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Entrepreneuriat au féminin en France et dans le monde : 16 données clés

le 13 avril 2021
Entrepreneuriat au féminin en France et dans le monde :16 données clés.

Bien qu’il y ait encore du chemin à faire, la place et le rôle de la femme en entreprise sont aujourd’hui des enjeux sociétaux et mondiaux dont plus personne ne doute. Mais pouvons-nous dresser le même constat lorsqu’on parle d’entrepreneuriat au féminin ? Quels sont les chiffres ? Quels obstacles reste-t-il à franchir pour le démocratiser ? On fait le point avec l’infographie réalisée par Digi Atlas sur le sujet.

 

L’entrepreneuriat au féminin en France, une dynamique positive

Autrefois largement réservé aux hommes, l’entrepreneuriat se féminise de plus en plus. Porté entre autres par des réseaux d’accompagnement dédiés ou non, l’entrepreneuriat féminin en France est en forte progression. En 2019, la Banque Mondiale a accordé à la France une note de 100/100, dans son étude « Les femmes, l’entreprise et le droit : une décennie de réformes », permettant de mesurer la facilité pour les femmes de créer une entreprise, de trouver un emploi ou de gérer leurs finances, du point de vue du droit. Tout n’est cependant pas tout rose et bien des progrès restent à faire !

40%,  c’est la part d’entreprises individuelles créées par des femmes en 2019. Bien que stable depuis 2015, cette proportion a connu une très forte croissance depuis 30 ans (elles représentaient 29% en 1987 et 33% en 2000). En revanche, si l’on élargit le spectre à l’ensemble des entreprises, la proportion est de l’ordre de 30% et n’a pas augmenté depuis 10 ans. Lorsqu’on parle de startups, les chiffres sont beaucoup moins encourageants et la mixité manque cruellement, avec 10% de fondatrices en France. Pire encore, les startups féminines ne représentent que 2% des fonds levés depuis 2008, et si financées, elles reçoivent 2,5 fois moins de fonds que les projets portés par des hommes.

 

L’entrepreneuriat, une quête de sens pour les femmes, freinée par divers facteurs et par la crise actuelle ?

L’entrepreneuriat est aujourd’hui une possibilité d’orientation professionnelle bien connue en France, si bien que 82% des femmes de la population active l’ont déjà envisagé (contre 86% des hommes). Cette perspective d’orientation est pour les femmes un moyen de donner plus de sens à leur vie. 60% d’entre elles considèrent d’ailleurs l’entrepreneuriat comme une forme d’engagement pour changer la société. Un chiffre qui prend tout son sens lorsque l’on apprend qu’elles représentent deux tiers des créations d’entreprises dans le secteur « enseignement, santé et action sociale » – contre 13% dans le secteur « information et communication ».

Malgré ces chiffres encourageants, de nombreuses femmes ne se lancent pas. Parmi les principaux freins, nous relevons :

  • Le manque de confiance en soi ;
  • Le manque de temps et la difficulté à concilier vie professionnelle et vie personnelle ;
  • La peur de ne pas gagner suffisamment et/ou la peur de l’échec financier ;
  • Le manque de formation et d’éducation ;
  • Le sentiment de ne pas être assez entourées et accompagnées ; il apparaît également que les femmes semblent moins reconnues par les institutions.

Ce n’est un secret pour personne, la crise sanitaire liée à la Covid-19 affecte toutes les strates de notre société et les entrepreneures n’échappent pas à cette situation difficile. Selon Bouge Ta Boîte, 16% des dirigeantes de TPE interrogées étaient en risque immédiat de fermeture entre juillet et fin septembre 2020, et 47% estimaient pouvoir tenir 6 mois maximum au vu de leur trésorerie. 40% de ces femmes ont annoncé avoir perdu plus de 70% de leur chiffre d’affaires sur la période du premier confinement en 2020.

L’incubateur féminin « Les Premières » a également réalisé un sondage auprès de son vivier d’entrepreneures. Les résultats sont poignants : en effet, 22% des créatrices d’entreprise ont dû faire face à un arrêt total de leur activité. Face à la situation, seulement 50% d’entre elles ont bénéficié d’aides économiques, et 42% n’étaient pas éligibles. Les 8% restantes n’en ont tout simplement pas eu besoin. Néanmoins, ces femmes ont également su tirer parti de cette crise pour préparer la reprise, et entreprendre à nouveau. La moitié d’entre elles ont suivi une formation, d’autres en ont profité pour accroître leur présence sur les réseaux sociaux, ou encore retravailler leur site Internet.

 

Et dans le reste du monde, qu’en est-il ?

Bonne nouvelle : l’entrepreneuriat féminin progresse partout dans le monde. En 2017, 163 millions de femmes ont créé une entreprise, et 111 millions en dirigeaient une déjà constituée (selon l’étude du Global Entrepreneurship Monitor édition 2016-2017). Une progression notable de 10% depuis l’édition précédente en 2014-2015. Avec un taux de 46,4%, le Ghana est le pays qui comptabilise le plus d’entreprises gérées par des femmes, suivi par la Russie et l’Ouganda (avec des taux de respectivement 34,6% et 33,8%). Ces chiffres sont néanmoins à prendre avec des pincettes, puisque dans les pays dits « à faible revenu », l’entrepreneuriat et le travail indépendant relèvent davantage de la nécessité que de l’envie. En France, 23,9% des entrepreneures le seraient par nécessité. Les Etats-Unis restent pour autant numéro 1 de l’entrepreneuriat au féminin avec 1 200 entreprises créées chaque jour par des femmes.

 

Malgré la crise sanitaire et ses conséquences, l’entrepreneuriat au féminin dans le monde est en plein boom. Depuis des années, et à l’échelle de chaque pays, des progrès sont constatés et le nombre d’entreprises créées par des femmes, augmente. Cependant, des améliorations restent à faire notamment en termes d’accompagnement, « tout d’abord par les proches, qui sont les premiers soutiens d’un projet, mais aussi par des instances, des organisations locales, des entreprises qui croient en elles » d’après Hannah Peters, fondatrice de Digi Atlas !


Source : Digi Atlas

Passionnée par les réseaux sociaux, Coline est Community Manager chez Parlons RH. Curieuse et créative, elle bouillonne d’idées qu’elle aime particulièrement mettre au service de son métier. Elle accompagne ses clients au quotidien dans leurs problématiques digitales et dans l’animation de leurs médias sociaux. Coline est diplômée d’un Master marketing, communication et stratégies commerciales.

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