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Enquête : succès et échecs des recrutements vus par les recruteurs

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68 % des recrutements sont des succès, oui mais… Une nouvelle étude réalisée par You-Trust s’intéresse à la qualité des embauches au sein des entreprises françaises. Force est de constater que cela se passe plutôt bien puisque deux tiers d’entre elles se révèlent être des succès relatifs ou avérés. Mais en regardant dans le détail, on remarque que selon la taille de l’entreprise, les DRH portent des regards plus ou moins bienveillants sur leurs nouvelles recrues. Entre échecs patents et réussites réelles, deux visions se font face.

 

36 283 recrutements analysés

Un recrutement raté fait partie des hantises des DRH, et ce, quelle que soit l’entreprise, son secteur d’activité ou sa localité. Et pour cause, cela coûte du temps et de l’argent. Alors, en embauchant une nouvelle recrue – même lors d’une mobilité interne -, il n’est pas interdit de croire qu’il s’agit de la perle rare . Et cela s’avère souvent le cas d’après l’enquête You-Trust¹ dévoilée le 22 mai 2017. En effet, 68 % des personnes engagées font la satisfaction de leurs recruteurs. C’est ce qui ressort nettement de l’analyse de plus de 36 000 embauches réalisées en 2015 par 84 responsables du recrutement, DRH, responsables de cabinets de recrutement et managers opérationnels, tous secteurs confondus.
Cependant, la plateforme qui a mené l’étude de septembre 2016 à mars 2017, pointe des divergences loin d’être anodines, notamment, selon la taille de la structure. Car à y regarder de plus près, que l’on officie dans une TPE et PME ou une grande, voire une très grande entreprise (ETI et TGE), les perceptions se révèlent bien différentes.

 
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Recrutement : des TPE et PME trop pessimistes ?

Ainsi, le taux de réussite globale des recrutements au sein des entreprises petites et moyennes atteint respectivement 54 % et 57 % contre plus de 70 % pour les grands groupes. Mais les succès avérés, à savoir les plus qualitatifs, sont deux fois plus importants au sein des TPE-PME (19 % et 20 %) que du côté des ETI-TGE (10 % et 8 %). Même constat lorsqu’on s’intéresse aux échecs patents : ils atteignent 10 % des recrutements des TPE-PME contre à peine 3 % dans les sociétés plus grosses.
Deux tendances paraissent donc se dessiner. Les cabinets de recrutement et les managers opérationnels s’en font d’ailleurs l’écho. D’une part, les analyses des cabinets rejoignent celles des ETI-TGE, d’autre part, les managers obtiennent des résultats similaires aux DRH issus des TPE-PME. Mais comment justifier de tels écarts ? D’autant que les managers sondés sont homogènes dans leurs réponses, peu importe la taille de la société dans laquelle ils évoluent. Ceux travaillant pour des ETI-TGE ne partagent pas la vision des recruteurs de leurs propres entreprises. Paradoxe ?
Pour You-Trust, la notion de proximité, ou plutôt son absence, peut expliquer en partie ces différences. Le cas des cabinets de recrutement est criant. « L’éloignement du quotidien de l’entreprise et du nouvel embauché » ajoute une difficulté supplémentaire pour évaluer la qualité du recrutement au-delà de la période d’essai — en serait-il de même pour les DRH des grands groupes ? L’autre enseignement, c’est celui du « coût externe pour l’entreprise » que représente un tel service. « Un cabinet (…) se doit de justifier d’une démarche plus rigoureuse que pour un recrutement classique », peut-on lire.

 

Succès et échecs : le savoir-être en cause

En revanche, concernant les causes de ces succès avérés et de ces échecs patents, un élément sort du lot et fait l’unanimité : le savoir-être. C’est lui qui fait pencher la balance dans un sens comme dans l’autre, avec une proportion plus forte chez les managers (85 %) et DRH (70 %) qu’au sein des cabinets de recrutement (64 %). Ainsi, la motivation apparaît comme le facteur principal de réussite avec 39 % des suffrages, devant le tempérament (21 %), l’ouverture d’esprit (20 %) et l’intelligence émotionnelle (19 %). Le classement de ces critères se trouve totalement chamboulé lorsqu’il est question d’expliquer les échecs. Dans ces cas-là, c’est le manque d’ouverture d’esprit (35 %) qui explique les revers.
Enfin, il apparaît que si les recruteurs restent attachés aux tests de personnalité – 65 % des DRH et managers y ont recours comme 76 % des cabinets de recrutement –, 90 % des interrogés disent ne pas en tenir compte dans leur décision ! Ils sont pourtant 93 % à prendre connaissance des résultats. Ces outils de mesure manquent-ils de pertinence ? Ou sont-ils difficilement déchiffrables ? Quoi qu’il en soit, il paraît urgent de se pencher sur la question. Optimiser les moyens existants ou s’orienter vers de nouveaux processus se révèlent indispensables pour que les responsables du recrutement bénéficient d’indicateurs efficaces lors de leur prise de décision.

 

(1) Plateforme certifiant le comportement et le savoir-être des candidats à l’emploi. Pour plus d’information, découvrez l’étude complète.

 

Crédit photo : Shutterstock / Andrey Popov

 

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Aurelya BILARD

Journaliste, Aurélya multiplie les expériences au sein de startups et pure players, avant de s’orienter vers le brand content en freelance. Après avoir traité de nombreux sujets dans les domaines du recrutement et de la formation pour le compte d’un jobboard, elle rejoint Parlons RH en tant que rédactrice RH. Diplômée d’une Licence d’Histoire à la Sorbonne, elle est aussi titulaire d’un Certificat de qualification aux métiers du journalisme (ESJ Paris).

Un commentaire

  1. accessoire voiture le 18 octobre 2017

    Comme toujours superbe article
    Bravo et bonne continuation

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