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Revue du web #596 : Y’a d’la joie, seul au monde et maillot, boulot, dodo !

Cette Revue du web met la QVCT à l’honneur. Au menu : joie, équilibre, charge mentale, parentalité et quelques débats qui agitent les bureaux.

Publié le 19/06/2026

Mis à jour le 19/06/2026

Par Stéphane Varisellaz

À l’occasion de la Semaine de la QVCT, qui s’achève aujourd’hui, la rédaction de Parlons RH vous propose une Revue du web placée sous le signe du bien-être au travail, de l’équilibre des temps de vie, de la santé mentale… et du football, Coupe du monde oblige ! Comment cultiver la joie au travail ? Découvrez les secrets de ces entreprises qui en ont fait un ingrédient essentiel des équipes qui tiennent. Si vous êtes plutôt team présentiel, vous trouverez dans la deuxième news de cette Revue du web de nouveaux arguments pour vos débats enflammés avec la team télétravail. Enfin, peut-être ! Next : la parentalité est-elle un sujet qui relève de la sphère privée ? Plus vraiment, à en croire ces organisations qui en font un levier d’attractivité, d’engagement et de fidélisation pour des talents qui ne veulent plus choisir entre carrière et vie de famille. Vous avez déjà oublié ce que vous étiez en train de faire avant de commencer à lire cette Revue du web ? Félicitations, vous venez de faire l’expérience de la surcharge cognitive. La bonne nouvelle, c’est que la quatrième actu contient quelques antidotes. Ballon rond maintenant. Nous avons trouvé la réponse à la question qui vous brûle les lèvres : peut-on venir travailler avec un maillot de foot sur le dos sans risquer le carton rouge ? Tout à fait Thierry, dans la plupart des cas. Enfin, le chiffre de la semaine nous rappelle qu’entre les discours sur l’authenticité et l’inclusion, la grande majorité des mamans préfèrent encore être discrètes lorsqu’il s’agit d’évoquer leur vie familiale au travail. Bonne lecture !

[QVCT] Y’a d’la joie

On a des référents harcèlement, des plans de prévention, des baromètres d’engagement et des formations sur la gestion du stress. Et si, pour une fois, on parlait de ce qui donne réellement envie de venir travailler le matin ? Doctissimo s’intéresse à une notion que l’on croise rarement dans les tableaux de bord RH : la joie. Oui, la joie. Celle qui naît d’un fou rire en réunion, d’un projet qui aboutit, d’un collègue qui annonce une bonne nouvelle ou d’une petite victoire que l’on prend le temps de célébrer. Certaines entreprises vont même jusqu’à accorder un « Budget de Joie » à leurs salariés pour financer une activité qui les rend heureux, à condition de partager ensuite ce moment avec l’équipe. L’idée peut faire sourire. Pourtant, les recherches citées dans l’article rappellent que les émotions positives favorisent la créativité, renforcent les liens sociaux et améliorent le bien-être. 90 ans après le hit de Charles Trenet, il serait peut-être temps de remettre un peu de joie au travail. Je lis l’article

[TÉLÉTRAVAIL] Y’a rien à  faire, je suis seul au monde

Vous êtes plutôt team télétravail ou team présentiel ? Quel que soit votre camp, il y a de fortes chances que vous ayez déjà défendu votre position avec la conviction d’un supporter un soir de finale de Coupe du Monde. Cette étude publiée dans la prestigieuse revue Science, relayée par Presse Citron, pourrait bien relancer le match. Premier constat : les télétravailleurs sont nettement plus isolés que leurs collègues en présentiel. Ils passent 58% plus de temps seuls et ont 72% plus de chances de ne voir absolument personne au cours de leur journée. Plus surprenant encore, ce déficit de relations au travail n’est pas compensé une fois la journée terminée. Cela provoque davantage de symptômes d’anxiété, de dépression et un recours plus fréquent aux professionnels de la santé mentale. Avant que les défenseurs du présentiel ne débouchent le champagne, les chercheurs apportent toutefois une nuance importante : il n’est pas question d’enterrer le télétravail. D’autres travaux ont au contraire mis en évidence ses bénéfices sur la productivité, le sommeil ou encore l’équilibre de vie. Certaines populations, comme les aidants familiaux ou les personnes neurodivergentes, en tirent également des avantages particulièrement importants. Jeu, set… mais pas encore match, donc. Je lis l’article

[PARENTALITÉ] Dur dur d’avoir un bébé

La parentalité relève-t-elle exclusivement de la sphère privée ? À chacun de se débrouiller avec les couches, les nuits hachées, les rendez-vous médicaux et la quête du Graal des jeunes parents : trouver une place en crèche. Hellowork présente une tendance qui gagne du terrain dans certaines organisations : faire de la parentalité un véritable sujet RH. Congés rallongés, maintien du salaire pendant toute la durée des congés maternité et paternité, coaching avant et après l’arrivée d’un enfant, guides pratiques, jours enfant malade rémunérés ou encore solutions de garde… la liste des dispositifs, qui ne cesse de s’allonger, dessine une évolution plus profonde. Accompagner la parentalité n’est plus seulement une question de bienveillance. C’est aussi un levier d’attractivité, d’engagement et de fidélisation pour des talents qui ne veulent plus choisir entre carrière et vie de famille. Je lis l’article

[SANTÉ AU TRAVAIL] J’ai la mémoire qui flanche

Un mail. Une notification Teams. Une réunion qui commence dans cinq minutes. Un collègue qui passe « juste pour une question rapide ». Si cette succession d’interruptions vous semble familière, vous souffrez peut-être de ce que l’on appelle la surcharge cognitive. Courrier Cadres s’intéresse à cette fameuse charge mentale qui accompagne le quotidien de nombreux salariés. Dans des organisations toujours plus complexes, où les interlocuteurs se multiplient et les notifications pleuvent, notre cerveau passe une bonne partie de son temps à tenter de suivre le rythme. Le problème ? À force de jongler avec trop d’informations, il fatigue, commet davantage d’erreurs et prend parfois de mauvaises décisions. Rassurez-vous, pas besoin de partir vivre dans une cabane dans les bois sans Wi-Fi pour autant. Quelques bonnes pratiques peuvent déjà faire la différence, telles que couper les distractions, découper les tâches, prendre de vraies pauses ou encore apprendre à déconnecter. Votre cerveau n’est pas un navigateur internet capable de faire tourner 57 onglets simultanément. À un moment, il rame. Je lis l’article

[SOCIÉTÉ] Maillot, boulot, dodo !

Tous les quatre ans, c’est la même chanson avec la Coupe du Monde de football : des millions de sélectionneurs font leur apparition, des débats passionnés éclatent à la machine à café et certains affichent fièrement leurs couleurs. Capital s’est donc penché sur la question essentielle de ce mois de juin : peut-on porter un maillot de foot au travail pendant la Coupe du monde ? La réponse est globalement oui… mais pas toujours. Hygiène, sécurité, décence ou simplement code vestimentaire de l’entreprise : quelques règles peuvent venir refroidir les ardeurs des supporters les plus enthousiastes. Si votre patron vous autorise à débarquer en maillot floqué Mbappé, évitez peut-être quand même les glissades sur les genoux dans le couloir après chaque victoire. Allez les Bleus ! Je lis l’article

📊 Le chiffre de la semaine : 87%

Alors que les entreprises encouragent l’authenticité, valorisent l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle et multiplient les discours sur l’inclusion, 87% des mères actives déclarent avoir déjà évité de parler de leurs enfants au travail, par crainte d’être jugées ou pénalisées dans leur carrière, selon une étude de LiveCareer. Une impression ? Pas vraiment, non. 73% des répondantes estiment avoir déjà été considérées comme moins investies professionnellement parce qu’elles sont mères. Peut-on réellement être soi-même au travail lorsque certains aspects de sa vie personnelle continuent d’être perçus comme un handicap professionnel ? Plus d’un siècle après la création du congé maternité, celui-ci reste encore trop souvent considéré comme une absence à gérer plutôt qu’une étape normale d’un parcours professionnel.

💻 Le post LinkedIn de la semaine – Fragile ou fragilisé ?

50% des salariés déclarent souffrir au travail. Un chiffre sur lequel Estelle Wolffer s’arrête dans son post LinkedIn, en remettant en question un réflexe encore très répandu. Lorsqu’une personne va mal, nous avons tendance à chercher ce qui ne fonctionne pas chez elle : sa sensibilité, sa personnalité, son histoire ou sa capacité à gérer la pression. Pourtant, lorsque la moitié des salariés se disent en souffrance, l’explication individuelle commence à montrer ses limites. Ceux qui craquent ne sont pas forcément les plus fragiles. Ce sont parfois ceux qui compensent depuis le plus longtemps les écarts entre les moyens dont ils disposent, les attentes qui pèsent sur eux et la réalité du terrain.

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À propos de l’auteur

  • Stéphane Varisellaz

    Content Manager RH chez Parlons RH

    Stéphane a développé son appétence pour la création de contenus au cours de plusieurs expériences variées, en start-up et en agence. Passionné par l’univers des ressources humaines, tout particulièrement par la marque employeur et le recrutement, il officie chez Parlons RH en qualité de Content Manager. À la suite de sa licence Économie-Gestion, il obtient un Master 2 en Communication et Management du sport à l’ESG Management School de Paris.