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REPLAY Conférence de lancement | IA & RH : le vrai changement commence-t-il maintenant ?

Revivez dès maintenant la conférence de lancement de la 2e édition du Baromètre national de l’IA dans les RH.

Publié le 25/06/2026

Mis à jour le 16/07/2026

Par Thomas Duc

À l’occasion du lancement de la 2e édition du Baromètre national de l’IA dans les RH, Thomas Chardin, dirigeant fondateur de Parlons RH, est revenu sur les principaux enseignements de cette étude réalisée avec Factorial, Nibelis, Parthena Consultant, Septeo Human Resources, SIGMA-RH, TalenCo et Workday auprès de 343 répondants. Entre confirmations, surprises et idées reçues remises en question, cette nouvelle édition dessine une réalité bien plus nuancée que les discours les plus enthousiastes… ou les plus pessimistes. Oui, l’IA transforme déjà les métiers. Mais elle ne bouleverse ni toutes les organisations ni toutes les fonctions avec la même intensité. De quoi remettre un peu de nuance dans un débat trop souvent polarisé.

L’IA a un impact sur l’emploi… mais pas forcément comme on l’imagine

Depuis l’arrivée de l’IA générative, les scénarios les plus spectaculaires se sont multipliés : suppression massive d’emplois, disparition de métiers, automatisation généralisée… Pourtant, le Baromètre raconte une histoire bien différente.

Premier enseignement : les professionnels RH n’anticipent pas une vague uniforme de destructions d’emplois. Les effets de l’IA varient fortement selon les métiers. Les fonctions de back-office apparaissent aujourd’hui comme les plus concernées par les phénomènes d’automatisation : 94 % des répondants estiment qu’elles seront concernées par l’IA. À l’inverse, les métiers d’expertise et de management devraient avant tout être augmentés plutôt que remplacés.

Autre idée reçue battue en brèche : les jeunes ne sont pas perçus comme les premières victimes de cette révolution. Les répondants considèrent au contraire que l’IA pourrait favoriser le recrutement des profils juniors, en accélérant leur montée en compétences et leur prise de responsabilités.

Le webinar met également en exergue un paradoxe révélateur. Lorsqu’ils sont interrogés sur les conséquences de l’IA sur les effectifs, les professionnels RH estiment majoritairement que les suppressions d’emplois concerneront… les autres entreprises. Comme si les transformations étaient toujours plus brutales chez le voisin que chez soi.

Thomas Chardin souligne que ce décalage n’est ni propre aux professionnels des RH, ni spécifique à l’IA. Il traduit une caractéristique bien documentée de la société française : nous sommes souvent plus pessimistes lorsqu’il s’agit du collectif que de notre propre situation.

Les professionnels RH passent de l’expérimentation à l’appropriation

Si 2025 était encore largement celle de l’expérimentation, 2026 marque un véritable changement d’échelle. Les professionnels RH commencent à l’intégrer dans leurs pratiques quotidiennes.

L’IA ne se limite plus à quelques expérimentations isolées. Elle s’invite désormais dans le quotidien des équipes RH. Assistants conversationnels, génération de contenus, synthèse documentaire ou comptes rendus de réunion : ces usages font désormais partie du quotidien de nombreuses équipes RH. Certains connaissent même une progression spectaculaire par rapport à la première édition du Baromètre.

Cette montée en puissance s’accompagne d’un effort de formation. 65 % des organisations déclarent désormais former leurs équipes RH aux usages de l’IA, contre 47 % un an plus tôt. En quelques mois, la question n’est plus seulement « Faut-il utiliser l’IA ? », mais « Comment permettre à chacun de l’utiliser efficacement ? ».

Autre signe de maturité : les entreprises commencent à structurer leurs pratiques. 61 % disposent aujourd’hui d’une politique ou d’un cadre d’usage de l’IA. Le temps du Shadow AI, fait d’initiatives individuelles parfois discrètes, laisse progressivement place à des démarches plus collectives, plus sécurisées et mieux accompagnées.

Pour Thomas Chardin, cette évolution marque un tournant. L’IA est en train de devenir un outil de travail à part entière, au même titre que les outils bureautiques ou Internet en leur temps. Le défi n’est donc plus uniquement technologique. Il est aussi managérial, organisationnel et culturel.

Les entreprises les plus avancées passent déjà à l’étape suivante

Pour certaines organisations, il s’agit désormais de tirer des conséquences concrètes sur leur fonctionnement.

Le Baromètre révèle ainsi que 25 % des entreprises déclarent avoir supprimé certaines tâches RH grâce à l’IA. Un chiffre qui mérite d’être interprété avec prudence, mais qui témoigne d’une réalité : l’intelligence artificielle produit déjà des effets tangibles sur l’organisation du travail.

Cette automatisation s’accompagne d’une redistribution des rôles. Ambassadeurs IA, chefs de projet, spécialistes de la data ou référents métiers commencent à faire leur apparition dans certaines organisations. L’IA ne se contente pas d’automatiser des tâches : elle fait émerger de nouvelles compétences et de nouvelles responsabilités.

Les entreprises les plus matures ne sont d’ailleurs pas forcément celles qui disposent des technologies les plus avancées. Ce qui les distingue, c’est leur capacité à expérimenter, à structurer leurs démarches et à accompagner durablement le changement.

Les DRH seront-ils les architectes de la transformation IA ?

Outre les usages, le baromètre pose une question plus stratégique : quelle place la fonction RH occupe-t-elle réellement dans les projets d’intelligence artificielle ?

Les résultats suggèrent que les DRH sont encore plus souvent partenaires des projets qu’elles n’en sont les pilotes. Même sur un sujet aussi central que le développement des compétences, elles ne sont pas systématiquement aux commandes. Un constat qui interroge, alors même que les transformations induites par l’IA dépassent largement le seul cadre technologique.

Car déployer une solution d’IA ne consiste pas uniquement à choisir les bons outils. Il faut accompagner les managers, faire évoluer les compétences, définir des règles d’usage, garantir une gouvernance responsable et embarquer les collaborateurs dans le changement. Autant de sujets qui relèvent directement des missions de la fonction RH.

Pour Thomas Chardin, c’est sans doute là que se jouera la véritable différence entre les organisations. Les entreprises qui réussiront ne seront pas nécessairement celles qui investiront le plus dans la technologie, mais celles qui sauront le mieux accompagner les femmes et les hommes qui devront travailler avec elle.

Une fonction RH lucide, exigeante… mais résolument optimiste

Cette deuxième édition du Baromètre délivre finalement un message rassurant. Loin des discours caricaturaux, les professionnels RH abordent l’IA avec pragmatisme.

Ils en perçoivent les opportunités, sans minimiser les défis qu’elle soulève : évolution des compétences, gouvernance des données, transformation des métiers, accompagnement des managers ou encore santé mentale. L’IA n’est plus seulement un sujet d’innovation. Elle devient un sujet d’organisation, de management et de transformation.

Un grand merci à nos partenaires Factorial, Nibelis, Parthena Consultant, Septeo Human Resources, SIGMA-RH, TalenCo et Workday pour leur confiance et leur contribution à cette deuxième édition du Baromètre national de l’IA dans les RH.

Regardez dès maintenant le replay de la conférence de lancement pour découvrir l’ensemble des résultats du Baromètre et les analyses de Thomas Chardin.

À propos de l’auteur

  • Thomas Duc

    Content Manager RH chez Parlons RH

    Avant de rejoindre Parlons RH en tant que Content Manager, Thomas a exploré l’univers de la création de contenus lors de ses diverses expériences dans les secteurs de l’assurance, de la formation et de la tech. Aujourd’hui, il souhaite se recentrer sur ce qui l’anime le plus : le plaisir d’écrire et le goût des relations humaines. Après une Licence Économie Gestion, il a effectué un Master Marketing Digital à l’Université de Cergy-Pontoise.