Cette semaine, les chiens s’invitent au bureau… et ils pourraient bien devenir un argument de recrutement plus efficace que certains avantages salariés. Wouf ! Open space toujours, mais changement d’ambiance : la traditionnelle guerre (très) froide oppose les adeptes de la climatisation à ceux qui rêvent simplement de ne plus porter un plaid en plein mois de juillet. Avec ce climat, l’armistice est loin d’être signé ! Les vacances approchent (ou ont déjà commencé) ! Et qui dit « vacances » dit aussi « déconnexion » totale… ou fictive ? Dans la troisième actu de la semaine, nous ferons le point sur le droit à la déconnexion. Dans cette Revue du web, nous revenons aussi sur les dérives parfois surprenantes du congé paternité, alors que le nouveau congé de naissance vient tout juste d’entrer en vigueur, ainsi que sur l’histoire bouleversante d’une mère licenciée alors qu’elle veillait sur son fils gravement brûlé. Enfin, le chiffre de la semaine nous projette en 2050. Attachez vos ceintures. Bonne lecture… et bonnes vacances aux petits veinards qui nous lisent depuis la plage !
[QVCT] Toutouyoutou !
Votre collègue mange parfois les restes du déjeuner, réclame des caresses à longueur de journée et accueille chaque visiteur comme une rock star ? C’est normal… si votre entreprise autorise les chiens au bureau. Contrairement aux apparences, il ne s’agit pas seulement d’une fantaisie réservée aux start-up branchouilles. Slate rapporte que près d’un actif français sur deux se dit prêt à changer d’entreprise pour travailler dans un environnement « pet-friendly ». Réduction du stress, ambiance plus conviviale, échanges facilités : les bénéfices avancés dépassent largement le simple plaisir de croiser un toutou dans l’open space. Le plus étonnant ? Certaines entreprises autorisent déjà les animaux au bureau… sans jamais le mentionner dans leurs offres d’emploi ou leur communication. Voilà peut-être un avantage qui gagnerait à sortir un peu plus souvent de sa niche. Je lis l’article
[QVCT] La guerre (très) froide du thermostat
Vous connaissez forcément ce collègue qui pousse la climatisation à fond dès que le thermomètre dépasse les 25 °C. Pendant que lui respire enfin, une partie de l’open space se bat désespérément pour récupérer le dernier plaid disponible. Une scène qui oppose bien souvent les hommes et les femmes… pour des raisons physiologiques bien documentées. Franceinfo explique que les femmes ressentent généralement davantage le froid que les hommes, notamment parce que leur masse musculaire produit moins de chaleur et que la circulation sanguine réchauffe moins efficacement les extrémités. En outre, les systèmes de climatisation sont encore calibrés à partir d’un modèle datant des années 1960 : celui d’un homme d’une quarantaine d’années, de 70 kilos, habillé d’un costume en laine. Un standard qui ne correspond plus vraiment aux salariés d’aujourd’hui qui pourrait bien expliquer quelques négociations animées autour de la télécommande. Je lis l’article (et je me prépare à cette nouvelle vague de chaleur)
[DROIT SOCIAL] Sea, mails and sun
Il y a deux types de vacanciers : ceux qui coupent leur téléphone… et ceux qui vérifient discrètement leurs e-mails entre deux plongeons en jurant que « ça ne prend que trente secondes ». Capital rappelle pourtant qu’en France, le droit à la déconnexion est inscrit dans la loi depuis 2016. Pendant leurs congés, les salariés sont libres de ne répondre ni aux appels, ni aux e-mails, ni aux messages professionnels, sans que leur employeur ne puisse leur en tenir rigueur. Pourtant, près d’un actif sur deux continue de consulter ses e-mails pendant les vacances, parfois par habitude, parfois par culpabilité. Certaines entreprises vont même jusqu’à couper l’accès aux messageries et aux outils de travail afin de garantir un véritable break. Après tout, un e-mail peut souvent attendre. Les vacances, elles, beaucoup moins. Je lis l’article
[PARENTALITÉ] Allo maman bobo
Le congé paternité est censé permettre aux jeunes papas d’accueillir leur enfant. Pourtant, certains semblent avoir une définition un peu plus… personnelle du concept. Karting, festival Tomorrowland, pêche, chasse, jeux vidéo ou encore travaux à la maison : 20 Minutes a recueilli les témoignages de femmes dont le conjoint a consacré son congé à peu près à tout… sauf à leur nouveau-né. Si les exemples prêtent parfois à sourire, les conséquences, elles, sont beaucoup moins légères avec notamment une charge mentale et parentale qui repose encore très largement sur les mamans. Un sujet qui tombe à point nommé, alors que le nouveau congé de naissance vient d’entrer en vigueur. Je lis l’article
[SOCIÉTÉ] Un licenciement qui interroge
Le 1er janvier 2025, l’incendie du bar Le Constellation, à Crans-Montana en Suisse, coûtait la vie à 41 personnes et faisait de nombreux blessés. Parmi eux, un jeune homme de 18 ans, gravement brûlé sur plus de 60% du corps. Alors qu’elle veillait sur son fils depuis plusieurs mois, sa mère a appris son licenciement… par téléphone. La Dépêche revient sur cette histoire qui interroge bien au-delà de ce cas particulier. Comment accompagner un salarié confronté à un drame personnel ? Dans le même temps, le père du jeune homme bénéficiait, lui, du soutien de son entreprise, qui lui a laissé le temps d’accompagner son fils dans sa convalescence et a même participé à une cagnotte créée par ses collègues. Deux employeurs, deux réactions face au même drame, qui rappellent combien le soutien apporté aux salariés peut faire toute la différence dans les moments les plus difficiles de la vie. Je lis l’article
📊 Le chiffre de la semaine : 69%
Le métro, le bureau de 9 h à 17 h, puis le métro à nouveau. Ce scénario, qui rythme encore le quotidien de millions de salariés, pourrait “bientôt” appartenir au passé. Selon une étude d’International Workplace Group (IWG), près de 7 responsables RH et salariés sur 10 estiment que les longs trajets domicile-travail et les horaires fixes auront disparu d’ici 2050. À la place, ils imaginent un travail réparti entre plusieurs lieux, davantage de flexibilité, des bureaux intelligents, des réunions en réalité virtuelle et une intelligence artificielle capable d’organiser les moments les plus propices à la collaboration. Une vision futuriste ? Peut-être. Mais il y a vingt-quatre ans, peu de monde aurait parié sur le télétravail, les visioconférences ou l’IA !
💻 Le post LinkedIn de la semaine – Toxique ou exigeant ?
Dans son carrousel pédagogique, avec juste ce qu’il faut d’humour, Alexandra Desconclois passe au crible les cinq comportements qui trahissent un manager toxique. S’attribuer les réussites mais distribuer les échecs, humilier sous couvert d’humour, changer les règles en permanence ou encore exiger l’impossible : autant de comportements qui finissent par pousser les collaborateurs à marcher sur des œufs plutôt qu’à faire leur travail.



