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REPLAY Conférence de lancement | IA & RH : le vrai changement commence-t-il maintenant ?

Revivez dès maintenant la conférence de lancement de la 2e édition du Baromètre national de l’IA dans les RH.

Publié le 25/06/2026

Mis à jour le 17/07/2026

Par Thomas Duc

À l’occasion du lancement de la 2e édition du Baromètre national de l’IA dans les RH, Thomas Chardin, dirigeant fondateur de Parlons RH, est revenu sur les principaux enseignements de cette étude réalisée avec Factorial, Nibelis, Parthena Consultant, Septeo Human Resources, SIGMA-RH, TalenCo et Workday .

Entre confirmations, surprises et idées reçues qui volent en éclats, les résultats dessinent une réalité bien plus nuancée que ne le laissent entendre les discours les plus enthousiastes… comme les plus alarmistes. Oui, l’IA transforme déjà les métiers. Avec quelle intensité ? Toutes les organisations avancent-elles au même rythme ? Toutes les fonctions sont-elles concernées de la même manière ? Si la révolution IA est bien en marche, elle ne ressemble pas toujours à celle que l’on imagine.

L’IA remodèle les métiers plus qu’elle ne les remplace

Depuis l’irruption de l’IA générative dans le débat public, les scénarios les plus spectaculaires se sont succédé : suppressions massives d’emplois, disparition de métiers, automatisation généralisée, etc. Pourtant, les résultats du Baromètre racontent une tout autre histoire.

Premier enseignement : les professionnels des RH n’anticipent pas une vague uniforme de destructions d’emplois. Ils révèlent au contraire une transformation à géométrie variable, dont l’intensité dépend avant tout des métiers. Les fonctions de back-office apparaissent aujourd’hui comme les plus exposées aux phénomènes d’automatisation : 94 % des répondants estiment qu’elles seront concernées par l’IA. À l’inverse, les métiers d’expertise et de management devraient être davantage augmentés que remplacés. L’IA y est perçue moins comme un substitut que comme un amplificateur de compétences.

Autre idée reçue mise à mal : les jeunes générations ne sont pas considérées comme les premières victimes de cette mutation technologique. Bien au contraire. Pour de nombreux répondants, l’IA pourrait accélérer leur intégration dans l’entreprise, faciliter leur montée en compétences et leur permettre d’accéder plus rapidement à des responsabilités. Une perspective qui tranche avec les discours alarmistes souvent associés à l’automatisation.

La conférence de lancement a également fait émerger un paradoxe révélateur. Lorsqu’ils sont interrogés sur les conséquences de l’IA sur les effectifs, les professionnels des RH estiment majoritairement que les suppressions d’emplois toucheront… les autres entreprises. Comme si les bouleversements étaient toujours plus radicaux chez le voisin que dans sa propre organisation.

Pour Thomas Chardin, ce décalage renvoie à un biais bien connu : nous avons tendance à porter un regard plus sombre sur l’évolution de la société que sur notre propre situation. Une forme de pessimisme collectif qui conduit à surestimer les transformations à l’échelle du marché, tout en les relativisant lorsqu’il s’agit de son entreprise. Là encore, le Baromètre invite à dépasser les représentations pour revenir aux faits.

Les professionnels des RH passent de l’expérimentation à l’appropriation

Si la première édition du Baromètre national de l’IA dans les RH, publiée en 2025, témoignait encore d’une phase d’exploration et d’expérimentation, cette deuxième édition révèle un véritable changement d’échelle. L’IA cesse peu à peu d’être un objet de curiosité pour devenir un outil de travail.

Cette évolution se lit d’abord dans les usages. L’intelligence artificielle ne se cantonne plus à quelques initiatives isolées portées par des pionniers. Elle s’invite désormais dans le quotidien des équipes RH, au fil des tâches les plus concrètes : assistants conversationnels, génération de contenus, synthèse documentaire, préparation de réunions ou rédaction de comptes rendus. Tous ces usages progressent par rapport à la première édition du Baromètre, certains enregistrant même une hausse particulièrement marquée en seulement douze mois.

Ce basculement est loin d’être anodin. Il témoigne d’un changement de posture. Les professionnels des RH l’intègrent peu à peu dans leurs pratiques quotidiennes pour gagner en efficacité, en réactivité et en qualité. La question n’est plus tant « Faut-il l’utiliser ? » que « Comment l’utiliser efficacement, en toute confiance et au bon endroit ? ».

Autrement dit, entre les deux éditions du Baromètre, l’IA est entrée dans une nouvelle phase de maturité. Elle quitte peu à peu le registre de l’expérimentation pour rejoindre celui des pratiques professionnelles. Une transition décisive, qui ouvre désormais un autre chantier : celui de l’appropriation collective, de l’accompagnement des équipes et de l’intégration durable de ces nouveaux outils dans les organisations.

Les DRH seront-ils les architectes de la transformation IA ?

Outre les usages, cette deuxième édition du Baromètre soulève une question plus stratégique : quelle place la fonction RH occupe-t-elle réellement dans les projets d’IA ?

Les résultats montrent une situation contrastée. Les DRH apparaissent encore plus souvent comme des partenaires de la transformation que comme ses véritables chefs d’orchestre. Même sur un sujet aussi structurant que le développement des compétences, elles ne sont pas systématiquement aux commandes. Un constat qui interroge, tant les transformations induites par l’IA dépassent largement le seul périmètre technologique.

Car déployer une solution d’IA nécessite d’accompagner les managers, de faire évoluer les compétences, de définir des règles d’usage, de construire une gouvernance responsable, d’instaurer un climat de confiance et d’embarquer l’ensemble des collaborateurs dans le changement. Autant de dimensions humaines qui relèvent, par nature, de la fonction RH.

Selon Thomas Chardin, c’est là que se jouera la différence entre les organisations. La performance de demain dépendra sans doute moins de la sophistication des technologies déployées que de la capacité des entreprises à préparer leurs équipes à travailler avec elles. Ainsi, l’IA ne remplacera pas le rôle des DRH ; elle pourrait au contraire en renforcer le caractère stratégique. À condition qu’elles prennent pleinement leur place dans la conduite de cette transformation.

Une fonction RH lucide, exigeante… mais résolument optimiste

Cette deuxième édition du Baromètre national de l’IA dans les RH délivre finalement un message rassurant. Loin des discours caricaturaux et des prédictions les plus radicales, les professionnels des RH abordent l’IA avec pragmatisme, discernement… et une confiance mesurée.

Ils en perçoivent pleinement les opportunités, sans pour autant sous-estimer les défis qu’elle soulève : évolution des compétences, gouvernance des données, transformation des métiers, accompagnement des managers ou encore préservation de la santé mentale. L’IA s’impose progressivement comme un sujet d’organisation, de management et de transformation des entreprises.

Cette deuxième édition du Baromètre montre ainsi que la véritable question n’est plus de savoir si l’IA transformera la fonction RH. Cette transformation est déjà en cours. L’enjeu est désormais de déterminer comment les DRH choisiront de l’accompagner, de l’encadrer et d’en faire un levier de création de valeur pour les collaborateurs comme pour l’entreprise.

Un grand merci à nos partenaires Factorial, Nibelis, Parthena Consultant, Septeo Human Resources, SIGMA-RH, TalenCo et Workday pour leur confiance et leur contribution à cette deuxième édition du Baromètre national de l’IA dans les RH.

Découvrez dès maintenant le replay de la conférence de lancement pour retrouver l’ensemble des résultats du Baromètre ainsi que les analyses et les éclairages de Thomas Chardin.

À propos de l’auteur

  • Thomas Duc

    Content Manager RH chez Parlons RH

    Avant de rejoindre Parlons RH en tant que Content Manager, Thomas a exploré l’univers de la création de contenus lors de ses diverses expériences dans les secteurs de l’assurance, de la formation et de la tech. Aujourd’hui, il souhaite se recentrer sur ce qui l’anime le plus : le plaisir d’écrire et le goût des relations humaines. Après une Licence Économie Gestion, il a effectué un Master Marketing Digital à l’Université de Cergy-Pontoise.