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La qualité de vie au travail s’est améliorée en 2016 : 70% de satisfaits

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83 % des salariés parviennent à bien séparer vie professionnelle et vie personnelle, selon le dernier baromètre Cegos sur le climat social et la qualité de vie au travail. D’après ses résultats, présentés sous forme d’infographie, les collaborateurs vivent mieux leurs situations professionnelles que lors du dernier baromètre, publié en 2015. Petit bémol du côté des managers : ils sont une minorité à avoir confiance dans l’action des représentants du personnel pour accompagner les transformations de l’entreprise. Les avis des salariés sur la digitalisation, les risques psycho-sociaux (RPS) ainsi que la rémunération ont aussi été recueillis. Entrons dans le détail.  

 

Qualité de vie au travail : l’ambiance au beau fixe

Fiers et satisfaits de leurs emplois, les salariés et les managers de l’Hexagone ne sont pourtant pas les rois de l’engagement, ce qui n’est pas une nouveauté.

Côté salariés :

  • 75 % sont fiers de travailler dans leur entreprise ;
  • 72 % sont satisfaits de leur emploi ;
  •  et 53 % sont impliqués au-delà de 8 sur une échelle de 1 à 10.

Côté managers, ce sont 71 % des personnes interrogées qui se déclarent investies au-delà de 8 sur une échelle de 1 à 10. Mais ce chiffre est en baisse de 11 points par rapport au dernier baromètre. Comparativement, le résultat de l’engagement des salariés reste stable.

Si 41 % des salariés perçoivent une dégradation du climat social dans leur entreprise, seuls 30 % des managers font le même constat. Note positive : ces chiffres sont en baisse respective de 12 et 23 points par rapport au dernier baromètre.

Une satisfaction globale qui repose quand même sur un climat anxiogène. Pour 41 % des salariés, c’est le fait de ne pas être au chômage qui constitue le premier levier de motivation. Pour 49 % des managers, il s’agit de l’intérêt du poste (-20 points par rapport à 2015) et pour 46 % d’entre eux, c’est le niveau de rémunération (+ 10 points par rapport à 2015).

 

La digitalisation entre dans les habitudes

Elle est globalement moins perçue comme un processus intrusif.

Parmi les effets négatifs du digital, le bouleversement de la vie personnelle par la vie professionnelle arrive en tête pour :

  • 22 % des salariés (-7 points par rapport à 2015) ;
  • 46% des managers (-15 points).

Des chiffres qui vont dans le sens d’une meilleure séparation entre vie personnelle et vie professionnelle puisque si 30 % des salariés déclarent travailler sur leur temps personnel, ils étaient 42 % en 2015. Idem pour les managers : 73 % d’entre eux déclaraient travailler en dehors des heures de bureau en 2015 ; ils sont 62 % en 2016.

Autre aspect critiqué de la digitalisation : la charge de travail qu’elle induit est citée comme un point négatif par :

  • 19 % des salariés (- 10 points) ;
  • 28% des managers (- 22 points).

Cependant, 50 % des salariés considèrent que les outils numériques ont un impact positif sur leur charge de travail. La perception de la digitalisation est de moins en moins négative.

 

Stress et risques psycho-sociaux : 1 salarié sur 4 a connu une situation de rupture

À la question “votre travail vous a-t-il déjà causé des problèmes psychologiques graves (dépression, burn-out…) ?”, 25 % des collaborateurs ont répondu “oui”.

25 % côté salariés (en baisse de 4 points par rapport à 2015) et 26 % en ce qui concerne les managers, une progression de 7 points en un an.

Ils sont 64 % à affirmer subir un stress régulier et 74 % estiment que ce stress impacte leur santé (+8 points).

Si les principales sources de stress sont connues et identifiées, certaines échappent aux DRH selon l’étude :

  • Le manque de soutien et le sentiment d’isolement sont une source de stress pour 30 % des salariés (et 22 % des managers). Pourtant, seuls 6 % des DRH interrogés l’ont identifié ;
  • A contrario, 32 % des DRH considèrent l’incertitude sur l’avenir de l’emploi occupé comme une source de stress, alors que seuls 19 % des salariés s’en soucient.

Les premières sources de stress sont bien identifiées : la charge de travail et les problèmes d’organisation interviennent en première et deuxième position pour les salariés, les managers et les DRH.

Pour améliorer la qualité de vie au travail, ces trois groupes sont d’accord pour citer les mêmes remèdes :

  • proposer de réelles perspectives d’évolution aux collaborateurs ;
  • établir des relations de travail plus coopératives avec les collègues et les managers.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

 

infographie de Cegos sur la qualité de vie au travail en 2016

 

 

Les résultats complets du baromètre 2016 “Climat social et qualité de vie au travail” de Cegos sont disponibles ici.

 

Source : Cegos.fr

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Ferhat DENDOUNE

Journaliste de formation, orienté web depuis 2008, Ferhat a lancé son premier site d’actualités en 2009. Il a tour à tour été rédacteur télé, puis dans la presse économique avant d’intégrer Parlons RH pour se consacrer à la gestion de projets digitaux et au développement de nouveaux supports de communication. Ferhat est diplômé du CFJ et titulaire d’un Master I Chef de projet webmarketing et conception de sites.

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