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Revue du web #594 : manager sandwich, lundi au soleil et l’été s’ra chaud

Cette semaine, on parle de managers pris en sandwich et de blues du dimanche soir. Aussi : IA, congé de naissance, canicule et santé mentale.

Publié le 05/06/2026

Mis à jour le 05/06/2026

Par Stéphane Varisellaz

En ouverture de cette #594ème Revue du web, nous vous proposons un sandwich un peu particulier. La garniture ? Le manager, coincé entre sa direction et ses équipes. Next : pour vous aussi le dimanche soir est parfois synonyme de boule au ventre ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. Ce phénomène porte un nom, les « Sunday Scaries », et pourrait cacher bien plus qu’un simple coup de blues. Pendant ce temps, l’intelligence artificielle continue de débarquer dans les entreprises à la vitesse d’un nouveau modèle OpenAI. Mais avant de brancher l’IA partout où il reste une prise disponible, trois questions méritent d’être posées (on vous dit lesquelles dans le 3ème article). Ah ! Une bonne nouvelle pour les jeunes parents ! À partir du 1er juillet, un nouveau congé de naissance fera son apparition. De quoi profiter un peu plus longtemps des couches, des câlins et des réveils de 3h du matin. Enfin, l’été s’ra chaud. Très chaud. Peut-être même plus tôt que prévu. Existe-t-il une température à partir de laquelle on peut légitimement arrêter de travailler ? Spoiler : le Code du travail n’est pas aussi généreux que le thermomètre. Le chiffre de la semaine, lui, risque d’ajouter quelques degrés à une atmosphère déjà bien chargée.

[MANAGEMENT] Le manager sandwich, coincé entre le marteau et l’enclume

Aujourd’hui, la vie du manager ressemble parfois davantage à une partie de squash où il serait à la fois la balle, le mur et l’arbitre. Hellowork s’intéresse au phénomène du « manager sandwich », ce cadre pris en étau entre une direction qui lui demande toujours plus et des collaborateurs qui attendent davantage d’écoute, de soutien et d’accompagnement. La fonction est devenue si exigeante que seuls 34% des cadres souhaitent aujourd’hui devenir managers, contre 42% il y a quatre ans. Managers désengagés, équipes en difficulté, projets qui ralentissent, turnover qui grimpe : quand la garniture du sandwich tourne, c’est toute la structure qui laisse un goût désagréable en bouche. Heureusement, la fatalité n’est pas au menu. Clarifier les attentes, mieux accompagner les managers, créer des espaces d’échange entre pairs ou encore réinvestir le temps gagné grâce à l’IA dans l’accompagnement humain figurent parmi les pistes avancées. Je lis l’article

[SANTÉ MENTALE] Le lundi au soleil, c’est une chose qu’on n’aura jamais

Vous connaissez peut-être les « Sunday Scaries », cette petite angoisse du dimanche soir qui apparaît au moment où le week-end touche à sa fin. Selon Psychologies, ce blues dominical n’est pas forcément une simple flemme passagère. Fatigue persistante, sommeil agité, boule au ventre, envie de fuir ses responsabilités ou impression de traîner un sac de ciment dès le réveil : ce fameux syndrome du lundi matin pourrait cacher quelque chose de plus profond. Manque de sens, surcharge émotionnelle, environnement de travail devenu toxique ou simple déconnexion avec ce que vous faites au quotidien. La bonne nouvelle ? Si le lundi agit comme un signal d’alarme, il peut aussi devenir un point de départ. À condition de prendre le temps d’écouter ce qu’il essaie de vous dire plutôt que de simplement survivre jusqu’au vendredi suivant. Je lis l’article

[INTELLIGENCE ARTIFICIELLE] Le prompt était pourtant parfait

Peut-être vous êtes-vous déjà demandé comment intégrer l’IA dans vos équipes. Ou plus exactement : où la brancher pour gagner du temps, économiser quelques ressources et, avec un peu de chance, révolutionner le monde ? Harmonie Santé présente une réalité un peu moins sexy : l’IA ne fonctionne pas comme une prise USB géante que l’on connecte à l’entreprise en attendant que la magie opère. Les promesses de productivité masquent quelques effets secondaires moins médiatisés : surcharge mentale, perte de sens, isolement ou encore prolifération de la fameuse « shadow IA », lorsque les salariés utilisent discrètement des outils sans que personne ne sache vraiment lesquels. Avant de foncer tête baissée, trois questions s’imposent : quel est l’impact réel de l’intelligence artificielle sur l’emploi ? Quels effets risque-t-elle d’avoir sur la santé et l’engagement des salariés ? Comment l’intégrer sans oublier les humains censés travailler avec elle ? Trois interrogations certes moins spectaculaires qu’une keynote d’OpenAI mais probablement beaucoup plus utiles à long terme. Je lis l’article

[SOCIÉTÉ] Un congé supplémentaire pour les couches et les câlins

Les jeunes parents vous le confirmeront : les premiers mois avec un nouveau-né sont parfois un mélange étonnant de bonheur intense, de nuits blanches et d’une capacité nouvelle à tenir une conversation entière sur la couleur d’une couche. Bonne nouvelle pour eux : le décret précisant les modalités du futur congé de naissance a été publié ce mercredi 3 juin et, à partir du 1er juillet 2026, ils disposeront d’un peu plus de temps pour apprivoiser cette nouvelle vie. La Voix du Nord détaille les contours de ce nouveau dispositif, qui viendra compléter les congés maternité, paternité et d’adoption existants. Ouvert à tous les parents actifs, il pourra durer d’un à deux mois et être pris simultanément ou séparément par les deux parents. L’objectif affiché est triple : soutenir les familles, favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, et encourager un partage plus équilibré des responsabilités parentales. Une mesure qui ne supprimera pas les réveils à 3h17 du matin, mais qui permettra au moins de les vivre plus sereinement. Je lis l’article

[SANTÉ AU TRAVAIL] L’été s’ra chaud l’été s’ra chaud, dans les transports dans les bureaux

La semaine dernière, une bonne partie de l’hexagone a renoué avec une vieille connaissance : la canicule. De quoi se demander ce que nous réserve l’été, le vrai. Celui où l’on hésite entre travailler, fondre ou déménager directement dans le rayon surgelés du supermarché le plus proche. Face à cette montée du thermomètre, Sud Ouest s’est penché sur une question que beaucoup se posent : à partir de quand fait-il officiellement trop chaud pour travailler ? La réponse est à la fois simple et frustrante : le Code du travail ne fixe aucun seuil précis. En revanche, il impose aux employeurs de protéger la santé et la sécurité des salariés. Eau fraîche, adaptation de l’organisation, prévention des risques, prise en compte de la canicule dans le DUERP… les obligations existent bel et bien. Quant aux salariés, ils peuvent exercer leur droit de retrait en cas de danger grave et imminent. Reste à savoir si devoir décoller ses avant-bras du bureau toutes les cinq minutes entre dans cette définition. Je lis l’article

📊 Le chiffre de la semaine : 50%

Selon le dernier baromètre Empreinte Humaine, un salarié sur deux présente aujourd’hui des signes de détresse psychologique. Un niveau record depuis le lancement de l’étude en 2020, supérieur même à celui observé lors du premier confinement. Plus inquiétant encore, 83% des salariés concernés relient directement leur état à leur travail. Sentiment d’être devenu un simple exécutant, surcharge, manque de reconnaissance, difficulté à réaliser un travail de qualité… les causes sont connues depuis longtemps. Les chiffres aussi. Pourtant, le thermomètre continue de grimper. Et contrairement à la canicule, celle-ci ne devrait pas disparaître à la fin de l’été.

💻 Le post LinkedIn de la semaine – Un pansement sur une jambe de bois

Vous avez déjà essayé de réparer une fuite d’eau avec un pansement ? Non ? C’est sans doute parce que vous avez le sens des priorités. Sur LinkedIn, Caroline Loisel réagit à la réduction de la durée d’indemnisation chômage après une rupture conventionnelle, qui entrera en vigueur au 1er septembre. Une décision qui, selon elle, ressemble davantage à un pansement posé dans l’urgence qu’à une véritable réflexion sur l’emploi, les transitions professionnelles ou la place des seniors sur le marché du travail. Elle y voit surtout une forme de méfiance à l’égard des demandeurs d’emploi. La question est donc peut-être moins budgétaire que culturelle : en France, fait-on encore confiance aux individus ?

À propos de l’auteur

  • Stéphane Varisellaz

    Content Manager RH chez Parlons RH

    Stéphane a développé son appétence pour la création de contenus au cours de plusieurs expériences variées, en start-up et en agence. Passionné par l’univers des ressources humaines, tout particulièrement par la marque employeur et le recrutement, il officie chez Parlons RH en qualité de Content Manager. À la suite de sa licence Économie-Gestion, il obtient un Master 2 en Communication et Management du sport à l’ESG Management School de Paris.