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Accenture : séduire ces pépites qui ont le digital dans le sang

Accenture : séduire ces pépites qui ont le digital dans le sang

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Avec près de 1 000 nouveaux collaborateurs en 2016, impossible de ronronner en matière de recrutement. Serious game, réalité virtuelle, objets connectés, tchat par Periscope, hashtag à foison et community management confié aux alternants… Accenture sort le grand jeu. L’objectif : capter les talents qui évoluent comme des poissons dans l’eau dans l’univers digital. Florence Réal, directrice du recrutement d’Accenture France détaille son arsenal digital.

 

La société de conseil Accenture court trois lièvres à la fois : les stagiaires et alternants, les jeunes diplômés et les professionnels expérimentés. Pas surprenant que les fameux digital natives fassent l’objet de toutes les attentions. « Nos clients nous missionnent pour les accompagner en matière de stratégie, de transformation digitale, d’adaptation aux nouveaux modèles économiques ou encore d’évolution de leurs systèmes d’informations. Les professionnels qui nous rejoignent doivent être en mesure de répondre aux besoins et surtout devancer les attentes des entreprises » contextualise Florence Réal, directrice du recrutement d’Accenture France.

Pas de surprise côté compétences, les experts du marketing interactif, du big data, du cloud et de la sécurité sont choyés. « Ces profils axés digital sont difficiles à capter car tout le monde se les arrache : les start-ups, les entreprises du CAC 40 comme les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon). Ils ne pensent pas spontanément à travailler pour une entreprise de conseil. À nous d’être innovant pour qu’ils en perçoivent l’intérêt. »

 

L’opération #stagedavenir

« Les étudiants sont une cible prioritaire. Les stages font partie d’un processus d’intégration pensé sur le long terme. » La moyenne d’âge est de 31 ans et le recrutement de jeunes diplômés et de stagiaires représentent 1/3 du volume global (sur une moyenne de 1000 recrutements chaque année). « Nous avons filmé des collaborateurs issus de ce parcours » explique Florence Réal. Ces vidéos sous la forme de spots publicitaires ont été conçues pour être diffusées uniquement sur les réseaux sociaux avec le hashtag #stagedavenir.

 

Animer tour à tour le compte @AccentureJobsFR

Tous les mois, pendant une semaine, un stagiaire, sur la base du volontariat, prend la responsabilité du compte Twitter @AccentureJobsFR et de la page Facebook « Accenture Carrières France ». Il y tweete son quotidien. « Il n’y a pas de modération. Ils s’expriment avec leurs mots à eux. Notre rôle est davantage de les rassurer sur leur capacité à assumer cette mission. Cette conversation de pair à pair, portée au regard de tous ceux connectés avec l’entreprise, donne plus de poids aux appels à candidatures en direction d’une cible jeune. Certains racontent l’ambiance au travail, d’autres parlent des compétences ou de leurs projets. C’est un vecteur fort d’identification pour les autres stagiaires, qui peuvent à leur tour être aux manettes. »

 

Discuter avec des pros sur Périscope

Dans le cadre d’une campagne de recrutement mise en place sur Twitter, des sessions de vidéo streaming accessibles à tous sont organisées via Périscope depuis 2015. « Elles sont annoncées sur les réseaux sociaux et donnent la parole aux consultants. Lors des sessions de 30 minutes, ils racontent leur quotidien et répondent aux questions des candidats potentiels. ». Il y a entre 100 et 200 personnes connectées en moyenne qui y prennent part. Les thématiques varient d’une session à l’autre. Les participants peuvent interagir et poser leurs questions avec le hashtag #AccentureRecrute.

 


 

Festoyer en mode digital

Quand Accenture convie les étudiants à des soirées, c’est dans un environnement entièrement digitalisé : écrans géants, réalité virtuelle et tablettes pour candidater en live ou jouer en réseau. « Ces animations immergent d’emblée les candidats dans le digital ». Nage qui pourra. « C’est un avant-goût des univers dans lesquels ils vont être amenés à évoluer, et ces temps forts partagés, essaiment l’idée d’un recrutement par cooptation ». Dans le même esprit, avant que le DJ n’enflamme la piste, « une visite en duplex du centre R&D d’Accenture est proposée par l’intermédiaire d’objets connectés que l’on peut guider à distance. »

 

 

Savoir jouer avec sérieux

Côté process de recrutement, un serious game challenge les candidats. « C’est une véritable étape du recrutement » poursuit Florence Réal. « Une session inclut un entretien de motivation et une étude de cas collective. Cette dernière réunit des candidats avec des profils différents, à dominante business, managériale ou technique. Ils sont 5 ou 6 à coopérer pour proposer un plan d’action. « Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses mais des propositions à présenter à un client fictif. C’est aborder le problème sous différents angles et jouer la complémentarité des modes de raisonnement qui sont récompensés. »

Cet esprit de codéveloppement des compétences est entretenu au-delà du round de recrutement. « Savoir ou apprendre à travailler avec les autres est essentiel dans nos métiers. Des programmes de mentoring structurent les évolutions de parcours. Chaque nouvel entrant est accompagné par un pair, qui n’est pas son manager opérationnel. » Pas de posture digitale sans esprit collaboratif.

 

Florence Réal manage depuis 6 ans pour Accenture une équipe de 40 personnes, pour un volume moyen de 1000 recrutements par an. Diplômée de l’école supérieure de commerce de Marseille et de la Middlesex University de Londres, cela fait 20 ans qu’elle travaille dans le secteur du recrutement dans des univers très variés (PME, agence de communication pour de grands comptes) et sur des problématiques de marque employeur. Accenture emploie 340 000 personnes dans 120 pays différents. En France, 6 000 collaborateurs travaillent pour l’entreprise avec des implantations à Paris, Nantes, Toulouse et Nice.

Crédit photo : Shutterstock / GaudiLab

 

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Barbara PASQUIER

Chef de projet Editorial, Digital & Learning chez Parlons RH
Barbara accompagne les acteurs du développement du capital humain dans leurs stratégies éditoriales et digitales. Auparavant, elle a exercé le métier de journaliste sur les thématiques : emploi, éducation, droit social, financement de la formation, ingénierie pédagogique, protection sociale... Autres collaborations : le "Guide de la pige" (Entrecom) et l'ouvrage "Travailler et vivre en Allemagne" (Lextenso). En mode formation permanente, elle a suivi le certificat de compétences en droit social du Cnam de Paris, le mooc gestion de projet de Centrale Lille et le mooc digital RH.

2 Commentaires

  1. pmouniama le 6 janvier 2017

    Avec l’arrivée de la nouvelle génération, il revient aux entreprises de s’adapter à ses cibles. Tout comme lors de l’application des démarches marketing, le système de recrutement nécessite une étude des besoins et de la satisfaction des cibles potentielles.

  2. Barbara PASQUIER le 2 février 2017

    Bonjour. Merci pour votre lecture et pour votre intérêt. Les stratégies de recrutement évoluent en effet à la vitesse de la lumière. Pour rester dans la course, il faut savoir innover afin de cueillir les nouveaux talents dans les sphères dans lesquelles ils naviguent. C’est en leur proposant de vivre des expériences ludiques auxquelles ils n’ont pas encore accès que leur intérêt bondit.

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