent la voie vers des publics plus jeunes. Une fois le bon réseau identifié, reste à soigner l’appât. Une offre trop longue, trop vague ou pensée comme une fiche de poste classique risque fort de finir au fond de l’eau. Sur les réseaux, il faut vite accrocher, donner les bonnes infos et adapter le message aux habitudes de ceux que l’on cherche à attirer. Pas la peine, donc, de ratisser tout l’océan : commencez déjà par pêcher au bon endroit. Je lis l’article

[SANTÉ AU TRAVAIL] Comment concilier endométriose et travail ?

Des règles très douloureuses, au point d’en devenir invalidantes ? Non, ce n’est pas « normal ». Pourtant, cette idée reçue contribue encore à banaliser les symptômes de l’endométriose, maladie gynécologique chronique qui peut provoquer des douleurs importantes, de la fatigue ou encore des difficultés de concentration. Des symptômes qui, bien sûr, ne disparaissent pas en arrivant au bureau et peuvent sérieusement compliquer le quotidien professionnel des femmes concernées. 20 Minutes a relayé récemment une étude menée auprès de 650 d’entre elles démontrant que les aménagements proposés par l’entreprise ne suffisent pas : la manière dont elles sont accompagnées compte au moins tout autant. Pour cela, le manager doit apprendre à écouter sans minimiser, connaître les dispositifs existants et pouvoir proposer, avec l’appui des équipes RH, des solutions adaptées : télétravail, horaires plus souples, pauses ou limitation des déplacements. C’est aussi à vous, chers professionnels de la fonction RH, de donner à vos managers quelques clés pour qu’ils sachent comment réagir lorsqu’une collaboratrice leur parle de sa maladie. Sans jouer au médecin, évidemment. Je lis l’article

[IA] 12 mesures pour préparer 2027

La semaine dernière, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a présenté « Impulsion IA 2027 », un plan gouvernemental en 12 mesures destiné à mieux accompagner l’arrivée de l’intelligence artificielle dans les entreprises. L’ambition affichée est de mettre la technologie au service des conditions de travail, notamment en lui confiant certaines tâches laborieuses, tout en évitant que le fossé ne se creuse entre les formations, les qualifications et les métiers les plus exposés aux transformations. France Info a fait le point sur les grandes lignes de ce plan. Pour y parvenir, le gouvernement met 80 millions d’euros sur la table et souhaite agir sur plusieurs fronts : former les salariés et les demandeurs d’emploi, accompagner les apprentis qui se dirigent vers des secteurs stratégiques, aider les TPE-PME à prendre le train en marche et associer les partenaires sociaux à la transformation. Une plateforme gratuite permettra notamment à chacun de tester ses connaissances, tandis que France Travail proposera des outils d’évaluation aux demandeurs d’emploi. Sur la base du volontariat, les entreprises déjà bien avancées dans l’utilisation de l’IA pourront accompagner les plus petites par le mentorat. Le compte à rebours est lancé. Je lis l’article

[QVCT] « Hushed coping », sourire coûte que coûte

Mesdames, ce message est (surtout) pour vous. Vous êtes sous l’eau, agacée par une remarque ou à deux doigts de balancer votre ordinateur par la fenêtre, mais extérieurement, tout va très bien merci ? Bienvenue dans le « hushed coping », ou gestion silencieuse des émotions, une tendance décryptée par Slate cette semaine. Le principe consiste à cacher son stress, sa colère ou son mal-être et à continuer à travailler comme si de rien n’était. Un comportement qui concernerait particulièrement les femmes, notamment par peur d’alimenter le bon vieux cliché de la collaboratrice « trop émotive ». Une étude menée auprès de 115 femmes du secteur public explique ainsi que 55 % d’entre elles estiment devoir dissimuler leurs véritables sentiments dans leur poste. Sauf qu’à force de ravaler leurs émotions, elles peuvent aussi finir par ravaler une demande de promotion, taire une limite à poser, un désaccord ou une charge de travail intenable. Les expertes interrogées recommandent donc de commencer par trouver une personne de confiance dans l’entreprise auprès de qui mettre des mots sur ce qui coince. Chers professionnels de la fonction RH, vous avez peut-être un rôle à jouer dans cette histoire. Je lis l’article

[SOCIÉTÉ] Tempête dans un gobelet

Nouveau débat sur les réseaux sociaux débloqué : peut-on arriver à un entretien d’embauche avec un café glacé à la main ? Le HuffPost revient sur une polémique lancée par une recruteuse américaine sur TikTok, qui dit observer cette habitude notamment chez les candidats de la Gen Z. Selon elle, débarquer avec sa boisson à emporter renverrait une image trop décontractée, voire peu professionnelle. Il n’en fallait évidemment pas davantage pour que les internautes s’écharpent. D’un côté, ceux qui considèrent que l’entretien reste un exercice codifié et que le candidat doit en respecter les usages. De l’autre, ceux qui peinent à comprendre en quoi quelques glaçons et un peu de caféine permettraient de juger du sérieux d’une personne. La question générationnelle n’est probablement pas étrangère à ce grand débat caféiné : si certains sont attachés aux codes traditionnels de l’entretien, les plus jeunes générations semblent davantage enclines à les bousculer et à considérer qu’un peu de décontraction n’enlève rien au professionnalisme. À méditer (autour d’un café). Je lis l’article

📊 Le chiffre de la semaine : 38 %

Si les salariés pouvaient améliorer une seule chose dans leur vie professionnelle, que mettraient-ils tout en haut de la liste ? La flexibilité ? L’équilibre des temps de vie ? Le nombre de jours de congés ? Perdu. 38 % choisiraient une meilleure rémunération, selon une étude Factorial x CSA. Les résultats ne souffrent d’aucune contestation puisque travailler moins, deuxième réponse la plus citée, ne recueille que 11 % des suffrages. L’étude montre par ailleurs que les attentes diffèrent selon les générations et les situations professionnelles. Une chose est sûre : quand il faut vraiment trancher, les grandes aspirations autour du travail se frottent vite à des considérations très concrètes.

💻 Le post LinkedIn de la semaine – Madame burn-out

Vous connaissez Madame Bonheur, Madame Bavarde ou Madame Pourquoi ? Sur LinkedIn, Caroline Averty complète la collection avec quelques personnages nettement moins réjouissants. Madame Guerrière, qui abat le boulot et donne de son temps sans compter, Madame qui s’oublie au bénéfice des autres ou encore Madame dans le déni qui n’écoute pas les maux du corps composent son portrait-robot, volontairement humoristique, de la candidate idéale… au burn-out. Le trait est forcé, les dessins sont mignons, mais certains profils risquent tout de même de vous sembler familiers.

À propos de l’auteur

  • Stéphane Varisellaz

    Content Manager RH chez Parlons RH

    Stéphane a développé son appétence pour la création de contenus au cours de plusieurs expériences variées, en start-up et en agence. Passionné par l’univers des ressources humaines, tout particulièrement par la marque employeur et le recrutement, il officie chez Parlons RH en qualité de Content Manager. À la suite de sa licence Économie-Gestion, il obtient un Master 2 en Communication et Management du sport à l’ESG Management School de Paris.