Chaque rentrée sociale a son lot de tensions. Celle-ci s’annonce particulièrement chargée : inflation persistante, pouvoir d’achat en berne, négociations salariales à venir, évolution des retraites, réformes du chômage, débats sur le temps de travail, climat social tendu dans nombre de secteurs…
À cela s’ajoutent des inquiétudes plus larges : la permacrise géopolitique, la transition écologique qui presse, les transformations technologiques qui bousculent.
Bref, le climat est à l’incertitude, à l’anxiété, parfois à la colère.
Le 10 septembre, certains, sous le slogan « Bloquons tout », crieront leur exaspération dans la rue. On ne peut pas l’ignorer : ce cri, même s’il a des origines douteuses et des revendications polymorphes et contradictoires, a des racines profondes, souvent légitimes.
Dans l’entreprise, un autre rôle s’impose : celui du DRH.
C’est lui qui, au quotidien, porte la responsabilité d’organiser l’écoute, de maintenir le dialogue, d’anticiper les crispations, d’ouvrir des perspectives.
Le DRH n’est plus l’expert administratif.
Il est le pilote du changement et le générateur de confiance. C’est lui qui entretient le lien entre l’interne et l’externe, entre le monde du travail et le monde qui gronde.
C’est pourquoi le « R » de DRH ne peut plus se réduire à la « ressource » que l’on gère. Il doit redevenir la « relation » que l’on cultive. Une relation qui apaise, qui construit, qui donne du sens.
« La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir les hommes : il n’est qu’un luxe véritable, et c’est celui des relations humaines » comme disait Antoine de Saint-Exupéry.
Alors, face à la tentation du blocage, souvenons-nous de ce pouvoir singulier : dans l’entreprise, il revient au DRH d’être, de dire et de faire, avec audace et conviction : Débloquons tout !



