Cette semaine, la Revue du web démarre avec les freelances, les grands oubliés de la QVCT : ils travaillent avec vos équipes, participent à la vie de l’entreprise et contribuent à ses projets. Pourtant, les initiatives pour améliorer leur quotidien au travail se font beaucoup plus rares. Alors on change ? On enchaîne avec une affaire autrement plus mystérieuse : un simple petit signe, que vous utilisez probablement plusieurs dizaines de fois par jour par mail ou messagerie instantanée, pourrait bien vous faire passer pour quelqu’un de froid, voire de franchement désagréable. Vous découvrirez lequel dans la deuxième actu de la semaine. Un peu de douceur ensuite, avec un sujet qui devrait intéresser tous ceux qui souhaitent prévenir le burn-out. La bienveillance peut-elle vraiment faire la différence ? Oui, mais pas n’importe laquelle. La suite nous emmène à l’Assemblée nationale, où les députés viennent de rétablir un dispositif destiné à faciliter le quotidien des victimes de violences sexistes et sexuelles : un nouveau congé, dont l’adoption définitive reste à confirmer (mais c’est déjà un bon début). Pour terminer, on vous souhaite bon courage ! Pour quoi faire ? Pour travailler, pardi ! Une drôle d’expression bien française qui en dit long sur notre rapport au boulot. Quant au chiffre de la semaine, il révèle un sacré gouffre entre les qualités que les entreprises reconnaissent aux seniors et les efforts qu’elles déploient pour les attirer. Si vous êtes sujets au vertige, vous voilà prévenus. Bonne lecture !
[QVCT] Ohé ohé, freelances abandonnés
Semaine de quatre jours, horaires aménagés, prévention des risques psychosociaux, droit à la déconnexion… Les entreprises ne manquent pas d’idées pour chouchouter leurs équipes. Enfin, une partie de leurs équipes. Pour les freelances, en revanche, c’est une autre histoire. Pourtant, eux aussi connaissent leur lot de difficultés. Selon une enquête Ifop pour Welfaire, un indépendant sur cinq juge sa santé mentale mauvaise et 58 % peinent à gérer la fatigue, le stress et la charge mentale liés à leur activité. Stratégies nous en dit plus sur ces grands oubliés de la QVCT, dont la place dans les entreprises ne cesse de grandir. Certaines commencent d’ailleurs à changer leurs habitudes en les intégrant davantage à la vie des équipes : accès aux événements internes, participation aux réunions stratégiques, accueil plus soigné… Des initiatives qui peuvent aussi avoir du bon pour l’entreprise, notamment lorsqu’il s’agit de faire appel régulièrement à leurs précieuses compétences.. Indépendant ne devrait pas rimer avec indifférent. Je lis l’article
[EXPÉRIENCE COLLABORATEUR] Un point c’est tout !
Bienvenue dans le monde merveilleux des échanges professionnels, où un simple signe de ponctuation peut suffire à déclencher une petite crise de paranoïa. Dans un article consacré à nos habitudes sur Teams et par mail, Les Échos Solutions s’intéresse à ce pauvre point final, qui n’a pourtant rien demandé à personne. Dans les messages courts, il peut donner une impression de froideur, de distance, voire d’agacement. À l’inverse, un point d’exclamation, un emoji ou quelques mots supplémentaires peuvent rendre le ton plus chaleureux. Tout est évidemment une question de contexte, d’interlocuteur et d’habitudes. Chers professionnels des RH, voilà un sujet à glisser dans votre prochaine communication interne. Quelques conseils pour éviter les malentendus à l’écrit, un petit rappel sur l’importance du ton employé et une invitation à privilégier les échanges de vive voix quand les messages commencent à prêter à confusion. Sur ce, bonne journée. Je lis l’article
[SANTÉ AU TRAVAIL] Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil
Être bienveillant au travail, c’est quoi au juste ? Dire bonjour avec le sourire, prendre des nouvelles de ses collègues, ne jamais hausser le ton ? C’est un bon début, mais on peut faire un peu mieux. Doctissimo rappelle que la bienveillance ne se résume pas à une ambiance sympathique et à quelques petites attentions. Elle peut aussi jouer un rôle essentiel dans la prévention du burn-out, à condition de se traduire concrètement dans le quotidien des équipes. Comment ? En créant un climat de confiance dans lequel chacun peut parler de ses difficultés sans craindre d’être jugé, demander de l’aide lorsque la charge devient trop lourde ou reconnaître une erreur sans se faire taper sur les doigts. Pour vous, professionnels des RH, cela passe notamment par des managers formés à l’écoute active, à une véritable reconnaissance du travail accompli et à la possibilité de remettre en question certaines pratiques avant qu’elles ne conduisent à l’épuisement. Un collaborateur écouté, soutenu et respecté sera aussi plus à même de signaler quand les choses commencent à déraper. Un premier pas essentiel pour éviter d’en arriver au burn-out. Je lis l’article
[DROIT SOCIAL] Un nouveau congé pour les victimes de violences sexistes et sexuelles ?
Pour les victimes de violences sexistes et sexuelles, les démarches peuvent être nombreuses, longues et difficiles à concilier avec leur activité professionnelle. Une situation à laquelle les députés souhaitent apporter une réponse claire avec la création d’un congé spécifique, présenté par 20 Minutes. L’objectif ? Permettre aux salariés concernés de s’absenter pour accomplir ces démarches, sans avoir à puiser dans leurs congés habituels ni à subir de perte de rémunération. Le dispositif, qui concernerait notamment les victimes d’agressions sexuelles, de harcèlement sexuel ou d’agissements sexistes, a connu quelques rebondissements à l’Assemblée nationale. D’abord rejeté le 9 octobre, il a finalement été rétabli lors du vote du 13 octobre. Pour les professionnels des RH, c’est une évolution importante à suivre, qui pose aussi la question de l’accueil et de l’accompagnement des victimes dans l’entreprise. Le texte doit désormais poursuivre son parcours parlementaire au Sénat. Je lis l’article
[SOCIÉTÉ] Bon courage !
« Bon courage pour ta journée ! », « Bon courage pour la reprise ! », « Bon courage pour la réunion de 14 h ! » Mais enfin, on part au bureau ou à la guerre ? Dans un article publié par RMC, cette petite expression typiquement française, utilisée à toutes les sauces et souvent sans même y réfléchir, en prend pour son grade. Ces deux mots, pourtant prononcés avec les meilleures intentions du monde, donnent une drôle de vision du travail : une épreuve à surmonter, une corvée à endurer, voire un mauvais moment à passer avant de retrouver enfin la liberté. Rien que ça ! Devons-nous changer nos habitudes ? Certainement, en remplaçant de temps en temps ce fameux « bon courage » par un « bonne journée », un « profite bien de ta journée » ou même un « amuse-toi bien » (soyons fous !). Après tout, on peut aussi aller travailler sans avoir l’impression de partir au combat. Allez, bon courage pour la fin de la semaine, le week-end arrive ! Je lis l’article
📊 Le chiffre de la semaine : 87 %
87 % des entreprises franciliennes interrogées n’ont mis en place aucune action spécifique pour attirer les candidats seniors, révèle une enquête du CROCIS, l’observatoire économique de la CCI Paris Île-de-France. Pourtant, quand il s’agit de vanter les mérites des profils expérimentés, les employeurs ne manquent pas d’arguments : expertise, autonomie, fiabilité, savoir-faire… Que de qualités ! Au moment de passer à l’action, en revanche, l’enthousiasme semble retomber un chouïa. Le constat n’est guère plus réjouissant pour les seniors déjà en poste, puisque 86 % des entreprises interrogées n’ont prévu aucun aménagement particulier pour les maintenir dans l’emploi. Bref, les seniors ont la cote. Sur le papier, surtout.
💻 Le post LinkedIn de la semaine – DRH, une pause s’impose
Vous êtes DRH et vous avez l’impression de courir après le temps ? Entre les recrutements urgents, les négociations avec les partenaires sociaux, la transparence salariale et les dossiers qui s’empilent, difficile de trouver ne serait-ce qu’une heure pour prendre du recul. Dans son post LinkedIn de la semaine, Benoît Girardin propose aux professionnels RH de s’accorder une vraie pause. Rendez-vous le 11 janvier 2027 à la Maison de la Chimie, à Paris, pour une journée de débats et de réflexion sur le monde du travail, avec 60 intervenants au programme. Une journée entière pour réfléchir à demain plutôt que de gérer les urgences d’aujourd’hui. Avouez que ça change !




