Accueil | Revue du web #590 : Mona l’IA, le retour de Miranda Priestly et débat existentiel dans l’open space

Revue du web #590 : Mona l’IA, le retour de Miranda Priestly et débat existentiel dans l’open space

Cette semaine, on parle d’IA et de santé mentale. Aussi au menu : managers tyranniques, recrutement version Gen Z et prénom de bébé au bureau.

Publié le 08/05/2026

Mis à jour le 07/05/2026

Par Stéphane Varisellaz

En ouverture de la Revue du web de la semaine, direction Stockholm pour la visite d’un café entièrement géré par Mona l’IA. Elle s’occupe de tout, de A à Z : menus, fournisseurs, approvisionnements et même les recrutements. Ça vaut le détour. Changement d’ambiance ensuite avec un sujet qu’il vaut mieux prendre au sérieux : la dépression. Vous allez découvrir les 5 comportements au bureau qui doivent vous alerter. Avez-vous eu l’occasion d’assister au grand retour au cinéma de Miranda Priestly dans Le Diable s’habille en Prada 2 ? C’est le moment rêvé de parler de la figure du patron tyrannique dans les entreprises. Après cette actualité qui ne nous rajeunit pas, focus sur la Gen Z qui représente le réservoir de candidats le plus dynamique du marché mais qui ne postule plus comme avant. Vos process sont-ils à jour ? Enfin, et c’est peut-être la meilleure nouvelle de la journée, vous trouverez la réponse à LA plus grande question de l’open space, celle qui enflamme les débats : peut-on “piquer” le prénom d’un enfant à une collègue ? De rien. Histoire de plomber (un peu) l’ambiance, le chiffre de la semaine confirme le poids de la santé mentale sur l’engagement. Bonne lecture !

[INTELLIGENCE ARTIFICIELLE] Bienvenue chez Mona l’IA

À Stockholm, un café pas tout à fait comme les autres vient d’ouvrir ses portes. Ici, pas de manager en chair et en os : c’est une intelligence artificielle, baptisée “Mona”, qui pilote l’ensemble de l’activité. Elle gère tout, de A à Z : menus, fournisseurs, approvisionnements… elle pense à tout. Elle a besoin d’un humain derrière le comptoir ? Pas de problème : offres d’emploi publiées, entretiens menés et deux salariés recrutés. Sur le terrain, c’est un peu plus compliqué : Mona commande notamment 15 kilos de tomates en conserve, alors qu’il n’y a pas de tomate à la carte, et 6 000 serviettes. Côté management, Mona a aussi des progrès à faire. Elle n’hésite pas à envoyer des messages à ses employés en dehors des horaires de travail, même la nuit, elle oublie les demandes de congés et certains achats doivent être avancés par les employés. Découvrez Mona l’IA dans cet article signé BFM Business, bien loin toutefois de la perfection de la Mona Lisa de Léonard de Vinci. Je lis l’article

[SANTÉ AU TRAVAIL] Attention, ces comportements au bureau peuvent cacher une dépression

On a l’habitude de parler de “coup de mou” ou de baisse de régime. Non, la dépression ne se résume pas à de la tristesse ou à de la fatigue : c’est une maladie psychique insidieuse qui se glisse parfois discrètement dans les habitudes de travail. Futura Sciences présente cinq comportements qui doivent nous mettre la puce à l’oreille : ce collègue qui s’enferme dans le travail pour ne pas rentrer chez lui, celui qui, habituellement sociable, s’isole et disparaît peu à peu des échanges, ou encore celui qui accumule les retards et enchaîne les réunions manquées. À cela s’ajoute parfois une irritabilité soudaine ou, à l’inverse, un désintérêt total pour le travail. Il n’est pas question de jouer au médecin, mais de mettre des mots sur une situation. La dépression se soigne, avec l’aide d’un professionnel de santé. En supplément, des aménagements comme des horaires adaptés ou davantage de télétravail peuvent faire la différence. Je lis l’article

[MANAGEMENT] Avec Miranda Priestly, le diable s’habille encore en Prada

Après la cheffe omniprésente version intelligence artificielle, voici sa version bien réelle et nettement moins drôle. A l’occasion de la sortie le 29 avril dernier dans les salles de cinéma françaises du film Le Diable s’habille en Prada 2, la figure de la patronne tyrannique refait surface, portée par l’inusable Miranda Priestly. Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d’une pure coïncidence. Ou pas. Selon les données relayées par 20 Minutes, une personne sur cinq a déjà subi du harcèlement moral au travail. Derrière le mythe du “génie insupportable”, les témoignages parlent de contrôle permanent, d’humiliations, de messages envoyés à toute heure et d’une pression qui déborde largement du cadre pro. Le profil type a changé, pourtant. Moins de grands patrons tout-puissants, plus de managers du quotidien, souvent en start-up, où l’autonomie promise se transforme parfois en surcharge permanente. Fascinante sur grand écran, beaucoup moins dans l’open space. Je lis l’article

[RECRUTEMENT] À vos marques… prêt… swippez !

Chercher un job entre deux notifications, comparer des offres dans le métro, postuler depuis son canapé… pour la Gen Z, qui représente le réservoir de candidats le plus dynamique du marché, tout passe par le smartphone.. Selon Hellowork, 60% des recherches d’emploi se font désormais sur mobile, soit deux fois plus qu’en 2022. En face, beaucoup de recruteurs continuent de penser “desktop”, avec des parcours longs et parfois franchement décourageants. Sans surprise, à chaque question de présélection supplémentaire, jusqu’à 25% des candidats s’évaporent. Les entreprises ont tout intérêt à transformer leurs pratiques pour atteindre un vivier de grande ampleur. Certaines l’ont bien compris, à l’image de Winamax, qui a adapté ses formats aux usages mobiles et aux codes des réseaux sociaux pour capter ces profils. Un processus de recrutement qui tient dans la main : et c’est dans la poche ! Je lis l’article

[SOCIÉTÉ] Le débat qui enflamme l’open space (ou presque)

C’est la question qui fait frissonner les open spaces, divise pendant les pauses café et menace l’équilibre déjà fragile de certaines équipes. Celle qui peut transformer une collègue sympa en ennemie sournoise et nous mener tout droit dans un procès pour haute trahison : peut-on “piquer” le prénom d’un enfant à une collègue ? Le Huffington Post s’est penché sur cette interrogation (beaucoup) moins dramatique qu’elle n’en a l’air et les avis sont plutôt unanimes : un prénom n’appartient à personne. Cependant, entre la théorie et la réalité, il y a parfois un léger décalage et certains parents peuvent avoir une impression de “propriété intellectuelle”. Le conseil qui revient ? Prévenir, histoire d’éviter un moment gênant. Oui, tout ça pour ça. Je lis l’article

📊 Le chiffre de la semaine : 1/3

Un salarié sur trois est prêt à quitter son entreprise pour préserver sa santé mentale, d’après le 3ᵉ baromètre de Teale. 34% y ont déjà pensé. Pas pour un meilleur salaire, ni pour une promotion. Pour souffler. Dans le même temps, la reconnaissance recule. Ceux qui envisagent de partir sont deux fois moins nombreux à se sentir reconnus que ceux qui restent. L’alignement avec les valeurs de l’entreprise chute lui aussi, tout comme les perspectives d’évolution. Le niveau de stress jugé “acceptable” baisse, et près de 4 salariés sur 10 estiment désormais qu’il ne l’est plus vraiment. Pour les managers, l’enjeu est de repérer les collaborateurs pour qui la charge mentale devient trop lourde, ceux qui peinent à gérer leur stress ou à réguler leurs émotions pour mettre en place des réponses ciblées, avant que la seule solution perçue ne soit de partir.

💻 Le post LinkedIn de la semaine – Harcèlement moral : le management dans le viseur

Le 10 décembre 2025, la Cour de cassation a fait évoluer la définition du harcèlement moral. Désormais, des méthodes de gestion qui dégradent les conditions de travail et peuvent altérer la santé suffisent à le caractériser, sans que le salarié ait besoin de prouver qu’il était personnellement visé. Dans son post LinkedIn, Amélie Favre Guittet détaille les conséquences très concrètes de cette évolution. Management par la peur, objectifs intenables, pression diffuse, manque de soutien… des pratiques parfois banalisées peuvent désormais engager la responsabilité de l’entreprise à l’échelle d’une équipe entière. Elle pointe aussi trois angles morts fréquents : la confusion entre exigence et toxicité, des managers promus sans formation et des signaux faibles collectifs ignorés. La conclusion tient en une ligne : auditez vos pratiques managériales.

Partagez cet article

Les événements

À propos de l’auteur

  • Stéphane Varisellaz

    Content Manager RH chez Parlons RH

    Stéphane a développé son appétence pour la création de contenus au cours de plusieurs expériences variées, en start-up et en agence. Passionné par l’univers des ressources humaines, tout particulièrement par la marque employeur et le recrutement, il officie chez Parlons RH en qualité de Content Manager. À la suite de sa licence Économie-Gestion, il obtient un Master 2 en Communication et Management du sport à l’ESG Management School de Paris.