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Revue du web #597 : dormir au boulot, l’école est finie et égo, boulot, dodo

Canicule, recrutement, télétravail et management : cette Revue du web revient sur les sujets qui font monter la température dans les entreprises.

Publié le 26/06/2026

Mis à jour le 26/06/2026

Par Stéphane Varisellaz

Cette semaine, la météo annonce une vigilance rouge sur une bonne partie de la Revue du web. Dans la matinée, des températures tropicales devraient pousser certains salariés à rêver d’une nuit au bureau, sous la climatisation. En milieu de journée, un vent chaud venu d’Andalousie pourrait apporter quelques siestes au travail pour éviter les heures les plus étouffantes. Enfin, en fin d’après-midi, des fermetures d’écoles sont attendues sur une grande partie du territoire, avec un risque élevé de casse-tête pour les parents encore au bureau. Le reste de la semaine s’annonce plus contrasté : un contrôle renforcé à l’embauche avec des tests salivaires pour certains métiers, puis une dépression persistante sur le front du télétravail, où l’ego de certains dirigeants pourrait être plus déterminant que la productivité. Enfin, le chiffre de la semaine dissipe un brouillard tenace : non, les jeunes ne rejettent pas le management. Et n’oubliez pas, aujourd’hui nous fêtons les Anthelme. Bonne fête à eux… et bonne lecture à vous !

[SOCIÉTÉ] J’irai dormir au boulot

Quand la canicule transforme votre logement en four à chaleur tournante avec un ventilateur qui brasse surtout de l’air chaud, une idée finit par vous traverser l’esprit : et si vous alliez dormir au bureau ? Après tout, il y a la climatisation, des prises électriques et parfois même un canapé qui semble vous tendre les bras. 20 Minutes s’est penché sur cette question existentielle. Verdict : rien ne l’interdit vraiment dans la loi, mais rien ne l’autorise non plus. Tout dépend notamment du règlement intérieur de l’entreprise et, surtout, de l’accord de l’employeur. Mais entre responsabilité juridique, sécurité, temps de repos, égalité de traitement et frontière déjà fragile entre vie professionnelle et vie personnelle, peu de patrons rêvent de transformer leurs open spaces en auberges de jeunesse climatisées. Toutefois, d’autres solutions existent, comme l’adaptation des horaires ou certaines aides temporaires à l’hébergement. En attendant, le bureau restera probablement un lieu de travail. Même lorsqu’il fait 32°C dans votre chambre à minuit. Je lis l’article

[SANTÉ AU TRAVAIL] Les bronzés font la sieste

Si le bureau ne peut pas officiellement se transformer en chambre à coucher, peut-être pourra-t-il bientôt devenir un lieu de sieste. Face à la vague de chaleur qui frappe actuellement la France, le ministre du Travail n’exclut pas de s’inspirer du modèle andalou, où les journées s’organisent depuis longtemps autour des heures les moins chaudes. BFM Business revient sur cette petite révolution culturelle qui aurait sans doute fait sourire il y a encore quelques années. Adapter les horaires, commencer plus tôt, interrompre l’activité pendant les pics de chaleur, reprendre en soirée : l’idée n’est plus seulement de travailler autrement, mais parfois de travailler tout court sans finir comme un petit poulet bien rôti. Depuis 2025, les employeurs ont de nouvelles obligations pour protéger les salariés exposés à la chaleur : eau fraîche, équipements adaptés, aménagement des horaires, voire arrêt de certains chantiers et donc bientôt, peut-être, la sieste au bureau. Finalement, Gaston Lagaffe n’était peut-être pas un mauvais salarié, juste un précurseur de l’adaptation au changement climatique. Je lis l’article

[PARENTALITÉ] Mais oui mais oui, l’école est finie

Les enfants sont déjà à la maison. Les parents, eux, sont encore au bureau. Avec la vague de chaleur, plusieurs centaines d’établissements scolaires ont fermé leurs portes avant l’heure, obligeant de nombreuses familles à improviser une solution de garde en quelques heures. Comme l’explique L’Union, le droit ne prévoit pourtant aucun congé spécifique dans ce cas de figure. Impossible d’utiliser un congé pour enfant malade, et s’absenter sans l’accord de son employeur peut entraîner une retenue sur salaire, voire une sanction disciplinaire. Télétravail exceptionnel, RTT de dernière minute, congé posé en urgence ou, dans certaines entreprises, enfant exceptionnellement accueilli au bureau : les solutions existent, mais elles reposent essentiellement sur la négociation. À mesure que les épisodes de canicule se multiplient, notre droit du travail est-il vraiment prêt pour les étés de demain ? Je lis l’article

[RECRUTEMENT] Rien à déclarer ?

Décrocher un emploi demande parfois de franchir quelques obstacles : rédiger un CV impeccable, survivre à une ribambelle d’entretiens, réussir un test de personnalité et convaincre un manager que votre principal défaut est d’être un peu trop perfectionniste. Comme le rapporte Ouest-France, le gouvernement envisage désormais d’ajouter une étape supplémentaire pour certains métiers : le dépistage salivaire de stupéfiants. D’abord réservé à certains postes de la fonction publique, le dispositif pourrait ensuite s’étendre à des professions du privé où la sécurité est en jeu. Le sujet est évidemment sensible car derrière la lutte contre le narcotrafic et la prévention des risques professionnels se pose aussi la question de l’intrusion dans la vie privée des salariés et des candidats. Une mesure qui ne manquera pas d’alimenter les débats sur les limites du contrôle des employeurs et sur ce que l’on considère, ou non, comme relevant de la sphère professionnelle. Je lis l’article

[TÉLÉTRAVAIL] Ego, boulot, dodo

Vous pensiez que le retour au bureau était une affaire de productivité, de créativité ou de culture d’entreprise ? Pas si vite. Slate s’est penché sur plusieurs travaux de recherche qui avancent une hypothèse plus… personnelle. Selon ces études, l’opposition au télétravail serait parfois moins liée aux besoins de l’entreprise qu’à certains traits de personnalité des dirigeants, notamment leur besoin de pouvoir, de reconnaissance ou de contrôle. Une théorie qui bouscule les discours habituels, d’autant que les chercheurs rappellent qu’aucune preuve solide ne montre qu’un retour imposé au bureau améliore les performances des entreprises. En revanche, les effets sur la fidélisation des talents, la satisfaction des salariés et le recrutement sont, eux, bien documentés. Faut-il y voir la fin du bureau obligatoire ? Sans doute pas. Quoi qu’il en soit, le débat sur le télétravail n’a visiblement toujours pas dit son dernier mot. Je lis l’article

📊 Le chiffre de la semaine : 84%

On les dit réfractaires à l’autorité, allergiques à la hiérarchie et peu enclins à vouloir manager. Pourtant, la réalité est plus nuancée. Selon l’étude « La fabrique du manager » de JobTeaser, 84% des moins de 30 ans ont une perception positive du management. Mieux encore, 62% souhaitent eux-mêmes exercer cette fonction un jour. En revanche, ils ne la voient plus comme un symbole de réussite ou de pouvoir. Pour eux, manager est avant tout un métier exigeant, utile, mais aussi synonyme de pression et de responsabilités. Les jeunes générations ne tournent donc pas le dos au management. Elles attendent simplement qu’il soit reconnu pour ce qu’il est devenu : une compétence qui s’apprend, et non un statut qui s’impose.

💻 Le post LinkedIn de la semaine – RPS or not RPS ?

Le mal-être au travail est-il forcément un risque psychosocial ? Pour Laurent Romefort, la réponse est non. Dans son post LinkedIn de la semaine, il rappelle qu’un RPS est avant tout un risque professionnel, identifiable et lié aux conditions de travail. En confondant ces deux réalités, les organisations risquent de perdre en efficacité, de diluer leurs responsabilités et de fragiliser leurs politiques de prévention. Une distinction qui, selon lui, change beaucoup de choses.

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À propos de l’auteur

  • Stéphane Varisellaz

    Content Manager RH chez Parlons RH

    Stéphane a développé son appétence pour la création de contenus au cours de plusieurs expériences variées, en start-up et en agence. Passionné par l’univers des ressources humaines, tout particulièrement par la marque employeur et le recrutement, il officie chez Parlons RH en qualité de Content Manager. À la suite de sa licence Économie-Gestion, il obtient un Master 2 en Communication et Management du sport à l’ESG Management School de Paris.