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Marque employeur 2.0 : aller au-delà des « simples » conditions de travail
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Marque employeur 2.0 : aller au-delà des « simples » conditions de travail

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Si vous vous intéressez à la marque employeur, vous n’allez pas manquer de lecture ! Pas moins de 21 900 000 résultats sont proposés par Google pour cette recherche ; on ne compte plus les articles et autres livres blancs sur ce thème, devenu incontournable dans le milieu RH. Inutile de vous dire que je ne les ai pas tous lus ; je ne prétends donc pas avoir une vision exhaustive d’un sujet aussi « riche ». Malgré tout, en tant que fondateur d’une start-up qui propose une nouvelle approche de l’« expérience collaborateur », c’est bien sûr un enjeu qui me tient particulièrement à cœur et pour lequel je porte quelques convictions.

 

La marque employeur se nourrit de l’ « expérience collaborateur »

Commençons d’abord par essayer de nous accorder sur une possible définition de la marque employeur. Elle représente l’ensemble des actions de marketing et communication destinées à rendre attractive une entreprise pour ses collaborateurs, existants et futurs. En priorité d’ailleurs pour les collaborateurs existants, car l’entreprise doit avant tout s’appuyer sur l’« expérience collaborateur » qu’elle propose en interne pour construire sa marque employeur qu’elle fera rayonner en externe.

 

La marque employeur ne se limite donc pas à la seule phase de recrutement, et encore moins au seul recrutement des talents rares ! Elle s’intéresse au contraire à l’ensemble du parcours collaborateur et ses quatre étapes : le recrutement, l’intégration (ou onboarding), le développement au sein de l’entreprise et enfin le départ (ou offboarding).

 

La marque employeur est donc intrinsèquement liée à l’ « expérience collaborateur » dans sa globalité, et encore une fois, pas uniquement à l’« expérience candidat ».

 

L’amélioration de l’ « expérience collaborateur » ne doit plus se limiter aux « simples » conditions de travail

Pour être forte et impactante, une marque employeur doit être différenciante. Elle doit être portée par une « expérience collaborateur » ambitieuse et véritablement innovante.

 

Or aujourd’hui, l’amélioration de l’ « expérience collaborateur » porte « seulement » sur les conditions de travail :

  • La digitalisation de l’environnement d’abord, grâce à des smartphones et tablettes et, de plus en plus, par l’accès à différentes solutions digitales qui permettent par exemple de renforcer le travail collaboratif.
  • La qualité de vie au travail (QVT) ensuite, et son cortège de solutions pour rendre l’environnement de travail plus épanouissant (nouveaux espaces de travail, etc.).
  • Le télétravail enfin, en forte croissance et qui répond à une vraie demande des salariés à la recherche d’un meilleur équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle.

 

C’est déjà pas mal me direz-vous, et vous aurez raison ! Je ne remets pas en cause la valeur de ces actions et des solutions mises en place, bien au contraire. Il est évidemment fondamental que les entreprises soient soucieuses d’améliorer le bien-être de leurs salariés et leur proposent un environnement dans lequel il fait bon travailler.

 

Mais en se concentrant exclusivement sur ces conditions de travail, au-delà du fait que cela devient de moins en moins différenciant, les entreprises oublient d’innover sur la relation même qui les lie à leurs salariés. Elles se contentent de changer le « décor » qu’elles offrent à leurs employés sans proposer d’innovation sur le « contrat social » qu’elles leur proposent et qui est pourtant le socle de toute « expérience collaborateur ».

 

Une « expérience collaborateur » innovante grâce à un contrat social réinventé

Ce contrat social aurait en effet bien besoin d’être modernisé ! Il n’a pas évolué depuis plus d’un siècle et le statut de salarié est toujours considéré comme une relation de subordination entre un employeur et un employé dont le périmètre d’évolution est strictement restreint à celui de son entreprise. En signant un contrat de travail, le salarié rejoint une entreprise dans laquelle il est « enfermé », et la seule façon pour lui de quitter sa « boite » est de démissionner.

Certes, il peut s’agir d’une très belle boite dorée (merci la QVT !), mais aussi dorée soit elle, y rester enfermé ne permet pas au salarié de développer efficacement son bien le plus précieux : son employabilité !

 

D’ailleurs jeunes et moins jeunes, conscients d’évoluer dans un monde qui bouge de plus en plus vite, se reconnaissent de moins en moins dans cette approche archaïque du salariat qui favorise l’immobilisme, comme en atteste l’explosion des freelances et autres slasheurs.

 

Une nouvelle vision élargie et dynamisée du salariat, ouverte sur l’externe

Une nouvelle vision du salariat, c’est ce que les entreprises peuvent proposer à leurs collaborateurs en élargissant leur horizon professionnel et en leur permettant de réaliser des missions temporaires dans un autre environnement professionnel, notamment au sein de start-up. Ces immersions apprenantes, hors de leur zone de confort, développent les compétences des salariés, notamment leurs soft skills, et renforcent leur employabilité. Dans un monde en perpétuelle évolution, où 85% des métiers de 2030 n’existent pas aujourd’hui, le développement de leur employabilité n’est-il pas la meilleure chose qu’une entreprise puisse offrir à ses salariés ?

 

L’« expérience collaborateur » ainsi enrichie et dynamisée hors des frontières de l’entreprise, répond également aux nouvelles attentes de plus en plus fortes des collaborateurs : sens (en apportant ses compétences au développement d’une jeune entreprise), autonomie et expérience diversifiée. Elle renforce le lien de confiance entre l’entreprise et ses salariés qui en deviennent de véritables ambassadeurs.

 

Transformés par ces expériences en start-up et dotés d’un nouveau mindset, les collaborateurs deviennent enfin les acteurs du changement sur lesquels l’entreprise va pouvoir s’appuyer pour réussir son enjeu de transformation. De quoi, là encore, apporter énormément de sens à l’action des salariés.

 

Tous les ingrédients pour construire une marque employeur véritablement innovante et différenciante !

 

Retrouvez les autres contributions d’expert(e)s de notre dossier dédié à la marque employeur :

[DOSSIER] DRH : pleins phares sur la marque employeur

 

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Jérôme GONON

CEO de Mobiliwork
Jérôme Gonon est le CEO de Mobiliwork qui accélère la transformation des entreprises en immergeant leurs collaborateurs au sein de start-up. Hors de leur zone de confort, le temps d’une mission, ces derniers développent leur agilité, leur audace et leur capacité à apprendre. De retour dans leur entreprise, avec un nouveau mindset, ils deviennent véritablement acteurs du changement.

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