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PODCAST | Rassam Yaghmaei, Talent Director de Free – S02 ép03

Dans ce nouvel épisode de Passion DRH, j’ai eu le plaisir de recevoir Rassam Yaghmaei, Talent Director de Free et co-fondateur du média Recruiters Inda House.

Publié le 28/11/2025

Mis à jour le 06/01/2026

Par Manon Consul

Dans ce nouvel épisode de Passion DRH, j’ai eu le plaisir de recevoir Rassam Yaghmaei, Talent Director de Free et co-fondateur du média Recruiters Inda House. Figure atypique de l’écosystème RH, il revient sans langue de bois sur son parcours, ses passions et ses convictions. L’occasion d’aborder ensemble les coulisses de son arrivée chez Free, le rôle que joue le rap dans sa vie, mais aussi ses réflexions sur l’authenticité, l’inclusion, l’évolution des métiers RH et même sur le costume-cravate. Entre confidences et moments inattendus (dont un freestyle mémorable), il nous offre un échange à son image : libre, vibrant et passionné.

1. Un décideur RH qui casse (vraiment) les codes  

Ce que j’ai tout de suite apprécié chez Rassam Yaghmaei, c’est sa singularité. S’il ne coche pas toutes les cases d’un décideur RH « classique », il assume au contraire les mille facettes qui font la richesse de sa personnalité, entre talent director chez Free, rappeur, créateur de contenus ou encore Top Voice LinkedIn. 

Tout au long de l’épisode, il raconte comment, pendant des années, il a laissé sa passion du rap dans « un coffre jeté au fond du lac », pour mieux rentrer dans le moule. Puis comment, petit à petit, il a osé ramener cette part de lui au travail, encouragé par les environnements bienveillants dans lesquels il a travaillé, de Doctolib à Free. Mais au-delà de la passion, on sent surtout un décideur qui refuse la langue de bois, qui parle de carrière, de diversité, d’authenticité, de business… parfois loin des discours formatés que l’on a l’habitude d’entendre dans l’écosystème RH. 

« Les premières années de ma carrière, je les ai globalement vécues comme un combat contre moi-même. J’ai dû me faire violence à tous les niveaux, que ce soit pour enfiler mon premier costume, pour comprendre ce qu’est une entreprise ou encore pour assimiler des termes parfois barbares que je ne connaissais pas. » 

Bref, Rassam Yaghmaei représente parfaitement cette nouvelle génération de professionnels de la fonction RH qui osent assumer leurs combats, leurs doutes, leurs contradictions, et qui n’essaient pas de lisser leur histoire pour mieux paraître… et ça fait du bien ! 

2. Une histoire personnelle qui sert d’ode à la pluralité des identités 

Grâce notamment aux mini-jeux qui rythment cette nouvelle saison de Passion DRH, le talent director de Free s’est livré sur son parcours. De quoi découvrir l’humain derrière le professionnel, mais surtout, l’occasion d’en apprendre un peu plus sur son histoire personnelle. Né en Iran, il quitte le pays à l’âge de 3 ans, pendant la période post-révolution, et s’installe avec sa famille en Corée du Sud où il apprend l’anglais, avant d’arriver en France quatre ans plus tard. Une enfance riche, plurielle, qui contribue à faire de lui qui il est. 

Mais ce que le parcours de Rassam raconte surtout, c’est que l’on peut porter en soi plusieurs cultures, plusieurs influences et que tout cela peut nourrir, au sens le plus noble, une carrière RH. 

3. Un freestyle de rap d’anthologie se cache dans l’épisode (si, si !)

Certainement mon moment préféré de l’épisode. Quand je lui ai lancé le défi d’imaginer un freestyle pour convaincre un candidat de rejoindre Free, celui qui considère le rap comme sa « colonne vertébrale » n’a pas hésité une seconde : il s’est lancé dans un freestyle de rap improvisé, nous offrant un moment absolument culte, à écouter et ré-écouter en boucle ! 

« Je dirais simplement qu’on s’est promis de rester simple, la devise, c’est de parler vrai. Pour les équipes, les abonnés, il faut rester Free, il faut rester frais. »

Ce moment, totalement inattendu, donne à l’épisode une énergie unique. On découvre un dirigeant capable de sortir du cadre, de surprendre et de créer du lien autrement. Une vraie bouffée d’air frais dans un univers RH parfois trop lisse.

4. On y questionne l’injonction permanente à l’authenticité

Si l’authenticité pouvait avoir un visage, ce serait sûrement celui de Rassam Yaghmaei. Pourtant, ce dernier n’hésite pas à remettre en question l’injonction à être soi-même, partout, tout le temps.  C’est un sujet sérieux, complexe, et parfois… piégeux. Lui-même reconnaît avoir dû avancer avec prudence, surtout au début de sa carrière. Non pas par manque de personnalité, mais parce qu’être authentique trop tôt, trop fort, aurait pu lui fermer des portes.

« Pour être vraiment soi-même, il faut être un peu stratégique. Tout le monde peut être authentique au travail, mais peut-être pas au même moment. »

Son propos est précieux : il rappelle que l’authenticité ne se décrète pas, mais qu’elle se construit. Il n’empêche que l’une des choses qu’il préfère dans son métier, c’est de capter LE moment où le candidat en face de lui baisse les armes et se montre tel qu’il est réellement. 

5. La diversité et l’inclusion peuvent aussi être des leviers business

Parmi les combats et engagements qui lui tiennent le plus à cœur dans son métier, Rassam Yaghmaei cite sans détours l’inclusion et la diversité. Premièrement, parce qu’il a compris que les gens l’attendaient sur ces sujets. 

« Les gens m’ont beaucoup associé à des combats autour de la diversité, autour du fait d’être soi-même au travail. Et j’accepte maintenant de représenter ça, parce que j’ai ma tête, j’ai mon parcours, j’ai mon histoire… et que je rap au travail. »

Un combat qu’il embrasse aujourd’hui avec plaisir, bien qu’il reste pragmatique. S’il a commencé à s’intéresser à l’inclusion et la diversité, c’est en partie pour attirer les meilleurs talents. Ces derniers ont des attentes fortes envers les entreprises : elles attendent qu’elles s’engagent, surtout qu’elles agissent. 

Ce que je retiens de notre échange ? Que Rassam Yaghmaei est un dirigeant profondément singulier. De ceux qui parlent métier sans jargon, sans masque et avec une honnêteté rare. De ceux qui rappellent qu’on peut être stratège et sensible, exigeant et drôle, talent director et rappeur.

Bonne écoute !

Un podcast animé par : Manon Consul. 

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À propos de l’auteur

  • Manon Consul

    Content Manager RH chez Parlons RH

    Passionnée par la création de contenu et le marketing digital, Manon est Content Manager chez Parlons RH. Avant de rejoindre l’agence, elle a exercé en tant que rédactrice-correctrice, puis elle a côtoyé l’univers des start-up. Ses domaines de prédilection RH tournent autour de l’expérience collaborateur et de la formation, en particulier du digital learning. Manon est titulaire d’une licence en communication et relations presse et d’un master en content marketing.