Le recrutement en 2021 : quand les soft skills rencontrent la marque employeur

Malgré la crise sanitaire, de nombreux métiers et secteurs d’activités poursuivent leurs recrutements ou songent à en engager. Or, la sélection « sur le diplôme » par exemple ne répond plus à la complexité de l’environnement concurrentiel dans lequel les entreprises évoluent. Quels sont les critères à prendre en compte pour ajuster ses pratiques de sélection ? Comment apporter de la valeur ajoutée à l’organisation, en identifiant des potentiels « ultra adaptables » tout en faisant vivre aux candidats une expérience stimulante ? Dans son infographie dédiée,  WeSuggest dessine le visage – plutôt attractif – du recrutement en 2021.

 

Le recrutement en 2021 ne peut faire l’impasse sur la marque employeur

Même si la marque employeur a une portée RH bien plus large que celle du seul recrutement, toute entreprise engageant ce type de processus doit savoir que la perception de sa marque employeur va jouer un rôle clé. En effet, comme le souligne notre infographie du jour :

  • 95 % des candidats se renseignent sur Internet avant de postuler à une offre d’emploi – des recherches qui portent sur la réputation de l’entreprise en quête de nouveaux profils, sur ses valeurs et sa culture.

Si l’impact de la marque employeur est réel sur la réussite d’un recrutement en 2021, une expérience candidat satisfaisante – quelle que soit l’issue de la sélection – agit à son tour positivement sur la marque employeur. Comme l’indique WeSuggest : « Qu’un candidat puisse s’exprimer librement sur ses qualités lors de l’entretien, c’est bien… mais s’il peut en apprendre davantage sur lui-même, c’est encore mieux ! ».

A contrario, il faut savoir que 92 % des candidats font part d’une mauvaise expérience pendant un entretien à leur entourage. Or le recrutement donne encore trop souvent lieu à des sélections « au feeling » ou sur la base « d’un diplôme prestigieux », gage présumé de performance… Et les biais cognitifs s’y invitent fréquemment ! Pourtant, dans un contexte post-crise où les reconversions professionnelles vont se multiplier – que celles-ci soient subies ou choisies -, il est décisif pour un candidat de pouvoir comprendre pourquoi il n’a pas été recruté ou du moins, de disposer de quelques éléments d’explication tangibles. Cela induit que le recrutement en 2021 soit aussi « objectivé » que possible.

 

Les soft skills comme facteurs différenciants de recrutement ?

Avant même la crise sanitaire, diverses études (dont celles du cabinet de recrutement Michael Page ou du jobboard Monster, reprises dans notre infographie du jour) révélaient l’intérêt accru des entreprises pour les soft skills, notamment à l’heure du choix entre deux candidats dont les compétences techniques correspondent parfaitement au poste visé. D’ailleurs, 62 % des managers se déclarent prêts à recruter un futur collaborateur « sur ses soft skills ».

Les reconfigurations générées par la crise sanitaire en termes d’organisation du travail ont par ailleurs illustré de façon éclatante l’impact favorable des compétences humaines, émotionnelles et cognitives quand il s’agit de « faire face à des évolutions soudaines de notre environnement » – selon les termes de Natacha de Saint-Vincent, directrice générale du pôle Formation du groupe Lefebvre Sarrut (marque Lefebvre Dalloz). L’un des résultats les plus significatifs du 1er baromètre annuel des soft skills proposé par l’organisme de formation CSP DOCENDI (qui appartient au groupe), est le suivant : 74 % des professionnels interrogés estiment « indispensable » la montée en puissance des soft skills en entreprise. Cela fait suite aux observations réalisées au plus fort de la crise sanitaire.

Pour faire face le plus sereinement possible à un contexte d’incertitude, l’infographie de WeSuggest identifie trois soft skills primordiales :

  • La coopération ;
  • L’adaptabilité ;
  • La communication.

Trois compétences qui permettent de travailler efficacement avec l’autre et en équipe, tout en recombinant ses ressources personnelles pour « prendre en compte » le changement et trouver des modalités d’adaptation.

 

89 % des échecs de recrutement sont liés à une mauvaise identification des soft skills. On comprend dès lors la nécessité d’œuvrer à une véritable acculturation en la matière et de déployer des méthodes d’évaluation « objectivables ». Les véritables leviers de performance pour les individus et les organisations que sont les soft skills ne doivent surtout pas être associés à un quelconque sentiment d’arbitraire, quand il s’agit de les apprécier.

 

 

Source : WeSuggest

 

Lydie est rédactrice RH au sein de Parlons RH. Avant de rejoindre la Team de l’agence, elle a contribué à un mensuel et à plusieurs web magazines, sur des thématiques de conseil en stratégie, culture, histoire et relations internationales. Son intérêt pour les RH et la fonction RH s’est aiguisé au fil de ses rencontres avec des sujets liés au management, à la QVT ou à la RSE – entre autres. Lydie est diplômée en droit et science politique.

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